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    11/25/2009

    LE PRINCIPE DU RESTE (Partie 2)

     

    LE PRINCIPE DU RESTE

    (Partie 2)

     

     Par Chip Brogden

     Recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie, 

     Suite de http://www.michelledastier.org/index.php/2009/11/22/1625-le-principe-du-reste-partie-1

    « C'est Lui (le Seigneur) qui révèle les choses profondes et secrètes; Il sait ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure auprès de Lui. » (Daniel 2:22)

    Nous parcourons le Livre de Daniel pour y découvrir le Principe du Reste.

    Dans le premier chapitre de Daniel, nous voyons que le Seigneur s'est réservé pour Lui-même un reste composé de quatre jeunes gens juifs - Daniel, Hanania, Mischael et Azaria - pour représenter le Royaume de Dieu au milieu de Babylone.

    Au sein du compromis et de la faillite universelle, ces quatre garçons représentent les Vainqueurs, ceux qui gardent le Témoignage en lieu et place de l'Ensemble quand l'Ensemble ne veut pas ou ne peut pas maintenir ce Témoignage.

    L'esprit de l'Antichrist essayera toujours de souiller ce qu'il ne peut détruire, et de détruire ce qu'il ne peut souiller. Nous voyons cette évidence maintes et maintes fois répétée dans les Écritures.

    À l'époque de Daniel, l'Ennemi a remporté la victoire en amenant Israël à se souiller lui-même. Tout était compromis et le Témoignage s'était effondré. Vu depuis la perspective des puissances des ténèbres, tout semblait jouer en leur faveur, à l'exception de Daniel et de ses trois amis, qui étaient déterminés à maintenir le Témoignage.

    Selon l'usage conventionnel, le mot « témoignage » signifie faire une confession publique, par exemple, donner son témoignage à l'église. Cependant, dans le contexte scripturaire, le Témoignage de Jésus représente beaucoup plus que la simple confession de la Vérité, c'est la démonstration de la Vérité.

    Je suppose que nous nous contenterions de simplement confesser la Vérité, mais si nous n'étions pas éprouvés, elle ne serait jamais démontrée. C'est le cas pour beaucoup pour qui la vérité est un système de pensée, une doctrine ou une philosophie, mais elle n'est pas une expérience, ni une chose qui peut être démontrée aujourd'hui.

    On trouve dans le Livre de Daniel le secret pour être un vainqueur. Observez simplement que dans le conflit qui oppose le Reste à l'Ennemi, chaque attaque se termine par une défaite de l'Ennemi et le Reste en sort fortifié. J'aimerai que l'Église en général et chaque chrétien en particulier prête attention à cela. Nous abandonnons si souvent le combat, alors que si nous avions tenu bon, nous en serions sortis fortifiés. Bien des fois, nous sommes au bord d'une victoire importante, d'une percée, ou d'une révélation mais nous abandonnons dans l'épreuve.

    Le Livre de Daniel va nous enseigner à tenir bon, à rester ferme jusqu'au bout.

    LE PLAN DE DIEU

    Rappelons-nous maintenant, qu'à l'époque de Daniel, les puissances des ténèbres rodaient au-dessus des Juifs en exil. Seuls Daniel et ses trois amis tenaient bon contre Babylone. Ils constituaient le Reste, le dernier lien entre, d'une part la Volonté de Dieu et Son Royaume dans les cieux, et d'autre part Sa volonté et Son Royaume sur la terre.

    Dans un temps de profondes ténèbres spirituelles, le Seigneur répondra à la situation en nous donnant une révélation de Lui-même. Dans ce cas précis, le Seigneur choisit de Se révéler Lui-même d'une façon puissante, et la façon dont Il le fit est intéressante.

    Il ne se révéla pas directement à Daniel comme on aurait pu s'y attendre, mais Il utilisa un roi païen Nebucadnetsar pour transmettre à Daniel la révélation initiale de Lui-même et de Son Royaume.

    Le Seigneur est-Il limité en quoi que ce soit ?


    Nous limitons tant le Seigneur à cause de nos doutes et de notre incrédulité, affirmant que Dieu ne fera pas ou ne pourra pas faire ceci ou cela.

    Le Seigneur dit:

    - « Il est temps pour Moi de Me faire connaître et de révéler Ma Gloire à ce Reste, de lui faire savoir, à lui et au reste du monde, qu'en dépit des apparences, c'est le Ciel qui fixe les règles. Et je le ferai de telle façon que Mes intérêts seront protégés et que Mon Reste sera préservé en toutes choses ».

    Quel Dieu incroyable!

    Ainsi, le plan de Dieu eut deux facettes. D'un côté Il donna le rêve, de l'autre Il en donna l'interprétation. La « difficulté » ici était qu'il y avait à Babylone quantité de diseurs de bonne aventure, d'interpréteurs de rêves et autres « hommes sages ». Il y avait littéralement des centaines d'interpréteurs potentiels de rêves au sein de tous ces astrologues et magiciens.

    Mais Dieu contourna cette « difficulté » en accordant le rêve à Nebucadnetsar, puis en le lui faisant oublier! Cela représenta une grande frustration pour Nebucadnetsar, qui savait qu'il avait fait un rêve, mais était incapable de s'en souvenir. Il avait vu quelque chose, mais ne pouvait se souvenir de cette vision.

    Nebucadnetsar n'était pas fou. Astucieusement, il demanda à ses sages de lui donner à la fois le rêve ET l'interprétation, se doutant bien que s'ils n'étaient même pas capables de lui rappeler son rêve, ils ne risquaient pas de lui en donner l'explication.

    N'importe qui peut donner une interprétation, mais il faut un miracle pour pouvoir dire à quelqu'un à la fois ce qu'il a rêvé et ce que cela signifie.

    Les Chaldéens furent interloqués. Ils répondirent que personne ne pourrait donner au roi ce qu'il demandait, et qu'aucun roi, dans son bon sens, n'avait jamais exigé une telle chose. Alors Nebucadnetsar, envahi par un sentiment de colère et de frustration, ordonna que tous les sages de Babylone soient mis à mort immédiatement.

    Cette sentence de mort s'appliquait donc aussi à Daniel et à ses trois amis. Nous avons parcouru tout cela pour souligner le point suivant: observez de quelle manière l'Ennemi utilise la grande révélation que Dieu a donnée comme un moyen de détruire le Reste.

    L'adversaire utilise les grandes bénédictions que Dieu nous accorde pour tenter de nous nuire.

    Rappelons-nous que c'est Dieu qui avait donné le rêve, et que c'est Lui qui l'avait ensuite retiré de l'esprit du roi. Ainsi, non seulement l'Ennemi saisit l'opportunité de voiler la révélation mais il tente de détruire le peuple qu'il n'a pas pu souiller autrement.

    N'ayant pu les amener à se souiller, il incite Nebucadnetsar à s'attaquer à eux.

    Nous devrions examiner combien de fois l'Ennemi a tiré avantage des très bonnes choses que Dieu avait accordées à Son peuple.

    Un homme reçoit une grande révélation, mais il en tire orgueil et se détruit lui-même ainsi que la révélation. Ou encore, une femme est bénie par un grand don musical, mais sombre dans l'amour du monde, et utilise le don pour elle-même plutôt que pour le Royaume de Dieu.

    Dans le cas de Daniel, la révélation initiale de Dieu devint aussi l'occasion pour Satan de tenter de le détruire.

    Répétons-le, si nous voulons la révélation apostolique, alors il nous faut être prêts à subir la persécution apostolique.

    L'Ennemi se met en mouvement UNIQUEMENT en réponse à la Révélation. Chaque fois qu'une graine pure est semée, l'Ennemi vient IMMÉDIATEMENT, soit directement, soit à travers des circonstances difficiles, de la déception ou des distractions, afin de rendre inutilisable la précieuse Semence (Matthieu 13:19-22).

    Nous imaginons peut-être que toutes sortes « d'attaques » sont lancées contre nous, mais en réalité, nous ne représentons aucune menace pour le diable, aussi longtemps que nous sommes affairés à nos petites activités religieuses, tenant nos réunions, et discutant à propos de la Bible.

    Il ne s'intéresse pas le moins du monde à cela, et il est content de nous laisser faire tourner nos activités indéfiniment.

    Même si nous abordons le domaine du « combat spirituel », l'Ennemi ne bouge pas. À ce stade, nous ne représentons pas une menace pour lui. Mais qu'une petite Lumière commence à poindre, et là l'Ennemi va commencer à s'y intéresser, car la Lumière est la seule chose qui représente une menace pour les Ténèbres.

    Les Ténèbres ne craignent pas la religion, la spiritualité, la doctrine, la musique bruyante, la prédication, les foules de chrétiens, le combat spirituel, les conventions prophétiques, ou les réveils.

    Les Ténèbres ne sont effrayés que par la Lumière, et plus nous possédons la Lumière, plus les Ténèbres perdent leur pouvoir sur nous.

    Quand nous demeurons dans la Lumière parfaite, alors les Ténèbres n'ont plus aucun pouvoir. ET LA LUMIÈRE N'EST NI PLUS NI MOINS QUE LA RÉVÉLATION DE CHRIST DANS SA GLOIRE. Cette vérité est sous-jacente dans la prière que Daniel adresse à Dieu:

    « C'est Lui (le Seigneur) qui révèle les choses profondes et secrètes; Il sait ce qui est dans les ténèbres, et la lumière demeure auprès de Lui. (Daniel 2:22).»

    Les Ténèbres et la Lumière ne peuvent pas coexister. Les chinois ont un proverbe:

    - « Ne maudis pas les ténèbres, allume juste une bougie. »

    Ainsi Daniel réclama plus de temps pour examiner la demande du roi, et avec l'aide de ses trois amis, il intercéda auprès du Seigneur pour qu'Il lui accorde la connaissance du rêve et son interprétation. Le Seigneur lui répondit en lui permettant de faire, cette nuit là, exactement le même rêve, et en lui accordant la sagesse nécessaire à son interprétation.

    Nous devons voir ici que c'est dans la nature de Dieu de se révéler Lui-même à tous ceux qui Le cherchent. Le but de toute parole prophétique et révélation est de Lui permettre de se faire connaître (Apocalypse 19:10). Les événements futurs ne sont pas révélés juste pour que nous les connaissions, mais pour mettre au premier plan la prééminence et la souveraineté de Christ.

    Examinons maintenant le rêve de Nebucadnetsar, non d'un point de vue historique, mais pour y discerner Christ.

    LA PIERRE QUI REMPLIT TOUTES CHOSES

    Dans le rêve, il y avait une grande et terrible statue, sa tête était d'or pur, sa poitrine et ses bras d'argent, son ventre et ses cuisses d'airain, ses jambes de fer, ses pieds en partie de fer et en partie d'argile. Soudain une pierre se détacha, frappa les pieds de la statue, et mis la statue en pièces. Et la pierre devint une grande montagne qui remplit toute la terre.

    L'interprétation est la suivante: la statue représente une succession de royaumes ter- restres.

    La tête est Babylone,

    la poitrine et les bras représentent les Mèdes et les Perses,

    le ventre et les cuisses représentent la Grèce,

    et les jambes et les pieds représentent Rome.

    Nous n'allons pas développer cela en détail, parce que là n'est pas le but de ce rêve.

    L'objectif réel de ce rêve n'est pas de nous faire connaître l'identité de ces puissances terrestres;

    La chose importante, c'est la Pierre
     !

    Oh, cette Pierre glorieuse sur laquelle l'Église est bâtie, une Pierre que des mains n'ont point faite, qui détruit les royaumes humains et établit un Royaume qui ne finira jamais !

    Peu importe si les royaumes terrestres paraissent terribles, féroces, ou forts, ils seront réduits en poussière devant ce Royaume de Dieu, et NOUS sommes rois et prêtres de ce Royaume !

    « Il doit grandir, mais je dois diminuer » (Jean 3:30).

    Nous voyons ici la formidable énergie et puissance de Dieu qui est à l'œuvre pour FAIRE GRANDIR le Royaume de Son Cher Fils et l'établir « sur terre, comme il l'est au ciel ». Alors que le Fils grandit, toutes les choses qui s'opposent à Lui diminuent, les nations et les royaumes de ce monde, ainsi que les choses liées à l'Antichrist.

    Puis-je dire ici que la réalité de cette Pierre est tout aussi sûre et certaine que la réalité de cette horrible statue. Pourquoi les enseignants de la Bible et les étudiants sont-ils si passionnés par cette statue, en retraçant l'histoire de ces royaumes, mais en oubliant le poids et la signification de cette Pierre qui réduit en poussière tout ce qui s'oppose à elle ?

    La Pierre, le Christ qui remplit toutes choses, est le point central de ce rêve.

    Aussi sûrement que Babylone est la tête, les Perses et les Mèdes la poitrine et les bras, la Grèce le ventre et les cuisses, et Rome les jambes et les pieds, toute aussi certaine est cette Pierre (Christ) qui réduit tout en poussière, et GRANDIT jusqu'à remplir toute la terre ! Alléluia !

    Quand nous prions que Son Royaume vienne et que Sa Volonté soit faite sur la terre comme au ciel, nous ne prions pas en prononçant des mots vains, vides, inutiles. Nous appelons Christ à remplir toutes choses ! Et nous voyons ici la fin depuis le commencement. Le Seigneur règne ! Son Royaume grandit, et Son Christ aura la prééminence sur toutes choses !

    Regardez attentivement la révélation initiale du Royaume qu'à reçue Daniel. C'est une simple déclaration, mais c'est le cœur du rêve et de son interprétation:

    « Dans les jours de ces rois, le Dieu des cieux établira un Royaume qui ne sera jamais détruit; et ce Royaume ne passera point à un autre peuple; il broiera et détruira tous ces royaumes, mais lui, il subsistera à toujours. » (Daniel 2:44)

    Nous remarquons que:

    - Ce Royaume est établi par le Dieu des Cieux.
    - Ce Royaume ne peut être vaincu, détruit, ou défait.
    - Ce Royaume détruira chaque chose qui s'oppose à Christ.
    - Ce Royaume subsistera à toujours.

    Alléluia !

    J'espère que vous n'attendez pas un accomplissement futur de ces choses - en d'autres termes, j'espère que vous ne CHERCHEZ pas une victoire à venir, mais que vous vous appuyez sur une victoire DÉJÀ acquise.

    Quand Jésus a commencé Son ministère terrestre il y a deux mille ans, Il commença à prêcher en disant:

    « Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est proche » (Matthieu 4:17).

    « Proche » signifie à coté, à la porte, il arrive. Nous attendons certainement avec impatience la consommation future de toutes choses, son achèvement futur, mais la fondation est déjà posée, et DANS LE REGARD DE DIEU, C'EST DÉJÀ ACCOMPLI. Il est l'Alpha autant que l'Oméga. Il n'est pas l'Alpha au commencement, et l'Oméga seulement après que toutes choses seront accomplies. Il est déjà les deux.

    C'est le fondement du Témoignage de Jésus. Christ a déjà établi Son Royaume, Il bâtit l'Église « sur cette Pierre » (Matthieu 16:16-19) et par cette Pierre, Il remplit progressivement toutes choses.

    Maintenant qu'est-ce qui est le plus grand à vos yeux ? Quand vous regardez le monde aujourd'hui, voyez-vous cette horrible statue ou la Pierre qui remplit toutes choses ?

    « Nous ne voyons pas encore que toutes choses Lui soient assujetties; mais nous voyons Jésus (Hébreux 2:8,9) ».

    Pour vaincre, nous devons voir que la Pierre est plus grande que toute autre chose dans le monde. Nous devons voir un Christ et un Royaume qui est plus grand que le monde, qui grandit, remplit toutes choses, consumant tout ce qui appartient à l'Antichrist, et subsistant à toujours.

    Cette vision, ce regard, n'ont pas de prix. Et c'est cela que démontrent quotidiennement les Vainqueurs.

    Si nous l'avons vue, si nous sommes convaincus de cette Vérité, alors nous ne pourrons faire autrement que de vivre en accord avec elle. Nous marcherons d'une manière digne de Son appel. Nous ne laisserons pas le monde et les choses du monde nous tourner la tête. Comment pourrions faire cela, sachant que cette Pierre consume toutes choses ?

    Jésus bâtit Son Église sur cette Pierre, et cette Pierre est la révélation de Christ donnée par le Père. L'Église est simplement la synthèse de ceux à qui le Père a révélé le Fils. La Révélation de Christ nous conduit au Témoignage de Jésus.

    Quand la Révélation devient plus réelle pour nous que toutes les choses que nous pouvons voir, entendre ou sentir, alors nous sommes prêts pour démontrer la Vérité que nous proclamons, et le Témoignage de Jésus nous appartient.
    PAR CE TÉMOIGNAGE, nous avons la victoire sur le dragon.


    DES VAINQUEURS POUR DÉMONTRER LA VÉRITÉ

    On ne peut s'appeler Vainqueurs que s'il y a quelque chose à vaincre. En d'autres termes, s'il n'y a rien qui se dresse contre notre Témoignage pour le défier, alors nous ne sommes rien de plus qu'un tourbillon d'air chaud.

    En fait, plus notre témoignage sera sûr, plus nous serons sévèrement éprouvés.

    N'imaginons surtout pas que plus on avancera avec le Seigneur, moins les épreuves que nous rencontrerons seront difficiles. Il n'en est rien ! Alors que le Seigneur se révèle à nous et que nous grandissons dans la connaissance de Christ, notre Témoignage grandit et s'élargit, et avec cette élargissement viennent aussi des conflits terribles, des pressions spirituelles et des épreuves. Comment pourrait-il en être autrement ? Si nous ne passons pas par des tests, des épreuves, alors tout ce que nous avons, c'est de l'enseignement, de la doctrine.

    Nous ne pouvons démontrer la Vérité tant qu'elle n'a pas été éprouvée.

    Cette sorte de Témoignage est quelque chose qui ne peut être reçu et appréhendé d'une façon objective et théorique. Il faut que cela soit formé en nous, et devienne une partie de nous-mêmes, afin que la Vérité ne soit pas seulement quelque chose dont nous parlons ou que nous enseignons, mais quelque chose que nous vivons.

    C'est pourquoi je dis que le MESSAGER est le MESSAGE.

    Entendre le messager est plus important que d'écouter le message qu'il apporte.

    Les « pieds si beaux » du messager sont ce qui rend le message si merveilleux (Esaïe 52:7). Nous devrions être capables de dire immédiatement si le message fait partie du messager, ou si c'est juste quelque chose qui sort d'un livre ou une chose entendue et répétée.

    Possède-il juste le message, ou le message le possède-t-il ?

    N'importe qui peut se lever pour apporter un message, mais il faut bien des années au Seigneur pour incruster le message dans le messager afin que le messager SOIT le message.

    Avant de connaître le Seigneur, j'ai toujours dû prier, jeûner, étudier et travailler très dur pour préparer mes sermons. Cela me prenait de nombreuses heures pour mettre au point une prédication. La prédication se passait bien, mais il y manquait la Vie.

    Maintenant, quand je vais quelque part pour prêcher, je ne me prépare jamais à l'avance. Je n'ai pas besoin de trouver un endroit tranquille pour prier. Je ne demande pas à ce que l'on me laisse seul un moment. Je n'ai pas besoin d'un endroit pour réfléchir et coucher quelques notes sur le papier. Pourquoi ? Parce que ma vie entière est une préparation.

    Je suis le message. Je ne l'apporte pas, je le vis.
    Je présente Christ, et je n'ai pas besoin de me préparer pour Le mettre en évidence.

    La meilleure chose que je puisse faire est de m'écarter de Son chemin pour Lui laisser la place ! Si vous avez besoin « de ceindre vos reins » et de vous préparer pour dire quelque chose, alors c'est que vous ne le vivez pas. Si vous le vivez, alors vous n'avez pas à le préparer. Soit vous êtes prêts, soit vous ne l'êtes pas.

    Mais rien de ce que vous pourrez faire au dernier moment ne vous rendra prêts si vous ne demeurez pas en permanence dans la Vérité.

    Demeurer est essentiel.

    Ainsi, vivre la Vérité, c'est plus que simplement la comprendre mentalement et pouvoir la réciter. Nous avons la victoire sur le dragon par le Sang de l'Agneau, la parole de notre Témoignage, et par le renoncement à notre vie (Apocalypse 2:11).

    Qu'est-ce que le Témoignage ?

    Le Témoignage est simplement la Révélation de Christ comme Tout et en Tous démontrée dans la vie des Vainqueurs. Cela DOIT être une démonstration, cela doit faire partie de notre existence, être vivant, incorporé dans l'essence même de ce que nous sommes: et pour cette raison, il y a un test. Chaque fois que nous appréhendons quelque chose du Seigneur, la mesure de discernement et de perception de Sa Personne doit faire et fera l'objet d'un test dans la même mesure. Ainsi la Révélation pourra être vue au dehors en tant que Témoignage, afin de faire connaître ce que nous avons vu et entendu.

    Par exemple, supposons que le Seigneur vous éclaire pour Le voir Lui comme la Victoire. Par la grâce de Dieu, vos yeux s'ouvrent pour voir que le Seigneur Jésus ne vous donne pas la victoire, mais qu'Il s'est donné Lui-même pour vous en tant que Victoire. La différence est incalculable.

    Vous vous réjouissez de la Vérité qui vous a été révélée.

    - « Dieu merci, le Seigneur Jésus est ma Victoire ! Je crois la Parole de Dieu. Dorénavant je ne chercherai plus la victoire comme une chose, parce que Christ est la Victoire ! »

    Assez étrangement, il ne faudra pas longtemps avant que quelque chose ne se produise pour tester la validité de votre révélation. C'est l'expérience commune à tous les saints. Restez simplement sur ce terrain, et l'Ennemi s'enfuira. C'est ainsi que la Vérité est démontrée.

    Quand le Seigneur se révéla Lui-même à moi pour la première fois, j'ai pensé qu'à partir de ce jour la vie serait un long fleuve tranquille. Pas du tout ! Il se trouva que toutes les choses se dressèrent contre moi comme pour jeter un défi à ce qui m'avait été révélé. Toutes les circonstances se liguèrent contre moi, me disant que j'étais un insensé, et que rien de ce que je croyais n'était vrai.

    Plusieurs « témoins » vinrent vers moi pour me donner des preuves très convaincantes que Christ n'était PAS ma Victoire, et que je devais AGIR en conséquence. Immédiatement j'ai dû décider si j'allais croire ce que l'opposition me disait ou croire ce que Dieu disait. C'était réellement une tentation !

    Watchman Nee disait que Satan n'a en réalité qu'une seule tentation, et elle consiste à mettre la pression sur les saints: pour semer le trouble en eux, afin de les amener à se lever et FAIRE quelque chose, au lieu de se reposer sur les promesses de Dieu et l'œuvre accomplie du Seigneur. Oh, oui je fus douloureusement testé ! Mais ce qui importe c'est de croire le Seigneur.

    Je choisis de croire le Seigneur et dès ce moment, je vis les circonstances se dissoudre complètement devant mes yeux. C'était un miracle !

    LA VÉRITÉ DE LA VICTOIRE DE CHRIST ÉTAIT DÉMONTRÉE.

    Ainsi, le Seigneur s'assura pour Lui-même un Témoignage, et je n'ai pas de problème à confesser aujourd'hui que ma victoire est un Homme, car Christ est la Victoire!

    LA VICTOIRE À TRAVERS CHRIST

    Nous pouvons répéter un millier de fois que Christ est notre Victoire, mais si dans le feu de l'action, nous vivons comme s'Il n'était pas notre Victoire, alors la Vérité n'est pas démontrée et nous n'avons pas de Témoignage. Le problème est le suivant:

    Nous prions POUR la victoire au lieu de prier sur la base d'une victoire DÉJA acquise.

    Nous CHERCHONS la victoire au lieu de nous appuyer sur une victoire ACCOMPLIE.

    Combien il est glorieux de se maintenir SUR le terrain de la victoire et de VOIR la Vérité démontrée !

    Le Seigneur a élargi ma vision pour voir que « Christ a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix » (Colossiens 2:15).

    Si j'ai réellement vu cela, alors je ne peux plus être le même.

    1Co 15:57 Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ !

    1Jn 3:8 Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les oeuvres du diable.

    ....

    J'ai choisi trois versets de la Bible pour démontrer la prééminence de Christ sur toutes choses. En y réfléchissant un peu, j'aurai pu en proposer beaucoup d'autres. Nous connaissons ces VERSETS, mais connaissez-vous cet HOMME? Voyons-nous seulement Colossiens 2:15, 1 Corinthiens 15:57, et 1 Jean 3:8, ou bien voyons-nous Christ ? Avez-vous trois portions de l'Écriture ou bien avez-vous Christ ? La Bible est-elle pour nous une « chose » que nous pouvons utiliser comme une sorte « d'épée » objective, ou possédons-nous la Parole Vivante se démontrant elle-même à travers nous ?

    La différence entre celui qui est un vainqueur et celui qui est défait réside dans le fait d'appréhender spirituellement ces vérités ou de se contenter d'y acquiescer mentalement. Si nous pouvons les citer, ou même les enseigner, d'une façon dépassionnée, déconnectée, simplement objective et extérieure, alors nous ne rentrerons jamais dans l'expérience de ces vérités.

    Daniel a dit: « Le rêve est certain, et son interprétation est sûre ».

    Daniel reçut la même lumière que Nebucadnetsar, mais Daniel ajusta sa vie conformément à cette lumière, alors que Nebucadnetsar ne fit que satisfaire sa curiosité. Ces notions de victoire, de vaincre, de Christ remplissant toutes choses, représentent-elles pour nous un simple enseignement ? Une doctrine ? Une théorie ? Une étude biblique intéressante ? Une leçon d'histoire ?

    Ou ce Royaume, et cette Pierre, et cette Victoire sont-ils pour nous une chose certaine et sûre ?

    Pourvu qu'ils soient certains et sûrs pour nous ! Amen! Viens Seigneur Jésus !

    À suivre : Troisième Partie

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    http://www.michelledastier.org/index.php/2009/11/25/1630-le-principe-du-reste-partie-2-par-chip-brogden

    11/22/2009

    Le passage par la souffrance

     
     
     

    Le passage par la souffrance

     

    Message donné par Pierre Truschel.

    Quelques réflexions importantes

    ACTES CH 2 V 38 à 42 " Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera…Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières ".

    2 CORINTHIENS CH 4 V 16 à 18 " C'est pourquoi, nous ne perdons pas courage. Et même si notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles ".

    JACQUES CH 1 V 2 " Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposées, sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu'il la demande avec foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur : c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies ".

    J'aimerais parler de la souffrance. Souvent, nous pensons qu'au nom de Jésus, tout ennemi doit partir. Toute maladie, légalement a été portée à la croix. C'est vrai que Jésus a vaincu à la croix toutes les adversités, toutes les oppositions. Nous savons qu'Il a pris sur Lui nos péchés et nos iniquités, qu'Il a vaincu, qu'Il nous a libérés de toutes les pressions négatives. En un mot, légalement, c'est vrai que Jésus nous a rendus libres, mais honnêtement, il faut reconnaître qu'il y a beaucoup de malades parmi nous, mais aussi beaucoup de chrétiens qui ont des problèmes sur le plan familial, professionnel, financier et dans le domaine des relations. C'est loin d'être le paradis céleste sur terre. Donc, entre la légalité de la Bible et la réalité de chaque jour, il y a pour beaucoup de vies un grand décalage. Il faut être honnête et reconnaître que les inconvertis voient nos failles, nos erreurs, nos chutes, nos problèmes familiaux, nos démissions, nos trahisons, nos divisions, en un mot tout ce qui sort de nos caractères lorsque la tribulation ou la difficulté vient. C'est facile de proclamer, mais ce qui compte c'est ce que toi et moi, nous sommes et ce que nous vivons au fond de nous, dans notre famille, dans l'Eglise locale, dans le Corps de Christ et dans le monde.

    La Bible parle de la souffrance. Elle ne l'a pas occultée comme parfois nous le faisons avec nos slogans tout faits. Elle en parle. Rappelez-vous Job et bien des hommes de Dieu. Le mot souffrance veut dire pression, pression sur notre vie. Ce qui compte, ce n'est pas la nature de la souffrance. Cela peut être une maladie, un voisin, la persécution, une opposition. Tout ce qui fait pression à l'intérieur est considéré comme souffrance. La majorité des chrétiens refuse la souffrance et pense, par des méthodes de raccourcis, en courant ici ou là, en demandant de multiples impositions des mains, éviter cette vérité biblique. Mais Dieu ne bouge pas, sa Parole ne change pas. Apprenons à changer nos mentalités. Dieu dit " Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés… " sachant qu'il y a une cause et un effet recherchés par Dieu.

    L'apôtre Paul dira encore " Si vous souffrez avec Lui, vous règnerez avec Lui ". Cela veut dire que nous pouvons accepter la souffrance au travers des circonstances, en la traversant, en en triomphant. Mais nous pouvons la refuser, en levant le poing contre Dieu. Elle nous écrase alors et nous perdons l'effet positif de celle-ci. La Parole de Dieu dit " Si nous souffrons avec Lui, nous règnerons avec Lui ". J'ai toujours pensé que cela voulait dire les tribulations, les persécutions. Mais la Parole de Dieu ne dit pas seulement les persécutions, pas seulement les oppositions, mais tout ce qui crée une pression sur notre vie, dans notre foyer, notre famille, notre relation fraternelle, notre travail, notre vie de chaque jour.

    La souffrance engendre le règne. Le refus de la souffrance, comme une pédagogie de Dieu, supprime le règne dans l'éternité. Pas de souffrance, pas de règne. Souffrir dans la foi et la victoire prépare le règne. Ce n'est pas la nature de la souffrance qui compte, mais la longueur, l'intensité, notre réaction face à elle : amertume, incrédulité, fuite. Ne pensons pas qu'avec un slogan vite fait, une prière vite faite, une autorité vite faite, tout se dégage. La réalité de la vie, l'honnêteté face à la Bible doit nous faire reconnaître que ce n'est pas toujours le cas, loin de là ! Je peux à ce moment accuser le diable. C'est peut-être possible que ce soit le diable ! Mais je rappelle que pour nous, notre Dieu n'est pas le diable. Le diable est une créature et Dieu est au-dessus de lui. Rien de ce qui nous arrive, même si c'est une légion de démons qui vient à l'assaut de ma vie et arrive à me toucher, ne se fait sans la permission de Dieu. Si c'est de ma faute, c'est un avertissement parce que j'ai ouvert une porte. Mais si ce n'est pas immédiatement la faute d'un péché, c'est quand même une permission de Dieu. Vous devez l'accepter. Si je me rebelle, je me rebelle face à Dieu. La Parole de Dieu dit " Reconnais l'Eternel dans toutes tes voies ", les bonnes comme les mauvaises. Jacques dit " Considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves…". Frères et sœurs, faire croire aux gens et croire nous-mêmes que toujours tout sera enlevé à la moindre prière est une erreur. Ce n'est pas vrai. Il y a une formation dans la carrière de ce monde. Dieu permet que vous et moi nous partagions parfois les mêmes problèmes que les autres, seulement le résultat est différent. Le monde n'a pas de solution. Pour nous, tantôt Dieu nous sort de là, par la victoire, dans l'exercice de notre foi ; tantôt Il nous fait passer par l'épreuve du feu comme les trois compagnons de Daniel, pour que nous soyons purifiés, blanchis, nettoyés.

    La nouvelle naissance purifie nos cœurs. Nous avons nos cœurs purifiés par la foi dans le sang de Jésus. Mais, Dieu doit changer nos caractères et nos comportements conscients et inconscients. Par la foi dans le sang de Jésus et sa mort au calvaire, mon cœur est purifié dès ma conversion. Ma régénération purifie mon cœur. Mais nos comportements, nos attitudes, nos caractères ne changent pas comme cela. Dieu nous demande de demeurer dans notre salut, de persévérer dans notre salut afin que nous ne courions pas en vain. Et si tu souffres par la transformation que Dieu veut faire dans ta vie, tu règneras. La vie chrétienne n'est pas un acquis, c'est un chemin et c'est seulement si je vais jusqu'au bout que je serai sauvé " Celui qui persévèrera jusqu'à la fin sera sauvé ". Mon frère, ma sœur, si tu t'arrêtes en cours de route, malgré tes bonnes œuvres, tu seras perdu. C'est très important. La nouvelle naissance purifie nos cœurs mais Dieu doit changer nos caractères et comportements. " Chaque cheveu de votre tête est compté " a dit Jésus. Rien de ce qui nous arrive n'échappe au contrôle de Dieu. Même si c'est le diable qui me cogne, Dieu l'a permis. Pourquoi ?

    Parce que j'ai besoin de changer dans mon caractère. Quels que soient vos charismes, vos résultats, vos dons spirituels, quel que soit votre punch, votre foi, vos réussites dans l'œuvre de Dieu et dans la vie, ces choses sont pour la terre et ne nous suivrons pas là haut. Là haut, dans la Jérusalem céleste que Dieu prépare, dans le royaume éternel, l'échelle des valeurs, le critère de la distribution des places, le critère de la rétribution et de la fonction que vous aurez dans l'éternité, dans le Corps de Christ, sera le résultat de la nature d'amour Agapé que Dieu aura pu mettre en vous, pendant votre vie ici bas. Là haut ce n'est pas la foi qui comptera, il y aura la vue ; ce n'est pas l'espérance qui comptera, on verra ; c'est l'amour. Mais pas l'amour humain, l'amour sentimental d'une mère pour son enfant ou d'un frère, mais l'amour Agapé. Cet amour est altruiste, non pas comme un devoir ou une obligation, mais c'est l'amour altruiste spontané qui sort des entrailles du cœur. C'est son amour que Dieu veut développer en vous et en moi pendant notre pèlerinage ici bas. Là haut, tout ce que nous ferons, la source de ce que nous ferons, les motivations que nous aurons, les manières d'agir et de faire, nos relations dans l'éternité seront rejetés si leurs racines ne proviennent pas de l'amour éternel de Dieu. Si tu n'as pas laissé Dieu travailler ta vie, ne pense pas que tu seras forcément sauvé. Ce n'est pas vrai. C'est le diable qui nous fait croire cela pour nous endormir. C'est une course, une course importante. Seule la place que tu auras accepté de donner à l'amour de Dieu, dans chaque recoin de ta vie, par ton renoncement, ton acceptation là où cela coûte, seul cet amour là te qualifiera dans ta fonction pour l'éternité. N'oublions jamais cela.

    Dieu ne construit pas pour la terre. Sa seule motivation est de sauver les âmes. Cette terre passera au feu et disparaîtra. Dieu construit pour un royaume éternel qui ne finira pas. Dieu se permettra de nous faire passer par le feu, d'une façon parfois presque inhumaine parce que les souffrances du temps présent produiront pour nous un poids éternel de gloire. Dieu n'est pas centré sur la vie sur la terre, Dieu est centré sur notre préparation pour l'éternité. Comprenons combien nous avons été séduits ! Combien bien des chrétiens ont été conduits dans l'erreur parce qu'ils s'attachent au matérialisme, à cette doctrine de la prospérité qui contente notre désir de convoitise et notre orgueil de la vie. Nous sommes devenus matérialistes, nous ne pensons qu'à la terre, nous réussissons pour la terre. Mais lorsque l'on regarde, le caractère réel que parfois les circonstances de la vie révèlent, comme une éponge pressée, dans la vie de quelqu'un, on se rend compte que notre caractère chrétien est désespérément pauvre, faux, trompeur bien souvent et qu'il ne correspond pas à la réalité de l'amour de Dieu. Dieu permet des circonstances dans votre vie pour faire sortir ça, pour vous le révéler. Dieu le sait déjà, mais il vous le révèle. De la même manière que Jésus, en tant qu'être humain, a dû passer par la souffrance pour être perfectionné, de la même façon acceptons, nous aussi, de passer par le même chemin. Alignons nos pensées, nos actions et nos raisonnements là dessus. Vous ne pourrez entrer dans la perfection éternelle sans regarder l'Eternel au travers des souffrances que vous allez rencontrer. Cela peut être vos enfants, vos parents, votre conjoint, votre chef de service. Dieu permet la souffrance pour vous arracher de cette mentalité matérialiste, terrestre et pour vous donner, en vous attirant ainsi à Lui dans la souffrance, la vision céleste, pour vous attacher à Lui dans l'éternité.

    Beaucoup de chrétiens sont préoccupés des avantages matériels et réussites dans le monde alors que Dieu prépare tout pour l'éternité. La Parole de Dieu nous invite à marcher les yeux fixés sur Jésus, mais nous voyons beaucoup de chrétiens qui sont fixés sur le matériel, la réussite, les aises. Ce sur quoi tu te fixes, ce que tu regardes, tu le deviens. Si, nous marchons le regard fixé sur le matérialisme, nous devenons un homme ou une femme qui pourra réussir parce que Dieu nous donnera ce que nous voulons, mais nous aurons raté l'éternité et rien ne nous garantit que nous serons dans le salut.

    Les souffrances nous libèrent de notre égocentrisme et permettent à Dieu de nous transformer. Sans le brisement accepté, non pas supporté avec amertume, colère, en projetant sur les frères et sœurs ou sur Dieu, je n'aurai jamais d'intimité profonde avec le Père Céleste. Dieu ne peut rien faire avec ceux ne qui sont pas brisés. Ils ne posent que des problèmes dans les églises. Dieu ne demande pas que l'on travaille pour Lui, Il veut, Lui, travailler au travers de nous. Sans le brisement, je n'aurai jamais d'intimité profonde avec le Père Céleste. Nous vivons dans une génération qui n'aime pas souffrir, qui refuse la souffrance, qui refuse les contraintes et les contrariétés, "… ayant l'apparence de la piété mais refusant ce qui en fait la force ". Il y a énormément de chrétiens superficiels. Ils chantent, ils prient, ils louent, mais le cœur n'y est pas, la profondeur n'y est pas. On connaît beaucoup de choses intellectuellement, mais on n'a pas cette intimité profonde avec Dieu. On ressent quand quelqu'un vit dans l'intimité avec Dieu. C'est incontournable. Dieu ne fait pas de nous des superficiels, Dieu veut faire de nous des enfants d'adoption. Nous avons été adoptés et Dieu nous prépare pour régner avec Lui.

    Le chrétien a été ensemencé, régénéré ; il a la semence de Dieu en Lui. Dieu nous a introduits dans la trinité. Aucune créature, être humain, animal, les anges non plus, aucun être vivant n'a ce privilège. Le chrétien est le seul qui a été introduit dans la famille de la trinité. Pour régner avec cette trinité, il faut accepter que Dieu fasse le travail. Cela coûte.

    Beaucoup d'entre nous ont été séduits ; le Corps de Christ a été séduit ; des pasteurs ont été séduits. Il n'y a qu'à regarder les livres qui sont écrits. La grande séduction est la réussite, la libération légale des conséquences du péché, croire que tout chrétien n'aura plus de problème, ni souffrance. Alors, que la véritable vie, c'est de les affronter, en restant intérieurement dans la persévérance de la foi. Une chenille pour devenir papillon doit grignoter le cocon et avec des efforts faire craquer le cocon pour sortir. Si vous aidez un papillon à sortir du cocon, vous en faites un bâtard. Ses ailes n'auront pas la force que l'effort d'entrer dans la vie lui aurait donnée et le premier animal qui passe le mange. De la même façon, si vous aidez un poussin à sortir de sa coquille, il n'aura pas la force d'affronter la vie et sera mangé rapidement. Notre bonté d'âme, notre sentimentalité humaniste, notre amour qui est en réalité de la faiblesse, servent parfois à faire des bâtards. Nous aidons beaucoup trop les gens et nous en faisons des bâtards au lieu de leur apprendre la notion de la souffrance, à affronter la vie pour que leurs membres spirituels se développent et qu'ils deviennent forts de caractère. C'est une erreur tragique. Parfois les parents ont trop facilité la vie de leurs enfants qui deviennent des jeunes gens, des hommes, des femmes, sans profondeur, sans caractère fort, avec une mentalité d'assisté. On leur doit tout, ils réclament tout et ils méprisent les autres. Le drame est qu'ils ne s'en rendent même pas compte. Dieu veut redresser cela.

    Acceptons la souffrance en renonçant aux choses de la vie qui prennent la place ou empêchent notre consécration totale à Dieu. La nature de péché est encore là. Certes, elle a été crucifiée, mais nous devons la maîtriser, la juguler dans la foi. Cela veut dire que nous avons des tentations " La chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit ". Il en sera ainsi toute notre vie. La souffrance est d'accepter de renoncer à des loisirs pour visiter quelqu'un de malade, un orphelin, une veuve, quelqu'un qui est seul. Cela s'appelle crucifier sa chair par amour pour Christ et exprimer cet amour à un frère ou une sœur. Combien d'entre vous ont fait une visite à l'hôpital récemment ? Etre chrétien, c'est apprendre à renoncer, c'est un engagement total envers Dieu. Notre vie ne nous appartient plus. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons plus avoir de loisir. Mais, tout doit être fait pour la gloire de Dieu. Cela coûte. Cela coûte d'aider quelqu'un. Se charger de sa croix, c'est renoncer volontairement à des choses que j'aimerais faire pour faire quelque chose que Dieu me demande à la place.

    Il y a une théologie qui dit que l'on ne peut pas perdre son salut. C'est facile à dire. Mais la Parole de Dieu nous dit que si Dieu n'a pas hésité à couper l'olivier franc, il n'hésitera pas non plus avec toi. Crains Dieu. Beaucoup de chrétiens ont perdu la crainte de Dieu. On dit " Dieu est tellement bon ". On a réduit Dieu à un copain. Ce n'est pas vrai ! C'est le pire mensonge du diable ! Une réelle relation avec Dieu nous donne la crainte de Dieu. Tu as foi en son amour, tu comprends son amour, mais tu as la crainte de Dieu, parce que Dieu n'est pas un copain. C'est mon Père Céleste. Lorsque l'on voit la légèreté maintenant du comportement, des motivations, des attitudes, tout ce que les gens peuvent faire en se déclarant chrétiens : ils chantent, ils dansent, ils louent, mais Dieu dit " Où est la crainte qui m'est due ? ".

    Dans le livre de l'Apocalypse, il est parlé de ceux qui craignent Son Nom. Dans l'éternité, nous aurons la crainte de Dieu, un respect incroyable. Nous devons prier pour que nous ayons au fond de nous la crainte de Dieu parce que si j'ai la crainte de Dieu, il y a des choses que je ne ferai plus, des choses que je penserai plus, des réactions que je n'aurai plus ou si je les ai, je m'humilierai devant Dieu. Dieu permet cette école de la souffrance dans ma vie, pour que ce brisement, progressivement, me fasse entrer dans la nature de Dieu. J'accepte les souffrances ou je les refuse.

    Tout a été accompli. Aux yeux de Dieu, vous êtes parfaits, adoptés, guéris, sauvés. Tout a été fait. Le problème n'est pas de faire des œuvres pour gagner cela. Le problème est d'oser croire que tout m'a été donné et d'entrer dans cette réalité par la foi en renonçant, en me débarrassant de tout ce qui dans les circonstances de ma vie empêche ces choses de se développer en moi. Acceptons de renoncer.

    Paul n'a pas dit " Je suis apôtre, je fais des prodiges, des miracles, des guérisons. Tous les dimanches, j'apporte des dons spirituels, paroles de connaissance, paroles de révélation. J'ai l'autorité. Je suis apôtre ". Non. Il n'a pas dit cela. Il a donné comme premier signe de son apostolat, la patience dans l'épreuve, la douceur dans laquelle il accueillait la souffrance qu'il traversait. Ses souffrances étaient multiples. Le signe de l'apostolat était la persévérance et la douceur dans la souffrance. Le témoignage du surnaturel ne vient qu'après et peut être trompeur. Dieu dira à Samuel " L'homme regarde aux apparences, mais Dieu regarde au cœur ". Mon frère, ma sœur, tu peux prophétiser, c'est biblique, mais Dieu regarde à ton cœur, à ta motivation. Ce n'est pas le rayonnement charismatique que nous avons qui compte pour Dieu, mais ce que nous sommes dans notre cœur. C'est la seule valeur éternelle. Dieu " amour " ne donnera une place là haut qu'à ceux dans lesquels Il aura pu mettre son amour Agapé et non l'amour naturel car dans l'éternité, seule la nature d'amour de Dieu, en toutes choses, pourra subsister et notre place. Notre rejet dépendra de la transformation que nous aurons acceptée en nous ici bas

    HEBREUX CH 11 " …certains fermèrent la gueule des lions, vainquirent des armées à la guerre, éteignirent la puissance du feu, guérirent de leur maladie, remportèrent des combats de foi… ": formidable. C'est une partie du témoignage. Mais n'oublions pas les autres qui n'étaient pas moins dignes du royaume de Dieu, d'autres qui n'avaient pas de miracle surnaturel, d'autres dans lesquels Dieu travaillait le caractère en profondeur "… dénués de tout, sciés, torturés, lapidés… ". Ils n'ont pas joué les héros pentecôtistes. Ils ont été abandonnés, trahis. L'apôtre Paul disait " Je reste seul. Ils m'ont tous abandonné par amour pour le siècle présent ". C'est la part des serviteurs de Dieu. Ils seront toujours lâchés à un moment donné parce que les gens ne veulent pas aller jusqu'au bout. "Eux dont le monde n'était pas digne… ". Ils étaient libérés de la terre, libérés des convoitises de la chair, libérés du monde. La Bible nous dit qu'ils n'ont pas obtenu ce qui leur était promis. Cela ne veut pas dire qu'ils ne l'ont pas obtenu dans l'éternité, mais ils ne l'ont pas obtenu sur la terre. Il y a des choses que Christ t'a acquis légalement à la croix du calvaire, mais que dans sa souverainement, dans sa prescience, dans son travail dans ta vie, ne te donnera pas, pour te changer, pour te transformer afin qu'Il puisse te le donner pleinement dans l'Eternité. Il faut l'accepter. Cela ne sert à rien de jouer à l'enfant gâté, de pleurer. Non ! Acceptons de nous humilier sous la puissance main de Dieu et Dieu nous élèvera au temps convenable.

    Sommes-nous d'accord d'entrer dans cette dimension qui est la véritable vie chrétienne. Si nous souffrons avec Lui, nous régnerons avec Lui. Souffrance = Gloire. Refuser la souffrance = perdre le règne.

    Les premiers chrétiens privilégiaient les relations. Ils étaient ensemble, vivaient ensemble. Ils étaient là au bon moment. " N'abandonnez pas vos rassemblements comme c'est la coutume de quelques-uns " dit l'épître aux Hébreux. La préparation pour l'éternité se passe à veiller, à entretenir nos relations fraternelles. La première Eglise, c'est la famille. La deuxième c'est l'Eglise locale. Il y en a qui ont des relations avec les ministères dans le Corps de Christ, mais ils n'ont pas de véritables relations dans l'église locale. C'est une erreur. Commençons par notre famille naturelle, puis notre famille spirituelle et élargissons. C'est important. Ce qui compte, c'est notre relation avec Dieu et avec nos frères et sœurs. Certains chrétiens ne peuvent pas dire bonjour à d'autres parce qu'ils sont fâchés pendant des semaines, des mois, voire des années. Si vous pensez hériter du royaume dans ces conditions, vous êtes séduits. Les premiers chrétiens privilégiaient les relations. Ils étaient passionnés. Ils avaient un profond respect pour Dieu et pour leurs conducteurs. Quand vous avez un respect pour Dieu, vous ne vous habillez pas n'importe comment. Les parents n'osent plus rien dire devant l'habillement de leurs enfants. Ne cherchez pas à plaire aux hommes, cherchez à plaire à Dieu. Pendant la louange, les prophéties, les gens discutent entre eux. On a perdu le respect envers les conducteurs. Les conducteurs ne sont pas parfaits mais il y a un appel de Dieu sur leur vie et ils ont droit au respect.

    Les premiers chrétiens n'avaient qu'une préoccupation : servir le Seigneur, évangéliser, témoigner autour d'eux de la joie qu'ils avaient de leur consécration totale. Et, Dieu s'occupait de leur époux et de leur épouse, de leur salaire, de leur foyer, de leur avenir. Leurs cœurs n'étaient pas tournés vers la réussite matérielle, mais vers le ciel. Quelles sont nos priorités ? " A quoi servirait-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? ". Il y a toujours dans l'Eglise un noyau qui fonce, mais il y en a beaucoup qui ne fonce plus. Pourquoi ? Blessures de la vie, échecs, déceptions. C'était une formation de Dieu dans ta vie. Tu as peut-être refusé cela, mais la déception est la plus grande école que Dieu permet dans nos vies. Dieu nous appelle à avoir la vision de l'éternité qui nous attend. Nous aurons tous à comparaître devant le tribunal de Christ où il nous sera donné selon le bien ou le mal que nous aurons fait sur terre. Personne ne pourra y échapper.

    Ils étaient généreux, positifs. Ils attiraient l'onction. Ils attiraient les gens. Ils étaient audacieux. Ils étaient innovateurs. Le vrai baptême du Saint-Esprit nous rend audacieux. Nous avons tous peur et honte devant les autres, mais le vrai courage c'est de mourir à cela, c'est de ne pas nous laisser dicter notre comportement par la peur, mais de demander au Saint-Esprit la force de la vaincre. C'est cela la preuve d'un véritable baptême du Saint-Esprit.

    Il y a chez certains un besoin maladif, qui révèle une séduction profonde, d'être constamment à la recherche de l'onction. " Tel prédicateur a l'onction ou non… telle réunion était bonne parce qu'il y avait l'onction …il n'y a pas d'onction…cette réunion était morte, sans vie…". La plupart des chrétiens jugent la réalité spirituelle d'un homme ou d'une femme ou d'une réunion ou d'un culte à l'onction réelle ou apparente. Les chrétiens cherchent l'onction. C'est faux. La Bible ne nous dit pas de chercher l'onction, mais de chercher le Seigneur. C'est une séduction, un lien qui est sur beaucoup dans l'Eglise de Jésus-Christ. La Bible nous dit de chercher le Seigneur et l'intimité avec Lui pour former notre caractère. Une onction ne nous change pas, sauf miracle extraordinaire. C'est la recherche de Dieu, personnelle, la méditation de la Bible, la louange, l'adoration et l'obéissance à ce que Dieu nous montre qui nous transforment. Le reste glisse. Les gens cherchent l'onction. Souvent cela ne me transforme pas, mais peut me lier ou me séduire. Chercher les manifestations au lieu d'une intimité avec le Père Lui-même nous appauvrit au lieu de nous enrichir, nous affaiblit au lieu de nous fortifier.

    Prenons l'exemple des paroles de connaissance, dont nous sommes friands. Un prophète ou quelqu'un qui a un don réel de prophétie a cette capacité, par l'esprit de Dieu, de lire dans l'âme de quelqu'un à un moment donné. Certains peuvent vous prophétiser des choses justes parce qu'ils ont reçu un don juste de Dieu. Ils vous donnent des détails sur votre vie, sur vos pensées, sur les choses que vous avez en vous. C'est vrai, c'est juste. Ils ont cette capacité, mais là où le drame vient, c'est qu'une fois qu'ils ont donné des détails justes, vous avalez tout ce qu'ils vont vous dire en ce qui concerne l'avenir de votre vie et là, il y a danger. Il y a beaucoup de chrétiens qui ont été blessés à cause de belles prophéties qu'ils ont reçues. La révélation d'une situation était juste, mais ce que le prophète a rajouté comme orientation pour la vie de l'autre était faux. Il a reçu une partie de Dieu et a mis une partie de lui-même après, consciemment ou inconsciemment. Il y a eu des choses justes, mais l'avenir n'est pas forcément juste.

    Bibliquement, un ministère de passage n'a pas le droit devant Dieu, de donner une prophétie d'orientation pour l'avenir à un chrétien de l'Eglise, sans que les responsables soient là, parce que lui s'en va, et nous nous restons avec la personne. Nous connaissons son caractère et souvent cela pose des problèmes. C'est anti-biblique. Paul a été envoyé par ceux qui priaient avec lui, qui étaient autour de lui. Paul n'a pas couru au loin pour recevoir une prophétie. Si vous cherchez ces choses, vous allez les trouver et au lieu de recevoir une bénédiction, vous aurez un lien prophétique sur votre vie. Frères et sœurs, je ne suis pas contre les prophètes et les prophéties. Savez-vous ce qui caractérise un vrai prophète ? Ce n'est pas quelqu'un qui entraîne les chrétiens de convention en convention, derrière lui. Il a peut-être reçu des dons, un ministère, mais ce n'est pas comme cela que Dieu travaille. Un vrai prophète nous conduit à chercher Dieu dans le secret de notre chambre. Ne cours pas après un homme mais après Dieu. Un véritable prophète qui a l'onction t'attire à Dieu, mais pas à lui. Ne cherchons pas ses choses, mais le Seigneur et faisons-lui confiance que, dans sa souveraineté, c'est Lui qui nous donnera au bon moment la parole de connaissance, c'est Lui qui nous donnera une prophétie. Les prophéties qui ont marqué ma vie et qui se sont réalisées sont celles que je n'attendais pas. Je ne les cherchais pas. Ne cherchez pas les manifestations car un jour le diable vous en donnera et vous ne pourrez pas voir la différence. Jésus a dit " Mes brebis connaissent ma voie, elles ne suivront pas un autre ". Il y a beaucoup de désillusions, de scandales.

    Prenons du temps avec la Parole de Dieu en la méditant, seul à seul avec Dieu. C'est la seule nourriture valable. Bien sûr que Dieu va permettre à des orateurs, des ministères de nous faire du bien, mais nous ne serons pas dépendants des hommes. Soyez dépendants de Dieu qui vous donnera une parole au temps convenable, pas parce que vous y êtes attachés, mais parce que Dieu juge que c'est le moment où vous êtes capables de la recevoir. Un véritable prophète a pour fruit non pas des gens qui courent après lui de réunion en réunion, mais ceux qui après l'avoir entendu sont poussés dans leur chambre secrète pour rechercher le Seigneur lui-même, par la soif véritable envers Dieu que ce prophète authentique aura allumée et non pas par des manifestations. Laissons Dieu se manifester quand, où et comme Il veut.

    On parle beaucoup de l'engagement des chrétiens dans la société. La première action sociale que nous devons faire est de restaurer notre famille. Travailler pour Dieu au loin, c'est facile, mais restaurer notre couple, notre famille est primordial. La famille est la première Eglise dans la Parole de Dieu. Il y a le pasteur, le sacrificateur qui est le père ; la diaconesse qui est l'épouse, la femme, et les enfants qui sont le troupeau. La première responsabilité spirituelle incombe au père. Il est à la fois le sacrificateur pour sa famille devant Dieu. Il est le prophète. Il représente Dieu dans son foyer et il est le roi qui décide en dernier ressort comment gérer cette famille à la gloire de Dieu. Dieu ne demandera pas d'abord des comptes à la mère ou aux enfants, Il demandera d'abord des comptes au père. Il y a un péché beaucoup plus grave que le péché de commission, c'est le péché d'omission, ce que l'on aurait dû faire et que l'on n'a pas fait. C'est souvent un péché dramatique. La délinquance, la rébellion, le laisser aller, le manque d'identité des jeunes aujourd'hui sont les conséquences d'un sentimentalisme souvent maternel, qui n'a rien à voir avec le caractère fort d'un père dont les enfants ont besoin. Ce sont les femmes qui prennent le gouvernement maintenant. C'est faux. Cela détruit les jeunes. Un père est irremplaçable car il est le prêtre de sa maison. Le père, dans la Parole de Dieu est très important.

    Lors des mariages, la jeune fille est au bras de son père qui l'amène à l'autel car aussi longtemps que la jeune femme n'est pas mariée, elle dépend de l'autorité spirituelle du père, même si légalement elle est majeure selon la culture de son pays. C'est biblique. Cela veut dire qu'aussi longtemps, mon frère, que Dieu ne t'a pas donné ta future épouse, elle ne t'appartient pas. Elle appartient à son père et à sa famille. Cela veut dire que si tu as des relations sexuelles avec elle, tu commets un vol, tu touches à la famille, tu touches à la sainteté, à l'alliance que Dieu a établie avec sa famille.

    Mais aujourd'hui, les chrétiens sont tellement marqués par le monde qu'ils trouvent que l'on est trop sévère ! Beaucoup de chrétiens ne comprennent plus la différence entre le pardon et la discipline. Si vous roulez à 11O km /h au lieu de 5O km/h et qu'un motard vous arrête, vous aurez beau demander pardon, regretter, il vous pardonnera mais il vous mettra un PV. Parce qu'il sait que s'il ne vous punit pas, vous recommencerez encore. Le monde sait ce que nous chrétiens nous ne comprenons pas, ce qu'avec une sentimentalité fausse nous engendrons de négatif. Le monde l'a compris. C'est pour cela que nous pardonnons, mais devons aussi sanctionner si Dieu nous le montre, pour apprendre à la personne, à ne plus recommencer.

    Ceci est malheureusement totalement absent dans l'éducation de bien des chrétiens. Dieu se permettra la même chose avec vous. Il vous pardonnera mais parfois Il vous fera porter pendant un certain temps la conséquence de votre péché. Il sait que tant que l'on n'a pas été discipliné cela ne rentrera pas. Le pardon sans sanction ou discipline fait des enfants gâtés qui ne grandissent pas, ni ne sont pas fortifiés dans leurs caractères et qui recommenceront à tomber au moment de la tentation parce qu'ils n'ont pas été disciplinés. Mais celui qui sait qu'il a été pardonné, qui sait qu'il est aimé, s'il a une véritable repentance dans son cœur, accepte la sanction de la discipline. C'est la meilleure preuve de la repentance. Quelqu'un qui rouspète démontre qu'il ne s'est jamais vraiment repenti. Si tu te repens devant Dieu, tu acceptes n'importe quelle discipline de Dieu parce que tu sais qu'Il ne fait pas cela pour t'embêter, pour te condamner, mais pour te restaurer, te fortifier, pour que tu comprennes et que tu ne recommences pas. Il ne faut pas conseiller les autres si toi-même tu as chuté. C'est un mensonge. Tu n'as pas le droit.

    Frères et sœurs, la cause de la rébellion dans notre société est due à l'absence du père. Il est absent par le divorce ou parce qu'il laisse tout sur le dos de sa femme, et les enfants n'ont pas eu à la fois l'amour maternel qui est nécessaire et la fermeté du père qui dit " non ! là, il y a une frontière ! ". Si nous apprenons la discipline à un jeune, nous en faisons un homme et plus tard, il comprendra comment diriger son propre foyer. Osons revenir à la Parole de Dieu.

     
    11/21/2009

    Les exigences morales et spirituelles dans le service chrétien - par Robert Burki - Première Partie

     

    Les exigences morales et spirituelles dans le service chrétien

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    Par Robert Burki - Première Partie recueilli par liliane

    Transmis par Sarah-Lorraine. Mise en page et en images par Liliane

     

    les Actes des Apôtres en Action

    Le Nouveau Testament désigne par le terme général de « service » (diacona) les charges et fonctions qui s'exercent dans l'Église.

    Ce terme s'applique au ministère d'apôtre, aussi bien qu'aux diverses activités des croyants dans l'Église, et fait apparaître comme un devoir, de tous les fidèles, d'être au service de leurs frères dans l'Assemblée.

    Servir est donc le devoir et la vocation de quiconque appartient à Celui qui est venu pour servir et non pour être servi.

    Jésus déclare

    " que celui qui voudra être grand parmi vous demeure votre serviteur " Marc 10 43-45.

    Cette parole indique que le service des autres est contraire à la tendance naturelle du cœur humain.

     Les qualités morales indispensables à ce service sont clairement exprimées dans le Nouveau Testament, la maison de Dieu n'étant pas un bureau d'embauche pour les rêveurs et les fantai- sistes qui y trouveraient quelque occupation selon leur goût.

    La première condition est le changement profond opéré dans notre mentalité par la régénération qui conduit tout racheté à l'obéissance. Romains 1-5.

    Il s'agit bien de l'Esprit de soumission à Dieu et à sa Parole car celui qui n'est pas fidèle dans les petites choses ne saurait l'être dans les grandes. Luc 16-10.

    N'oublions pas que nous ne serons pas récompensés pour la quantité de travail fourni mais pour la qualité de notre ouvrage. 1 Cor. 3-11 à 14.

    Le centenier pouvait dire à Jésus:

    "Moi qui suis soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un: va! et il va; à un autre: viens! et il vient; etc..."

    L'obéissance et la soumission sont donc le secret de l'activité spirituelle.

    ===========================================

     Une seconde qualité nous est nécessaire pour un service efficace.

    C'est la bonté.

    Les apôtres de Jérusalem envoyèrent à Antioche, Barnabas qui était un homme de bien (ou bon). Cette bonté, fruit de l'esprit, lui permit de se réjouir en voyant l'œuvre de Dieu ; car la bonté nous permet de voir ce qui est bon et non pas de rechercher ce qui est critiquable dans ce que fait autrui;

    les yeux de l'épouse sont des yeux de colombe et non d'épervier.

    Enfin, il vous suffira de jeter un coup d'œil sur les exigences requises par Paul dans 1 Timothée 3 et de les prendre au sérieux en vous les appliquant personnellement pour que, sur le plan moral, vous soyez tout à fait au point pour bien servir Dieu et vos frères.

    Nous passons maintenant à l'expérience spirituelle qui nous qualifiera parfaitement pour travailler dans l'œuvre du Seigneur.

    Le texte d'Actes 11-24 nous apprend que, si Barnabas était un homme généreux et bon, il était encore plein d'Esprit -Saint et de foi, deux éléments indispensables pour un service efficace.

    Lorsque l'Église de Jérusalem eut besoin d'hommes pour gérer ses biens, on choisit sept hommes de qui l'on rendait un bon témoignage (qualité morale) qui soient pleins d'Esprit -Saint et de sagesse (qualité spirituelle).

    La qualité spirituelle était nécessaire. Je veux dire que tout service chrétien implique une expérience spirituelle précise et conforme à la révélation. Il faut, pour servir dans l'Assemblée, être d'aplomb sur la doctrine et avoir fait une expérience complète de l'Évangile.

    Lorsque Paul fut arrivé à Éphèse, il y trouva une douzaine de disciples. Il ne les embaucha pas pour travailler avec lui mais les introduisit d'abord dans la vie du Saint- Esprit sans laquelle nous ne pouvons rien faire.

    Déjà, Zacharie apprit cette leçon de la part du Seigneur:

    " Ce n'est ni par force ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l'Éternel".

    Trop souvent, des gens compétents sur le plan matériel, mais non remplis de l'Esprit, font obstacle par leur incompréhension à l'œuvre de Dieu.

    La foi est aussi un élément nécessaire car tous ceux qui travaillent dans l'œuvre de Dieu doivent le faire avec foi et doivent pouvoir communiquer la foi.

    Sans elle, il est impossible d'être agréable à Dieu. En possession de ces biens que nous venons d'énumérer, nous dirons alors comme le parfait serviteur:

    " le Fils ne peut rien faire de lui-même "

    et nous pourrons ajouter le témoignage de Paul aux anciens d'Éphèse:

    " Vous m'avez vu servir humblement le Seigneur, menant une vie simple et obscure".

    Amen !

    Robert Burki

     

    http://www.michelledastier.org/index.php/2009/09/03/1469-les-exigences-morales-et-spirituelles-dans-le-service-chretien-par-robert-burki-

     

     
    11/14/2009

    Aimez-vous la Vérité ?

     

     

    Aimez-vous la Vérité ?

     

    Article de Henri Viaud-Murat

     

    Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée. 

     

    Connaître la Vérité est sans doute la chose la plus précieuse au monde ! Quand le mensonge règne partout, plongeant le monde dans les ténèbres les plus épaisses, la Vérité brille de ses feux les plus purs, attirant vers elle tous ceux qui ont soif de Vérité. Mais, pour cela, il faut aimer la Vérité ! Faites-vous partie de ceux qui aiment la Vérité, ou de ceux qui aiment et pratiquent le Mensonge ?

     

    Depuis la chute, l’humanité tout entière est contrôlée par le Menteur et le père du Mensonge, Satan. Voici ce que le Seigneur Jésus dit de lui :

    “Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fonds ; car il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas. Qui de vous me convaincra de péché ? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas ? Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu” (Jean 8 : 44-47).

    Ce sont des paroles profondes, graves et solennelles ! Le Seigneur Jésus nous révèle ici qu’il n’y a que deux puissances dans l’Univers : la puissance de la Vérité, et la puissance du Mensonge. Dieu est la Vérité, la Réalité Ultime, Celui qui Est et qui Se révèle tel qu’Il est, car Il est seul digne d’être connu et contemplé tel qu’Il est. Satan est Menteur et père du Mensonge. Il est celui qui paraît ce qu’il n’est pas, celui qui cache sa vraie nature, car elle est repoussante et épouvantable. Ceux qui sont de Dieu écoutent la Vérité, et ceux qui ne sont pas de Dieu écoutent le Mensonge ! Ceux qui sont de la Vérité écoutent la Vérité ! Ceux qui sont du Mensonge sont attirés par le Mensonge. Nous sommes toujours attirés par ce qui nous ressemble, par ce qui correspond à notre nature.

    Il n’y a donc aussi que deux catégories d’êtres humains : ceux qui écoutent la Vérité, et ceux qui écoutent le Mensonge.

    Jésus a dit à Pilate :

    “Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix” (Jean 18 : 37).

    “Nous, nous sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas : c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’erreur” (1 Jean 4 : 6).

    Cela signifie-t-il qu’il y a des hommes qui, par nature, sont condamnés d’avance à écouter le Mensonge ? Non, car il est écrit :

    “(Dieu) veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité” (1 Tim. 2 : 4).

    Si Dieu avait créé des hommes en les prédestinant d’avance à être perdus, pourquoi est-il donc écrit qu’Il veut que tous les hommes soient sauvés ? Il suffisait qu’Il ne crée que des hommes prédestinés à être tous sauvés !

    Cela ne peut que traduire la volonté de Dieu de laisser les hommes libres de choisir entre la Vérité et la Mensonge, afin que tous aient la bouche fermée au jour du Jugement, parce que ce Jugement sera parfaitement Juste. Dieu a créé des êtres libres de choisir. Il veut personnellement que tous soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité, mais Il ne contraint personne à choisir la Vérité. Il désire seulement révéler à tous les hommes la Vérité, afin que chacun puisse ensuite se prononcer en toute connaissance de cause. 

    Avant la venue du Seigneur Jésus, toutes les révélations précédentes de la Vérité ne pouvaient être que partielles. Avec l’incarnation du Fils de Dieu, la Vérité nous a été pleinement révélée.

    “La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ” (Jean 1 : 17).

    “Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi” (Jean 14 : 6).

    “Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. Et ce jugement c’est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, parce qu’elles sont faites en Dieu” (Jean 3 : 16-21).

    Quand nous voulons connaître la Vérité en toutes choses, nous venons à la Lumière divine. Nous venons à Jésus, qui est la Vérité et la Lumière du monde. Le salut nous est toujours donné par la foi en la Vérité :

    “Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité” (2 Thes. 2 : 13).

    C’est pour cette raison que, dans tous les temps, Dieu S’est toujours révélé aux hommes comme le Dieu de Vérité. Lui seul connaît la Vérité ! Lui seul EST la Vérité ! Même un athée peut accepter l’idée que si Dieu existe, Il ne peut être qu’un Dieu de Vérité ! Il ne peut être que la Vérité !

    Dieu le Père est la Vérité, Jésus est aussi la Vérité. Il est aussi le seul Chemin pour atteindre la Vérité. Pour cela, Il veut nous remplir du Saint-Esprit, qui est aussi l’Esprit de Vérité.  Jésus a dit à Ses disciples :

    “Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous” (Jean 14 : 16-17).

    “Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi” (Jean 15 : 26).

    “Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera” (Jean 16 : 13-15).

    En Christ, Dieu veut pleinement glorifier la Vérité. Il veut non seulement nous faire connaître la Vérité, mais nous faire pénétrer dans la Vérité, et faire pénétrer la Vérité au fond de notre cœur et dans toute notre vie.

    Quand nous “entrons” en Christ, nous devenons aussi des enfants de la Vérité, sanctifiés par la Vérité, et guidés par la Vérité. Nous devenons, par notre nouvelle naissance, “justice de Dieu en Christ.” Et cette Justice, c’est celle de la Vérité !

    Marcher dans la Lumière, c’est connaître et pratiquer la Vérité. C’est marcher dans l’amour de Dieu. Car Dieu, qui est Vérité, est aussi Amour. Il n’y a pas de plus grande joie, pour le Seigneur, que de voir Ses enfants marcher dans la Vérité, c’est-à-dire marcher dans Son Amour !

    “Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui” (1 Jean 3 : 18-19).

    Tout ce qui vient de Dieu, tout ce qui est en rapport avec Dieu, porte le sceau de la Vérité. La sanctification, c’est l’élimination de tout ce qui est mensonge en nous, de tout ce qui a un rapport avec le mensonge dans notre vie, pour le remplacer par la Vérité. Tout ce qui contribue à nous édifier et à nous sanctifier consiste à nous révéler la Vérité de Dieu, pour que nous l’acceptions, et que nous la mettions en pratique. C’est toujours l’acceptation de la Vérité qui approfondit notre communion avec le Seigneur. Il n’y a aucun mensonge dans la vérité ! Il n’y a pas de ténèbres dans la lumière !

    Dans la dernière prière que le Seigneur Jésus adresse à Son Père, en faveur de Ses disciples, Il dit :

    “Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité” (Jean 17 : 17).

    “Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité” (Jean 17 : 19).

    Il existe toujours un rapport étroit entre la sainteté et la Vérité. Plus nous acceptons la Vérité, et plus nous nous sanctifions. Si nous acceptons le mensonge, cela se traduira toujours par de l’impureté dans notre vie. C’est la raison pour laquelle toutes sortes d’impuretés se développent dans les fausses religions et les sectes chrétiennes. C’est aussi pour cela que l’amour véritable est absent dans ces mouvements. Les fausses doctrines s’accompagnent toujours de l’impureté, sous une forme ou une autre. C’est aussi de cette manière que l’on peut reconnaître la Vérité : elle se traduira toujours, dans la vie de ceux qui la reçoivent, par un accroissement de la pureté et de la sainteté. Obéir à la Vérité purifie toujours notre âme.

    Montre-moi donc de quelle manière tu vis, tu parles et tu agis, et je verrais si la Vérité est dans ta vie ! Si nous constatons de l’impureté dans notre vie, il y a là l’indication sûre que nous sommes encore attachés à du mensonge quelque part !

    C’est ce que l’apôtre Paul enseigne au début de l’épître aux Romains :

    “La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde” (Romains 1 : 18-31).

    Il y a toujours un prix très lourd à payer quand on refuse la Vérité ! Pourtant, Dieu a tout fait pour que la Vérité puisse se voir comme à l’œil nu, au travers de Sa création. La création tout entière proclame la gloire et la Vérité de Son Créateur ! En contemplant cette gloire, les hommes auraient dû se tourner vers le Seigneur, et se soucier de Le chercher. Ceux qui ne se sont pas souciés de chercher la Vérité ont été livrés à leurs sens réprouvés, pour commettre toutes sortes d’impuretés.

    Ce rejet de la Vérité s’accentuera même à la fin des temps, comme Paul le révèle à Timothée :

    “Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux docteurs portant la marque de la flétrissure dans leur propre conscience, prescrivant de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont fidèles et qui ont connu la vérité” (1 Tim. 4 : 1-3).

    “Il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables” (2 Tim. 4 : 3-4).

    La fin des temps, nous a dit le Seigneur, est une époque où les ténèbres spirituelles doivent s’épaissir dans le monde. Cela signifie nécessairement que le mensonge se généralisera, avec toutes les conséquences que cela doit entraîner, sur le plan de la violence et de l’impureté.

    Seule l’Epouse du Seigneur échappera à ces ténèbres. Elle seule fera fuir les ténèbres, parce qu’elle brillera de toute la lumière divine du Seigneur ! Elle resplendira de la Vérité de Son divin Epoux ! Et cette Lumière sera d’autant plus vive et puissante que les ténèbres environnantes seront épaisses.

    Plus le retour du Seigneur se rapproche, et plus ce double mouvement opposé s’accélèrera : le monde sera de plus en plus plongé dans les ténèbres du mensonge et de l’impureté, tandis que l’Epouse de Christ, Lumière du monde en Christ, brillera de plus de plus de la Vérité et de la Sainteté de Son Dieu !

    L’Epouse de Christ désire ardemment connaître la Vérité. Elle reconnaît avec joie la Vérité dès que la Vérité lui est présentée, et elle accepte avidement cette Vérité, car cette Vérité, c’est Son Dieu Lui-même ! C’est une Vérité vivante, qui est Esprit et Vie ! L’Epouse est déjà sur le chemin de la véritable adoration, qui est toujours en Esprit et en Vérité ! Elle réjouit le cœur de Son Dieu et Père, et le cœur de Son Epoux !

    “Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité” (Jean 4 : 23-24).

    Il le faut ! Bien-aimés, l’heure est déjà venue ! L’Epouse de Christ a toujours emprunté le chemin de la Vérité, le chemin de la véritable adoration en esprit et en Vérité ! L’Epouse de Christ a toujours cherché à produire le fruit de l’Esprit de Vérité, car ce fruit de l’Esprit est aussi le fruit de la Lumière !

    “Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière ! Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité” (Ephésiens 5 : 8-9).

    Alors, bien-aimés, je vous repose la question que je posais au début : “Avez-vous réellement l’amour de la Vérité ? Aimez-vous ardemment la Vérité, avant toute autre chose ? Faites-vous de la recherche de la Vérité votre unique objectif ? Avez-vous réalisé que connaître la Vérité, c’est connaître Dieu Lui-même ?”

    L’apôtre Paul nous avertit que certains seront rejetés, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la Vérité pour être sauvés. Parlant de la manifestation de l’Antichrist, il écrit :

    “L’apparition de cet impie se fera, par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’iniquité pour ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Aussi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés. Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. C’est à quoi il vous a appelés par notre Evangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi donc, frères, demeurez fermes, et retenez les instructions que vous avez reçues” (2 Thes. 2 :9-15).

    Dans ce passage capital, nous voyons encore le rapport étroit qui existe entre le mensonge et l’iniquité d’une part, et, d’autre part, entre la vérité et la sainteté. Ceux qui ont cru en la Vérité ont reçu la sanctification de l’Esprit en Jésus-Christ. Ils ont reçu l’amour de la Vérité pour être sauvés, et possèdent la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.

    Ceux qui n’ont pas reçu l’amour de la Vérité pour être sauvés ont été attirés par toutes les séductions de l’iniquité, par les miracles, les signes et les prodiges mensongers. Ils vont à la perdition, sans aucune possibilité d’éviter cette issue fatale. Car c’est Dieu Lui-même qui a fini par leur envoyer une puissance d’égarement, un esprit de mensonge, pour qu’ils croient au mensonge et soient perdus ! Parce qu’ils ont eux-mêmes endurci leur cœur contre la Vérité, le jugement de Dieu vient sur eux, sous la forme d’un esprit de mensonge, qui les enfermera définitivement dans ce mensonge qu’ils ont recherché.

    Dieu voulait pourtant leur donner l’amour de la Vérité pour qu’ils soient sauvés, mais ils ont fermé leur cœur à la Vérité. Ils n’ont pas reçu la Vérité dans leur vie, ils ne l’ont pas accueillie avec joie quand elle leur a été présentée. Pourquoi ne l’ont-ils pas reçue ? Pourquoi n’ont-ils pas cru en la Vérité ? Paul nous en donne l’unique raison : parce qu’ils ont pris plaisir à l’injustice ! Ils ont pris plaisir au péché, à la rébellion contre Dieu, à la désobéissance !

    Il existe un plaisir dans le péché ! Mais c’est un plaisir éphémère et trompeur ! Le péché agit comme une drogue mortelle : elle produit un plaisir intense mais passager, qui ne peut être assouvi que par un recours constant à cette drogue fatale. Mais le salaire du péché, c’est toujours la mort !

    Dans le lac de feu et de soufre, combien seront rongés de remords éternels, et regretteront amèrement de s’être livrés jusqu’au bout au plaisir du péché, alors que le Seigneur Jésus leur offrait la joie céleste de Sa justice et de Sa sainteté, par la Vérité ! Hélas, il sera trop tard pour eux !

    Aujourd’hui, il n’est pas encore trop tard ! Toi qui lis ces lignes, et qui es peut-être encore séduit par le plaisir du péché, que la Lumière du Seigneur brille dans tes ténèbres, et que non seulement tu réalises le sort tragique qui te guette, si tu ne te repens pas sans tarder, mais aussi que tu acceptes dans ta vie l’amour infini de Celui qui est la Vérité, Jésus, qui as souffert la croix pour que tu puisses être libéré de ce terrible fardeau, et marcher dans la pleine Lumière de Sa sainteté ! Que rien ne t’empêche d’obéir à la Vérité ! Que rien ne te prive de la Vérité !

    Et toi qui marches déjà dans la Vérité, que rien ne te détourne de cette Vérité ! N’oublie jamais que tu es un homme nouveau en Christ, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la Vérité ! Tu as été engendré par la Parole de la Vérité ! Marche toujours droit, selon la Vérité ! Réjouis-toi toujours de la Vérité, de la grâce qui t’a été faite de connaître la Vérité ! Sois toujours rempli de puissance pour la Vérité ! Professe toujours la Vérité dans l’Amour ! Tu seras persécuté et haï à cause de ton amour de la Vérité, souvent par ceux-là mêmes qui font profession de servir la Vérité. Mais qu’importe ! L’Esprit de gloire reposera sur toi ! Ceins-toi toujours de la ceinture de la Vérité, sur laquelle est fixée l’épée de l’Esprit, la Parole de la Vérité ! Sois toujours plus rempli de l’Esprit de la Vérité ! Par ta persévérance à bien faire, et en cherchant l’honneur, la gloire et l’immortalité, tu es en train de t’amasser un trésor de gloire, d’honneur et de paix, pour la seule gloire de Jésus-Christ notre Seigneur et de Dieu notre Père !

     

     

    http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2009/09/15/aimez-vous-la-verite/

     

     

    11/8/2009

    Savez-vous que nous devons subir des tribulations ?2

     

      

    Savez-vous que nous devons subir des tribulations

     2éme partie

    article de henri Viaud Murat

    « Paul, et Silvain, et Timothée, à l’Eglise des Thessaloniciens, qui est en Dieu notre Père et en Jésus-Christ le Seigneur : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ ! Nous devons à votre sujet, frères, rendre continuellement grâces à Dieu, comme cela est juste, parce que votre foi fait de grands progrès, et que la charité de chacun de vous tous à l’égard des autres augmente de plus en plus. Aussi nous glorifions-nous de vous dans les Eglises de Dieu, à cause de votre persévérance et de votre foi au milieu de toutes vos persécutions et des tribulations que vous avez à supporter. C’est une preuve du juste jugement de Dieu, pour que vous soyez jugés dignes du royaume de Dieu, pour lequel vous souffrez. Car il est de la justice de Dieu de rendre l’affliction à ceux qui vous affligent, et de vous donner, à vous qui êtes affligés, du repos avec nous, lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du ciel avec les anges de sa puissance, au milieu d’une flamme de feu, pour punir ceux qui ne connaissent pas Dieu et ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus » (2 Thessaloniciens 1 : 1-8).

    Combien nous devons méditer ce passage !

    Les Thessaloniciens subissaient de terribles tribulations, à cause de leur foi. Mais, malgré cela, et peut-être à cause de cela, leur foi et leur amour faisaient de grands progrès et augmentaient de plus en plus ! Ce qui était un sujet de gloire pour Paul et dans toutes les églises de Dieu !

    Paul nous révèle aussi une vérité profonde dans ce passage. Les tribulations et les persécutions que devaient subir les Thessaloniciens étaient une preuve du juste jugement de Dieu ! Il fallait que ces Chrétiens soient jugés dignes du Royaume de Dieu, pour lequel ils souffraient ! Nous savons qu’ils ont été jugés dignes, non pas en raison de leurs efforts et de leurs mérites personnels, mais parce qu’ils avaient tout d’abord su recevoir et saisir la grâce et la paix que le Père avait mises à leur disposition ! C’est cette grâce et cette paix de Dieu, associées à la foi des Thessaloniciens, qui les avait rendus dignes du Royaume de Dieu !

    En outre, ils pouvaient être des témoins vivants de la justice de Dieu. Grâce à cette justice, les Thessaloniciens pouvaient être assurés que le Seigneur rendrait l’affliction à ceux qui les affligeaient, et qu’eux-mêmes seraient pleinement consolés, lors de la venue du Seigneur !

    Bien-aimés, nous pouvons donc avoir une pleine assurance que nos persécuteurs seront certainement jugés, s’ils ne se repentent pas. Notre désir n’est pas de les voir être jugés, mais nous savons qu’ils n’échapperont pas à la justice de Dieu, s’ils veulent échapper à Sa grâce ! Et nous-mêmes pouvons être pleinement assurés que nous recevrons un plein repos, avec tous les élus, quand le Seigneur Jésus apparaîtra enfin du Ciel pour nous enlever !

    N’y a-t-il pas, dans toutes ces certitudes, matière à être dès à présent puissamment consolés, au milieu de nos tribulations présentes ?

    Le Seigneur, qui sait que nous devrons traverser beaucoup de tribulations sur cette terre, a déjà tout prévu pour que nous puissions les traverser en vainqueurs ! Jésus, qui a subi de terribles tribulations, et qui en est sorti en puissant Vainqueur, demeure en permanence en nous et avec nous ! Qui d’autre, mieux que Lui, pourrait nous comprendre dans nos propres tribulations ? Et qui d’autre, mieux que Lui, pourrait nous permettre d’être dignes du Royaume de Dieu, pour lequel nous sommes appelés et destinés à souffrir ?

    Que personne donc ne soit ébranlé au milieu des tribulations présentes ! Que personne ne jette autour de lui des regards inquiets ! Nous sommes destinés à cela ! Mais tout cela aura une fin !

    N’écoutons pas certains faux Evangiles qui nous annoncent paix et prospérité sur cette terre, alors que Dieu nous annonce Lui-même beaucoup de tribulations ! Mais Il veut aussi nous rendre plus que vainqueurs au milieu de nos tribulations ! Il veut que nous puissions Le glorifier dans nos tribulations ! Allons-nous enfin pleinement accepter la nécessité des tribulations, pour Christ ?

    Voici ce qu’écrit l’auteur de l’épître aux Hébreux :

    « Souvenez-vous de ces premiers jours, où, après avoir été éclairés, vous avez soutenu un grand combat au milieu des souffrances, d’une part, exposés comme en spectacle aux opprobres et aux tribulations, et de l’autre, vous associant à ceux dont la position était la même. En effet, vous avez eu de la compassion pour les prisonniers, et vous avez accepté avec joie l’enlèvement de vos biens, sachant que vous avez des biens meilleurs et qui durent toujours. N’abandonnez donc pas votre assurance, à laquelle est attachée une grande rémunération. Car vous avez besoin de persévérance, afin qu’après avoir accompli la volonté de Dieu, vous obteniez ce qui vous est promis. Encore un peu, un peu de temps : celui qui doit venir viendra, et il ne tardera pas. Et mon juste vivra par la foi ; mais, s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui. Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme » (Hébreux 10 : 32-39).

    L’auteur exhorte les Chrétiens à demeurer fermes dans la foi, au milieu de leurs tribulations présentes. Il leur rappelle qu’ils ont soutenu un grand combat, au milieu des souffrances, et que cela ne les a pas empêchés de s’associer à ceux dont la position était la même, et d’avoir de la compassion pour eux. Ils ont même accepté avec joie l’enlèvement de leurs biens terrestres, parce qu’ils savaient qu’ils possédaient des biens meilleurs, des biens célestes qui durent toujours. Et c’est à ces biens célestes qu’ils étaient attachés. L’auteur les exhorte donc à ne pas abandonner leur foi, leur ferme assurance, afin qu’ils obtiennent ce qui leur avait été promis. Et le Seigneur leur dit : « Mon juste vivra par la foi ; mais s’il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui ! » L’auteur ajoute, rempli d’assurance :

    « Nous, nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour se perdre, mais de ceux qui ont la foi pour sauver leur âme ! »

    Bien-aimés, ne soyons pas non plus de ceux qui se retirent, à cause des tribulations qu’ils subissent ! En se retirant, ils ne font que démontrer qu’ils n’ont compris ni la nécessité des tribulations, ni la puissance de la grâce de Dieu qui leur était disponible pour traverser ces tribulations en vainqueurs !

    Nous ne jugeons pas et nous ne condamnons pas ceux qui se sont retirés à cause des tribulations. Mais nous sommes affligés, parce qu’ils n’ont pas donné un témoignage qui aurait pu glorifier le Seigneur, tout en consolant ceux qui traversaient les mêmes épreuves.

    Puisque nous sommes destinés à subir des tribulations, est-ce le signe que l’Eglise devra également subir la Grande Tribulation, et connaître le règne de l’Antichrist ? Nous ne le pensons pas. En effet, les tribulations que nous devons traverser actuellement, parce que nous sommes Chrétiens, sont toujours été la part de tous les Chrétiens de toutes les époques. Si les Chrétiens de la fin des temps devaient traverser la Grande Tribulation, ils subiraient un traitement injuste, par rapport à tous ceux qui sont morts dans les époques antérieures, et qui ont donc pu éviter cette Grande Tribulation. Et Dieu ne fait pas acception de personnes.

    La Grande Tribulation n’est pas une tribulation que les hommes devront subir pour Christ, parce qu’ils sont fidèles au Seigneur ! Il s’agit au contraire d’une tribulation qui correspond aux jugements de Dieu sur une terre impie. Il s’agit de la colère de Dieu ! Et Dieu n’a pas destiné Son Eglise à la colère.

    « Car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5 : 9).

    Voici ce que le Seigneur dit à l’Eglise fidèle de Philadelphie :

    « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre » (Apoc. 3 : 10).

    Le texte grec ne dit pas : « Je te garderai A l’heure de la tentation, » mais il est écrit : « Je te garderai DE l’heure de la tentation… » La différence est de taille ! Dieu ne permettra donc pas que Son Eglise fidèle connaisse la Grande Tribulation. Justement, parce qu’elle est fidèle, elle n’aura nullement besoin de la Grande Tribulation pour être purifiée. Elle se sanctifie par amour pour son Seigneur.

    En revanche, le Seigneur prévient l’Eglise de Thyatire que ceux qui, parmi elle, ont commis l’adultère avec la femme Jézabel, la fausse prophétesse, devront subir une « grande tribulation. »

    « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs oeuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les coeurs, et je vous rendrai à chacun selon vos oeuvres. A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: Je ne mets pas sur vous d’autre fardeau ; seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne » (Apoc. 2 : 20-25).

    Il est donc clair que les fidèles du Seigneur seront épargnés et ne devront pas subir le fardeau de la grande tribulation annoncée à ceux qui commettent l’adultère avec Jézabel, et qui ne s’en sont pas repentis. Toutefois, une partie de ceux qui n’ont pas été enlevés, et qui ont dû passer par cette grande tribulation, pourront encore laver leurs robes dans le sang de l’Agneau, s’ils se repentent, s’ils refusent la marque de la Bête, et s’ils reviennent au Seigneur Jésus, pour Lui rester fidèles jusqu’à la mort.

    « Et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ? Je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau » (Apoc. 7 : 13-14).

    Frères et Soeurs, il faut le répéter en conclusion, afin que cette vérité soit inscrite dans le fond de nos coeurs : ne soyons plus étonnés de la fournaise qui est au milieu de nous pour nous éprouver !

    « Bien-aimés, ne soyez pas surpris, comme d’une chose étrange qui vous arrive, de la fournaise qui est au milieu de vous pour vous éprouver. Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra. Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, parce que l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. Mais si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom. Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence, quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu ? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur ? Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien » (1 Pierre 4 : 12-19).

    « Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2 : 19-23).

    Bien-aimés, cessons donc de nous plaindre et de nous apitoyer sur nous-mêmes, quand nous traversons des tribulations que nous estimons injustes ! Mais réjouissons-nous plutôt de ce que nous avons été jugés dignes de souffrir pour Christ !

    Les souffrances et les tribulations que nous pouvons, et que nous devons absolument éviter, ce sont celles que nous devons subir en raison de nos péchés et de nos mauvaises actions ! Mais nous sommes appelés à participer aux souffrances de Christ, celles qui résultent de notre décision de Lui appartenir et de Le suivre fidèlement. Nous devons même accepter avec joie de telles souffrances, car elles approfondissent notre communion avec notre Seigneur, et permettent à l’Esprit de gloire de reposer sur nous.

    Faisons nôtres ces paroles de Paul :

    « Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, et d’être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi, afin de connaître Christ, et la puissance de sa résurrection, et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort, pour parvenir, si je puis, à la résurrection d’entre les morts. Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas. Soyez tous mes imitateurs, frères, et portez les regards sur ceux qui marchent selon le modèle que vous avez en nous. Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant. Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais notre cité à nous est dans les cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu’il a de s’assujettir toutes choses. C’est pourquoi, mes bien-aimés, et très chers frères, vous qui êtes ma joie et ma couronne, demeurez ainsi fermes dans le Seigneur, mes bien-aimés ! » (Philippiens 3 : 7 – 4 : 1).

    Amen !

     

    http://bloghenriviaudmurat.wordpress.com/2009/10/15/savez-vous-que-nous-devons-subir-des-tribulations/

      

    Savez-vous que nous devons subir des tribulations ?1

     
     
     

    Savez-vous que nous devons subir des tribulations ?

    1ére partie

     

    Article de Henri Viaud-Murat.

    Reproduction autorisée, pourvu qu’elle soit intégrale, et que la source soit indiquée.

    Certains Chrétiens s’étonnent quand ils traversent des tribulations, et peuvent même se demander s’ils n’ont pas commis quelque péché pouvant expliquer ces tribulations. Pourtant, la Parole de Dieu nous dit clairement que nous sommes destinés à subir beaucoup de tribulations. Toutefois, le Seigneur veut nous permettre de les traverser en vainqueurs, pour Sa gloire.

    Si, au moyen d’une concordance, vous faites une recherche sur les versets qui parlent de « tribulations, » ou de « tribulation, » vous ne trouverez qu’environ vingt-cinq références. Mais ce sont des références extrêmement importantes, qu’il est bon d’étudier avec soin. C’est ce que nous nous proposons de faire dans cet article.

    Dans Ses derniers entretiens avec Ses disciples, au soir du dernier repas qu’Il prit avec eux, le Seigneur Jésus eut l’occasion de leur dire :

    « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16 : 33).

    Cela signifie que tout ce qu’il vient de leur dire, dans les chapitres 14, 15 et 16, était destiné à leur donner « la paix en Lui. » Le Seigneur savait que Ses disciples auraient des tribulations dans le monde, et Il le leur dit à l’avance dans ce verset. Ce n’était peut-être pas une perspective très réjouissante pour les disciples ! Mais toutes les paroles du Seigneur n’avaient qu’un seul objectif : les fortifier dans la foi, leur donner courage, leur donner la paix, et leur rappeler qu’Il avait vaincu le monde, afin de leur permettre d’affronter toutes leurs tribulations.

    C’est du monde que devaient leur venir toutes les tribulations annoncées par le Seigneur. Mais Jésus a déjà vaincu le monde ! Tout ce qui peut nous venir du monde, et, en particulier toutes les tribulations, nous viennent d’un ennemi déjà vaincu ! Nous savons que le monde entier est sous la puissance du Malin (1 Jean 5 : 19). Nous savons aussi que Satan est le « prince de ce monde » (Jean 12 : 31).

    Les tribulations dont sont l’objet les Chrétiens ne peuvent donc venir que de Satan lui-même. Les Chrétiens étaient auparavant sous sa domination, et ils lui ont échappé en devenant disciples du Seigneur Jésus !

    « Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés » (Colossiens 1 : 12-14).

    Par notre nouvelle naissance spirituelle, Dieu, notre Père, nous a délivrés de la puissance des ténèbres, nous a arrachés du royaume de Satan, et nous a transportés dans le Royaume du Fils de Son amour ! Il nous a assis en Christ dans les lieux célestes !

    « Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Ephésiens 1 : 17-23).

    « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés) ; il nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Ephésiens 2 : 4-7).

    Par conséquent, en Christ, assis dans les lieux célestes, nous sommes, en notre esprit régénéré, bien au-dessus de Satan qui contrôle ce monde ! Nous sommes bien au-dessus de ses principautés, de ses dominations et de ses autorités, c’est-à-dire bien au-dessus de tous ceux qui causent toutes nos tribulations !

    Nous devons donc savoir deux choses très importantes :

      * Tant que nous sommes sur cette terre, nous sommes destinés à subir des tribulations. Mais nous devons bien discerner entre les tribulations que nous pouvons éviter, et celles que nous devrons subir.

      * Nous sommes dans une situation de supériorité spirituelle qui doit nous rendre plus que vainqueurs au milieu de nos tribulations, si nous sommes dans la foi.

      Comment définir exactement les « tribulations » ?

    Sur les vingt-cinq références bibliques parlant de « tribulations, » ou de « tribulation, » vingt-quatre sont la traduction du mot grec « thlipsis. » Voici les principales significations de ce mot : « afflictions, troubles, angoisses, persécutions, fardeaux pesants, oppressions, pressions, détresses, situations désespérées. » Une seule référence est la traduction du mot grec « anagke, » qui signifie le plus souvent : « nécessité, détresse, calamité. »

    Nous voyons immédiatement qu’il ne s’agit pas de petites souffrances passagères, mais de situations particulièrement graves et éprouvantes, sources de vives et profondes souffrances !

    Signalons tout de suite que, parmi ces afflictions et ces épreuves, il n’est nullement mentionné de maladies et d’infirmités, ni de liens démoniaques. La raison en est simple : la Bible établit clairement que le Seigneur Jésus S’est chargé sur la croix de nos maladies et de nos infirmités, et c’est par Ses meurtrissures que nous avons été guéris. Il nous a aussi délivrés de toute la puissance du Malin.

    Il est clair que des maladies et des infirmités peuvent être la cause de grandes tribulations, mais ces tribulations ne sont pas dans la volonté de Dieu pour Ses enfants. Pas plus que les péchés ne sont la volonté de notre Père Céleste pour nous ! Le Seigneur Jésus nous a déjà délivrés de nos péchés, de nos iniquités, de nos maladies et de nos infirmités. En luttant contre ces choses, nous sommes certains de bénéficier de l’appui du Seigneur ! Car nous sommes appelés à être délivrés des tribulations causées par nos péchés, nos maladies, et des liens qui peuvent être causés par des démons. Mais tous ceux qui font le mal attireront sur eux des tribulations qu’ils auraient pu éviter.

    « Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec ! Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec ! » (Romains 2 : 9-10).

    Mais nous ne pourrons pas échapper aux tribulations qui nous viennent du monde, et qui sont dues au simple fait que nous sommes Chrétiens. Ces tribulations prennent le plus souvent la forme d’incompréhensions, d’animosités, de rejets, de médisances, de calomnies, de haines subies, de traitements injustes, et de persécutions plus ou moins violentes, pouvant aller jusqu’à la confiscation de nos biens, l’emprisonnement et la mort.

    L’apôtre Paul nous parle aussi d’une catégorie de tribulations un peu particulières, celles qui sont associées au mariage ! Nous savons que le mariage fait partie du plan de Dieu pour l’homme et la femme, et que le Seigneur a prévu de grandes bénédictions dans le mariage. Mais la Parole de Dieu nous avertit aussi que le mariage nous expose aussi à des tribulations :

    « Si tu t’es marié, tu n’as point péché ; et si la vierge s’est mariée, elle n’a point péché ; mais ces personnes auront des tribulations dans la chair, et je voudrais vous les épargner » (1 Cor. 7 : 28).

    Nous voilà prévenus ! Si nous avons décidé de nous marier, nous pourrons toujours considérer les tribulations associées au mariage, de même que pour toutes les autres tribulations que nous devons subir, comme un moyen de progresser spirituellement !

    Ce sur quoi nous devons insister, c’est que le Seigneur sera avec nous dans ces tribulations, pour nous consoler et nous donner les moyens d’en sortir vainqueurs. Mais nous ne pourrons pas éviter ces tribulations. Nous les subirons, mais nos coeurs devront rester en paix, car Jésus a vaincu le monde !

    Voici ce que l’apôtre Paul disait aux Chrétiens :

    « Quand ils (Paul et Barnabas) eurent évangélisé cette ville et fait un certain nombre de disciples, ils retournèrent à Lystre, à Icone et à Antioche, fortifiant l’esprit des disciples, les exhortant à persévérer dans la foi, et disant que c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu » (Actes 14 : 21-22).

    Nous sommes déjà, en esprit, dans le Royaume de Dieu. Mais nous n’y sommes pas encore entrés définitivement, dans notre être entier. Nous entrerons pleinement dans le Royaume de Dieu lorsque notre corps sera ressuscité, lors du retour du Seigneur et de l’enlèvement de l’Eglise. D’ici là, si notre esprit est déjà dans le Royaume de Dieu, notre âme et notre corps physique sont toujours en contact direct avec le monde qui nous entoure, et sont donc soumis à « beaucoup de tribulations. »

    Tous les apôtres du Seigneur ont connu ces tribulations. Voici ce qu’écrit l’apôtre Jean, quand il était prisonnier sur l’île de Patmos :

    « Moi Jean, votre frère, et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la persévérance en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus (Apoc. 1 : 9).

    Jean était prisonnier à cause « de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. » Comme tous les Chrétiens, il avait part à la tribulation, mais aussi au Royaume et à la persévérance en Jésus. Si nous persévérons et restons fidèles au Seigneur, au milieu des tribulations, nous avons aussi part au Royaume de Dieu, et toutes les ressources du Royaume restent à notre disposition.

    L’apôtre Paul lui-même a souvent témoigné qu’il avait traversé de nombreuses tribulations. Il en donne parfois un aperçu dans certaines de ses épîtres :

    « Si quelqu’un vous asservit, si quelqu’un vous dévore, si quelqu’un s’empare de vous, si quelqu’un est arrogant, si quelqu’un vous frappe au visage, vous le supportez. J’ai honte de le dire, nous avons montré de la faiblesse. Cependant, tout ce que peut oser quelqu’un, -je parle en insensé, -moi aussi, je l’ose ! Sont-ils Hébreux ? Moi aussi. Sont-ils Israélites ? Moi aussi. Sont-ils de la postérité d’Abraham ? Moi aussi. Sont-ils ministres de Christ ? -Je parle en homme qui extravague. -Je le suis plus encore : par les travaux, bien plus ; par les coups, bien plus ; par les emprisonnements, bien plus. Souvent en danger de mort, cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage, j’ai passé un jour et une nuit dans l’abîme. Fréquemment en voyage, j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères. J’ai été dans le travail et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif, à des jeûnes multipliés, au froid et à la nudité. Et, sans parler d’autres choses, je suis assiégé chaque jour par les soucis que me donnent toutes les Églises » (2 Cor. 11 : 20-28).

    Paul était souvent dans le besoin, souvent en grand danger, souvent affligé jusqu’à l’extrême limite ! Aujourd’hui, si un serviteur de Dieu rendait un tel témoignage de son existence, beaucoup n’hésiteraient sans doute pas à dire qu’il devait avoir quelque péché caché dans sa vie, pour que Dieu le « punisse » de la sorte ! Ils affirmeraient que « cet homme n’est pas béni » et « qu’il n’est pas normal qu’il connaisse autant d’épreuves » !

    Combien leur erreur aurait été grande, et leur discernement spirituel faible ! Aujourd’hui, la plupart des « apôtres » modernes, souvent autoproclamés, exigent de voyager en première classe et de coucher dans des hôtels cinq étoiles ! Beaucoup d’entre eux prêchent même un « Evangile de la prospérité » qui n’a rien à voir avec l’Evangile de Christ ! Selon eux, c’est en étant ainsi riches et prospères qu’ils peuvent témoigner de la « bénédiction » de Dieu sur leur vie ! Mais ce n’était pas ainsi que Paul pouvait témoigner de son apostolat !

    « Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ; par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère, par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; au milieu de la gloire et de l’ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ; comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons; comme châtiés, quoique non mis à mort ; comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses » (2 Cor. 6 : 4-10).

    « Nous ne voulons pas, en effet, vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. C’est lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d’une telle mort, lui de qui nous espérons qu’il nous délivrera encore, vous-mêmes aussi nous assistant de vos prières, afin que la grâce obtenue pour nous par plusieurs soit pour plusieurs une occasion de rendre grâces à notre sujet » (2 Cor. 1 : 8-11).

    Quel exemple glorieux pouvait donner l’apôtre Paul, au milieu de toutes ses tribulations ! Combien, aujourd’hui encore, nous avons toujours besoin d’un tel témoignage !

    Voici ce qu’il déclarait encore aux anciens d’Ephèse :

    « Et maintenant voici, lié par l’Esprit, je vais à Jérusalem, ne sachant pas ce qui m’y arrivera ; seulement, de ville en ville, l’Esprit-Saint m’avertit que des liens et des tribulations m’attendent. Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20 : 22-24).

    Paul savait, par le Saint-Esprit, que des liens et des tribulations l’attendaient. Mais il ne faisait aucun cas de sa vie. Ce qui lui importait, c’était d’accomplir sa course avec joie, et le ministère qu’il avait reçu du Seigneur Jésus : annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu !

    Le Seigneur a besoin de Chrétiens de cette trempe ! Beaucoup de Chrétiens s’étonnent et s’inquiètent lorsqu’ils traversent des tribulations, des afflictions ou des persécutions. Ils se demandent s’ils n’ont pas dans leur vie quelque péché caché qui pourrait expliquer ces tribulations. Certes, nous devons nous examiner devant le Seigneur, pour savoir si ce n’est pas le cas. Mais, dans la plupart des cas, nous pouvons dire qu’il s’agit simplement de l’ignorance du fait que nous sommes destinés à subir de nombreuses afflictions, pour le seule raison que nous sommes disciples du Seigneur Jésus, et que nous faisons ce qui est juste devant Dieu.

    Nous devons aussi être toujours convaincus que le Seigneur nous consolera au milieu de nos tribulations, et nous en délivrera d’une manière ou d’une autre. L’histoire de Joseph nous en donne un exemple frappant.

    « Les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Egypte. Mais Dieu fut avec lui, et le délivra de toutes ses tribulations ; il lui donna de la sagesse et lui fit trouver grâce devant Pharaon, roi d’Egypte, qui l’établit gouverneur d’Egypte et de toute sa maison » (Actes 7 : 9-10).

    Joseph avait dix-sept ans lorsque ses frères le vendirent comme esclave à des marchands qui l’emmenèrent en Egypte. Et il avait trente ans lorsque Pharaon le mit à la tête de l’Egypte. Cela signifie que, pendant treize ans, Joseph vécut en esclave ou en prison, subissant toutes sortes de tribulations. Cependant, au milieu de ses tribulations, Dieu a toujours été avec lui, le protégeant et le consolant. Joseph était convaincu que le Seigneur était avec lui. Mais il dut peut-être trouver parfois le temps bien long, et ses épreuves bien pénibles. Jamais il ne s’est plaint de sa situation, jamais il ne s’est rebellé contre le Seigneur, et jamais non plus il n’a oublié les songes qui lui avaient été donnés dans son adolescence, et qui lui annonçaient un avenir glorieux. Joseph est toujours resté dans la foi, et c’est ce qui lui a permis de voir s’accomplir les choses qu’il avait reçues par la foi.

    Pour recevoir les consolations divines au milieu de nos tribulations, il est donc absolument indispensable que nous restions dans la foi ! Seule la foi peut nous soutenir dans nos tribulations, car la foi nous donne la certitude que les promesses de Dieu s’accompliront toujours. Par la foi, nous pouvons voir au-delà de nos tribulations. Nous pouvons savoir qu’un grand ciel bleu s’étend toujours au-dessus des nuages noirs ! Nous pouvons savoir qu’au-dessous des plus fortes tempêtes, l’océan reste toujours parfaitement calme !

    Paul a souvent confessé qu’il avait été consolé au milieu de ses tribulations :

    « J’ai une grande confiance en vous, j’ai tout sujet de me glorifier de vous ; je suis rempli de consolation, je suis comblé de joie au milieu de toutes nos tribulations. Car, depuis notre arrivée en Macédoine, notre chair n’eut aucun repos; nous étions affligés de toute manière : luttes au dehors, craintes au dedans. Mais Dieu, qui console ceux qui sont abattus, nous a consolés par l’arrivée de Tite, et non seulement par son arrivée, mais encore par la consolation que Tite lui-même ressentait à votre sujet : il nous a raconté votre ardent désir, vos larmes, votre zèle pour moi, en sorte que ma joie a été d’autant plus grande » (2 Cor. 7 : 4-7).

    Dieu, qui console ceux qui sont abattus ! Le grand apôtre Paul était donc abattu ! Il connaissait les « luttes au dehors, et les craintes au-dedans » ! Mais Dieu l’a consolé par l’arrivée de Tite, qui lui a raconté quelles étaient les bonnes dispositions des Corinthiens à son égard, et sa joie a été grande ! Ses tribulations n’ont pas été supprimées, mais il a été consolé, et sa joie a été grande, au milieu de ses tribulations ! Il en sera de même pour nous !

    Par conséquent, non seulement nous serons consolés au milieu de nos tribulations et de nos afflictions, mais nous pourrons aussi être un sujet de consolation pour les autres, au milieu de leurs propres tribulations, quand ils verront notre attitude et la manière dont nous réagissons, lorsque nous restons fermes dans la foi.

    Voici ce que Paul écrit aux Ephésiens :

    « Aussi je vous demande de ne pas perdre courage à cause de mes tribulations pour vous : elles sont votre gloire. A cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos coeurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l’Église et en Jésus-Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen ! » (Ephésiens 3 : 13-21).

    Comment les tribulations de Paul pouvaient-elles être la gloire des Ephésiens ? Parce que Paul était puissamment fortifié dans son être intérieur. Il connaissait l’amour de Christ, et il était rempli de toute la plénitude de Dieu, au milieu de ses tribulations, et malgré ces tribulations ! Paul pouvait montrer aux Ephésiens l’exemple de ce que Dieu pouvait accomplir dans la vie de quelqu’un qui traversait de grandes tribulations ! Et c’est ainsi que ces tribulations pouvaient devenir un sujet de gloire, non seulement pour Paul, mais aussi pour tous ceux qui voyaient de quelle manière glorieuse l’apôtre traversait ces tribulations. Ceux-ci pouvaient ainsi ne pas perdre courage, ou reprendre courage s’ils étaient découragés.

    C’est notre connaissance de l’amour de Christ pour nous, amour qui surpasse toute connaissance, qui nous permet d’être puissamment fortifiés dans notre être intérieur, et de recevoir la force spirituelle pour traverser toutes nos tribulations, comme le Seigneur Jésus a traversé les Siennes !

    « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8 : 35-39).

    Paul peut aussi louer les Chrétiens de Thessalonique pour l’exemple remarquable qu’ils ont pu donner, au milieu des terribles tribulations qu’ils ont dû traverser.

    « Et vous-mêmes, vous avez été mes imitateurs et ceux du Seigneur, en recevant la parole au milieu de beaucoup de tribulations, avec la joie du Saint Esprit, en sorte que vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de la Macédoine et de l’Achaïe » (1 Thes. 1 : 6-7).

    Les Thessaloniciens avaient reçu la Parole de Dieu avec la joie du Saint-Esprit, au milieu de beaucoup de tribulations. C’est pour cela qu’ils ont pu être des modèles pour tous.

    « C’est pourquoi, impatients que nous étions, et nous décidant à rester seuls à Athènes, nous envoyâmes Timothée, notre frère, ministre de Dieu dans l’Evangile de Christ, pour vous affermir et vous exhorter au sujet de votre foi, afin que personne ne fût ébranlé au milieu des tribulations présentes ; car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. Et lorsque nous étions auprès de vous, nous vous annoncions d’avance que nous serions exposés à des tribulations, comme cela est arrivé, et comme vous le savez. Ainsi, dans mon impatience, j’envoyai m’informer de votre foi, dans la crainte que le tentateur ne vous eût tentés, et que nous n’eussions travaillé en vain. Mais Timothée, récemment arrivé ici de chez vous, nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi et de votre charité, et nous a dit que vous avez toujours de nous un bon souvenir, désirant nous voir comme nous désirons aussi vous voir. En conséquence, frères, au milieu de toutes nos calamités et de nos tribulations, nous avons été consolés à votre sujet, à cause de votre foi. Car maintenant nous vivons, puisque vous demeurez fermes dans le Seigneur. Quelles actions de grâces, en effet, nous pouvons rendre à Dieu à votre sujet, pour toute la joie que nous éprouvons à cause de vous, devant notre Dieu ! » (1 Thes. 3 : 1-9).

    Dans ce passage capital, nous voyons tout d’abord que Paul s’inquiétait de la foi des Thessaloniciens, en raison des terribles tribulations qu’ils traversaient. Il était impatient de les affermir dans la foi, afin que personne ne soit ébranlé au milieu des tribulations.

    Paul ajoute : « Car vous savez vous-mêmes que nous sommes destinés à cela. »

    Bien-aimés frères et soeurs, savez-vous que nous sommes destinés à subir beaucoup de tribulations ? Où en est votre foi, au milieu de vos tribulations ? Ne savez-vous pas que le Seigneur veut vous fortifier et vous édifier dans la foi, afin que vous ne succombiez pas aux tentations du Malin, mais, au contraire, que vous puissiez rendre un témoignage à la gloire de Dieu ? Quelle sont ces tentations que le Malin nous envoie quand nous traversons des tribulations ? Ce sont les tentations de nous décourager, de tout abandonner, de baisser les bras, ou de tout jeter par-dessus bord ! Et même la tentation d’abandonner le Seigneur et la marche chrétienne, parce que les tribulations sont trop fortes.

    Mais ce ne sont jamais nos tribulations qui sont trop fortes ! C’est toujours notre foi qui sera trop faible, parce que nous aurons négligé tous les moyens d’édification et de consolation que le Seigneur a mis à notre disposition ! Il veut que nous soyons enracinés profondément en Lui et en Sa Parole, afin que nous puissions tenir et rester fermes, quand surviendra une tribulation que nous devrons traverser. C’est le Seigneur Jésus Lui-même qui nous le dit, dans sa parabole du semeur :

    « Celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute » (Matthieu 13 : 21 et Marc 4 : 17).

    Notre conversion à Christ et notre consécration ne doivent pas être superficielles, car nous ne tiendrons pas lorsque surviendra la tribulation. La superficialité spirituelle est le signe que notre repentance a aussi été superficielle. Si nous n’avons pas une claire révélation du péché, nous ne pourrons pas apprécier le sacrifice de Jésus à sa juste valeur, et notre amour pour le Seigneur sera lui aussi superficiel.

    Paul a donc dépêché Tite pour s’enquérir de la foi des Thessaloniciens. Et Tite, de retour, a donné à Paul d’excellentes nouvelles, qui l’ont immédiatement consolé, au milieu de ses propres tribulations et calamités ! Paul avait donc besoin d’être consolé, et ce qui l’a consolé, c’est la fermeté dans la foi dont faisaient preuve ceux qui traversaient comme lui de grandes tribulations. Malgré leurs tribulations, les Thessaloniciens étaient restés fidèles au Seigneur.

    Bien-aimés, le plus puissant sujet de consolation que nous pouvons recevoir, dans cette vie remplie de tribulations, est sans doute le fait de voir la fidélité et la constance de certains de nos frères et soeurs, qui sont également affligés et qui subissent de grandes tribulations, tout en faisant preuve de patience et de fermeté dans le Seigneur ! N’oublions jamais cela quand nous traversons des tribulations ! De nombreux témoins nous observent, et nous pouvons être un grand sujet de consolation pour tous ceux qui nous voient rester fidèles et constants dans notre amour pour le Seigneur, au milieu de nos tribulations !

    11/6/2009

    Entrer dans le Royaume ! Ou "Naître de Nouveau"

     


    Entrer dans le Royaume
    ! Ou "Naître de Nouveau"

     

    Un soir un docteur de la loi, un juif appelé Nicodème vint trouver le Seigneur Jésus-Christ, car il croyait que Jésus était un homme venu de Dieu à cause des miracles qu'il accomplissait.

    Sans qu'il s'y attende il se trouva confronté à un élément fondamental du Royaume de Dieu : la nouvelle naissance, "naître de nouveau"

    Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  Jean 3:5 

    C'est aussi ce qu'écrit l'apôtre Paul

    Ce que je dis, frères, c’est que la chair et le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’hérite pas l’incorruptibilité. 1 Corinthiens 15:50

    Comme Nicodème, nous vivons dans un contexte religieux fait de croyances et de traditions héritées de nos parents. Comme Nicodème nous sommes impressionnés lorsque des manifestations surnaturelles se produisent et nous cherchons à en connaître l'origine et la raison.

    En naissant, nous héritons tous, plus ou moins, d'un système religieux et culturel dans lequel nous sommes intégrés, un peu malgré nous, une religion que nous pratiquons avec plus ou moins de bonheur et dans laquelle il ne se passe pas grand chose de bouleversant. C'était le cas de Nicodème. Alors Jésus va l'attirer sur un autre terrain, celui du royaume de Dieu.

    Nous devons bien comprendre que le Royaume de Dieu est un monde différent de celui de la religion. C'est un royaume spirituel, régit par des lois spirituelles et seulement ce qui est spirituel peut y entrer et y demeurer. Jésus dit

    Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Jean 3:6 

    Jésus a bien précisé la  condition essentielle pour y entrer : "Il faut naître de nouveau !" C'est indispensable !

    Le Seigneur a souligné avec insistance la nécessité d'une nouvelle naissance pour entrer dans le royaume de Dieu :

    Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.  Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit.  Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau. Jean 3.5/7 

    Alors avec Nicodème nous posons la question : Comment cela peut-il se faire ?

    Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ? Jean 3:4  

    2000 ans après, la question de ce docteur de la loi peut nous faire sourire, mais nous lui ressemblons  dans bien des domaines concernant les choses surnaturelles. Lorsqu'elles dépassent notre compréhension, nous posons, incrédules, cette même question : Comment cela peut-il se faire ?

    La question de la nouvelle naissance est  importante, car elle concerne notre avenir éternel, l'entrée dans la vie éternelle.

    Naître de nouveau, c'est recevoir une vie nouvelle que le Seigneur appelle : la vie éternelle, qui n'est pas seulement le fait de vivre éternellement, mais de   recevoir la vie même de Dieu, la vie dont Dieu vit, une vie de la même nature, de la même essence que celle de Dieu. Nous n'avons pas naturellement cette vie demeurant en nous. La vie naturelle que nous avons hérité de nos parents et la vie spirituelle accordée par Dieu à ceux qui croient en Jésus, sont deux choses totalement différentes.

    Les enfants de Dieu naissent  non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1:12,13

    Né de la chair

    Jésus dit "ce qui est né de la chair est chair". Par ses paroles, le Seigneur ne désigne pas seulement notre être physique, mais l'ensemble de l'être humain : son esprit, son âme, son corps, l'être naturel et Il enseigne que notre être naturel, ce qui est né de l'homme, avec ses facultés naturelles, psychiques ou physiques, n'a pas accès au monde spirituel de Dieu, comme l'écrit aussi l'apôtre Paul :

    Mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge. 1 Corinthiens 2:9,14

    C'est pour cela que Dieu donné un moyen pour entrer dans son royaume qui ne relève pas de nos qualités ou de nos œuvres, mais de l'accueil que nous réservons au Fils de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ :

    Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. Jean 1:12

    L'apôtre Paul écrit que ce qui est né de la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, mais au contraire y est opposé.

    Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit.
    Et l’affection de la chair, c’est la mort, tandis que l’affection de l’esprit, c’est la vie et la paix ; car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu’elle ne le peut même pas.
    Or ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu.
    Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Romains 8:5-9

    Le royaume de Dieu est régi par une loi spirituelle, tandis que notre être naturel, malgré notre bonne volonté, demeure soumis à des lois charnelles.

    Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. Car je ne sais pas ce que je fais: je ne fais point ce que je veux, et je fais ce que je hais. Romains 7.14/15

    Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… Ephésiens 2:3 

    Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, Galates 5:17 

    Il est indispensable que Dieu intervienne pour changer cette situation et nous donne une vie nouvelle, pour que nous devenions enfants de Dieu,  afin d'avoir part au Royaume de Dieu.

    Une vie nouvelle

    Il y a une expérience spirituelle que Jésus appelle "naître de nouveau" ou "naître de l'esprit" par laquelle nous entrons dans le royaume de Dieu, c'est à dire dans le monde spirituel de Dieu.

    Naître de nouveau ou naître de l'esprit, c'est don recevoir la vie de Dieu, encore appelée "la vie éternelle". Sa nature est différente de ce que nous connaissons. La Bible dit : "que cette vie est dans son Fils et que   celui qui a le Fils a la vie;  celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie." 1 Jean 5.11

    Qu'est ce que cette nouvelle naissance ? Que se passe-t-il concrètement lorsque nous naissons de nouveau ? 

    La Bible répond clairement à notre question :  Dieu envoie dans nos cœurs l'Esprit de son Fils :

    Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! Galates 4:6 

    La nouvelle naissance est un miracle.

    Elle  est l'œuvre de Dieu, par le Saint-Esprit. Jésus l'appelle "naître de l'Esprit" parce qu'elle est le produit de l'œuvre du Saint-Esprit dans notre esprit

    La vie éternelle vient de Dieu, elle est un don  gratuit de Dieu. (Romains 6:23 "Le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur").   Nous ne pouvons pas la produire nous-mêmes et nos parents ne peuvent pas nous la donner. Ils peuvent nous transmettre une religion, mais pas la vie éternelle.

    Ceux qui sont nés de nouveau sont nés de Dieu : 

    lesquels sont nés,  non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1:13 

    Une autre question : Comment savons-nous que nous sommes enfants de Dieu et que son Esprit est venu en nous ?

    … vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!  L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Romains 8.15/16

    Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit. 1 Jean 4:13 

    Celui qui croit au Fils de Dieu a ce témoignage en lui-même; celui qui ne croit pas Dieu le fait menteur, puisqu’il ne croit pas au témoignage que Dieu a rendu à son Fils. 1 Jean 5:10

    Il ne s'agit pas d'une évolution logique du raisonnement humain, de la connaissance d'une théologie, d'une pratique religieuse, mais d'une action surnaturelle de Dieu, envoyant son Esprit dans notre cœur, en réponse à notre foi.

    Cette vie nouvelle, la vie éternelle, ne peut être reçue que lorsque nous sommes réconciliés avec Dieu par le pardon de nos péchés et  unis à lui par la foi en Jésus.

    Il est bon de reprendre les choses à leur début : NOUS ÉTIONS MORTS par nos offenses et par nos péchés. .

    Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés,  dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.

    Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… Eph.2.1

    C'est seulement Dieu qui peut nous rendre à la vie.

    Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés,  nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ ... c’est par grâce que vous êtes sauvés par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.  Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Ephésiens 2:4,8 

    Que faut-il faire pour naître de nouveau ?

    Voici  ce que Jésus dit :

    En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. Jean 5:24

    Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. Jean 3:36 

    Nous pouvons comprendre que pour naître de l'Esprit, recevoir la vie éternelle, il faut croire en Jésus-Christ et le recevoir.

    Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,  non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1 :12,13 

    Ce que nous avons à faire est simple : Nous repentir de nos péchés et croire que le Seigneur Jésus  les a expiés sur la croix, pour en recevoir le pardon.

    Aujourd'hui, le monde ne sait plus ce qu'est le péché, tout devient normal, même les choses les plus abjects.

    Mais, nous qui croyons au Seigneur Jésus, nous devons savoir ce qu'est le péché et être conscients de sa gravité.

    Il y a un vieux cantique qui dit : C'est pour mes péchés qu'Il dût tant souffrir et supporter l'ignominie.

    Si nous voulons connaître la réalité en ce qui concerne la gravité du péché, nous devons considérer la croix du Seigneur Jésus, ses souffrances physiques, morales et spirituelles, sa mort humiliante. Le chapitre 53 du livre du prophète Esaïe, est, avec le Psaume 22, l'un des chapitres de la Bible qui exprime le mieux les souffrances de Jésus sur la croix.

    Il y a une porte ouverte pour entrer dans le royaume de Dieu, il n'y en a qu'une : celle que Jésus a ouverte lui-même par son sacrifice dans son corps sur la croix. Et c'est par elle qu'il nous faut entrer. Jean 10.7

    Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là.  Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. Matthieu 7.13/14 

    Aujourd'hui, certains prédicateurs présentent l'Évangile, comme un chemin facile…Mais Jésus n'a jamais trompé ses auditeurs. Il dit "Étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie"

    La première parole que Jésus prêche dans son Évangile, c'est "repentez-vous"

    Dès ce moment Jésus commença à prêcher, et à dire: Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. Matthieu 4:17 

    Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. Luc 13:3 

    Les apôtres ne prêchaient pas autre chose :

    Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Actes 2:38 

    Paul  annonçait aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Actes 20:21

    Avez vous remarqué que la repentance vient avant la foi, avant même la conversion ?

    Certains disent : Cette prédication est rebutante pour les gens du monde…C'est vrai, mais elle est la seule qui peut amener les pécheurs jusqu'à Dieu, jusqu'à la nouvelle naissance.

    Pour entrer dans le royaume de Dieu, il faut recevoir le Roi JÉSUS, et pour qu'il entre dans votre cœur, il faut que vos péchés soient effacés.

    Jésus entre dans nos cœurs par son Esprit, si quelqu'un ne reçoit pas l'Esprit de Christ, il ne peut lui appartenir, donc être citoyen du royaume de Dieu.

    Pour que le Seigneur vienne habiter son temple, il faut que ce dernier soit purifié et seul le sang de Jésus nous lave de nos péchés, en réponse à la repentance et à la foi.

    La repentance est le sentiment de tristesse envers Dieu, qui saisit notre âme, lorsque nous devenons conscients de la souillure de nos péchés, à l'ouïe de la prédication du véritable message de l'Évangile, sous l'action du Saint-Esprit.

    Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous ?

    Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse.

    Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes. Actes 2:37, 40-41

    Tous ces hommes et ses femmes qui ont cru et ont été baptisés au nom du Seigneur Jésus, sont devenus enfants de Dieu

    Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés,  non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1.12/13 

    Nés d'eau et d'Esprit, ils sont entrés dans le royaume de Dieu, parce qu'en premier lieu ils ont reconnu qu'ils étaient pécheurs et perdus, loin de Dieu et en opposition avec Dieu, et qu'ensuite ils ont cru que Christ avait offert sa vie sur la croix pour les sauver.

    Aujourd'hui, certains croient pouvoir servir Dieu, être chrétiens sans passer par la repentance. Ils viennent avec leurs qualités, leurs capacités, leur sagesse et leur intelligence, leur force, leur argent et leur or…Et ils disent : "Me voici ! Je suis une personne bien ! Je ne suis pas comme ces pauvres indigents…! Moi je peux servir Dieu !

    Moi, je peux!

    Ainsi parle l’Eternel: Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse, Que le fort ne se glorifie pas de sa force, Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse. Jérémie 9:23

    Et encore : Apocalypse 3:17-20

    Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu,  je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi.

    Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.

    Il n'y a pas d'autre chemin que la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. C'est le moyen d'entrer par la porte  dans le royaume de Dieu et d'être sauvé.

    Jésus dit : Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Jean 10.9

    Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom(que celui de Jésus)  qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Actes 4:12 

    Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. Actes 10:43 

    Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Jean 3:16 

    Remarquons bien que la repentance à elle seule n'est pas suffisante. La repentance est le sentiment de tristesse qui nous étreint lorsque nous prenons conscience de notre péché, sous la conviction que le Saint-Esprit opère en nous.

    Aussi, après avoir été convaincus de péché, nous devons obtenir l'assurance qu'ils sont effacés et cela c'est le produit de la foi.

    Après nous avoir convaincus de péché, l'Esprit de Dieu nous conduit à considérer les souffrances et la mort  de Jésus, afin que nous ayons l'assurance que nos péchés qui nous attristent ont réellement été expiés par le Christ sur la croix.

    Jésus lui-même prend comme exemple un épisode de la vie du peuple d'Israël pendant sa marche dans le désert

    Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé,  afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Jean 3.14 

    Le récit auquel Jésus fait allusion se trouve dans le livre des Nombres au chapitre 21 : 4 à 11

    Ils partirent de la montagne de Hor par le chemin de la mer Rouge, pour contourner le pays d’Edom. Le peuple s’impatienta en route,  et parla contre Dieu et contre Moïse: Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Egypte, pour que nous mourions dans le désert? car il n’y a point de pain, et il n’y a point d’eau, et notre âme est dégoûtée de cette misérable nourriture.

    Alors l’Eternel envoya contre le peuple des serpents brûlants; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël.

    Le peuple vint à Moïse, et dit: Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Eternel et contre toi. Prie l’Eternel, afin qu’il éloigne de nous ces serpents. Moïse pria pour le peuple.

    L’Eternel dit à Moïse: Fais-toi un serpent brûlant, et place-le sur une perche; quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

    Moïse fit un serpent d’airain, et le plaça sur une perche; et quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain, conservait la vie.

    La seule chose qu'ils avaient à faire pour obtenir la guérison de ces morsures de serpents, c'était de regarder le serpent d'airain fixé sur ce bois, qui figurait le mal qui les atteignait, et de croire à la promesse de Dieu :

    Quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie.

    Jésus s'est servi de cette merveilleuse illustration pour nous faire comprendre que par sa mort sur la croix, il a détruit le mal qui nous condamnait : le péché

    Regarde et crois ! C'est le regard de la foi, le regard qui considère la croix de Jésus-Christ comme la réalité du  salut.

    Cela peut nous paraître d'une simplicité désarmante, mais c'est le moyen que Dieu dans sa sagesse, a établi pour l'expiation de nos péchés, afin que nous recevions la vie éternelle.

    Car puisque le monde, avec sa sagesse, n’a point connu Dieu dans la sagesse de Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par la folie de la prédication.

    Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse:  nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens  mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs.  Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. 1 Corinthiens 1:21-25 

    Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu;  et ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

    C’est lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient victime propitiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de sa patience, afin, dis-je,  de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus.  Romains 3: 23-26 

    Cher ami, toi qui te repens de tes péchés, il te suffit de considérer la croix de Christ, ses souffrances et sa mort. Son sacrifice a été accompli pour expier tes péchés, te réconcilier avec Dieu et te rendre capable de devenir enfant de Dieu, d'entrer dans son royaume.

    Regarde à la croix du Seigneur Jésus, crois et reçois le pardon de tes péchés. Quiconque croit en lui a la vie éternelle.

    Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. Jean 3:36 

    C’est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit: Aujourd’hui, si vous entendez sa voix… n'endurcissez pas votre coeur! Héb.3.7

     

     

    http://www.pasteurweb.org/Etudes/Le%20royaume/EntrerDansLeRoyaume.htm

    Le culte

     

     Le culte

     Par Jean-Raymond COULERU

     Il n’y a rien de plus beau qu’un vrai culte ! C’est un avant-goût du ciel ! Après la Pentecôte, les premiers chrétiens étaient remplis de joie et du Saint-Esprit. Leurs cœurs débordaient de louanges et ils se rassemblaient pour adorer le Seigneur. Ils prenaient la cène dans leurs maisons en mémoire du Sauveur qu’ils aimaient et attendaient des cieux. «Aujourd’hui nous avons une libre entrée dans le sanctuaire céleste par le moyen du sang de Jésus: approchons- nous donc et donnons gloire à Dieu !» (Héb 10.19-22).

     1. Qu’est-ce que le culte ?

    C’est une adoration collective offerte d’un commun accord. On va au culte pour apporter et non pas pour recevoir. Ce n’est jamais l’accomplissement d’un devoir religieux en vue de gagner le ciel ou la faveur de Dieu. Ce n’est pas non plus un hommage des lèvres, offert avec légèreté, car Dieu regarde au cœur.

    Le culte proprement dit n’est pas non plus la confession des péchés, ni les prières pour nos besoins, pour les malades ou pour le salut des âmes, ni même la prédication de la parole de Dieu - toutes ces choses étant excellentes à leur place. Souvenons-nous que le culte est au-dessus du ministère de la Parole, car il est offert à Dieu tandis que le ministère s’adresse aux hommes (édification, évangélisation, etc.)

    2. Qui peut rendre culte?

    Qui sont les vrais adorateurs ? Nous avons la réponse en Jean 4.23: «Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande». Pour pouvoir apporter à Dieu un culte qui lui soit agréable, il faut d’abord être réconcilié avec lui, avoir la paix avec Dieu.

    Ce sont donc les enfants de Dieu, ceux qui possèdent la joyeuse assurance de leur salut parce qu’ils ont été régénérés, qui peuvent rendre à Dieu un culte véritable. Il faut être né de nouveau (Jean 3.3) avant de pouvoir être un vrai adorateur (Jean 4.23). «Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu ! » (1 Jean 3.2). Quel bonheur de posséder une entière certitude à cet égard ! Ami lecteur, cette assurance est-elle aussi la vôtre ?

    3. Qui est l’objet du culte?

    Qui adorons-nous ? Selon l’Écriture, nous adorons Dieu le Père et notre Seigneur Jésus-Christ. Rendons hommage à Dieu ! Il est notre créateur: devant lui, nous sommes poussière et cendre. Célébrons sa grandeur, sa majesté, sa puissance. Il est aussi le Dieu Sauveur qui a donné son fils unique, et notre Père céleste, qui nous a adoptés et a fait de nous ses enfants, nous qui auparavant étions des enfants de colère comme les autres. Ecoutez le cri de joie de l’apôtre Jean: «Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes». (1 Jean 3.1).

    Nous adorons aussi le Seigneur Jésus, notre rédempteur, l’auteur, la source et la cause de notre éternel bonheur. L’apôtre Thomas adora Jésus en s’écriant: «Mon Seigneur et mon Dieu ! » Le jour de l’Ascension, tous les disciples l’ont adoré (Luc 24.52). Hébreux 1.6 dit: «Que tous les anges de Dieu l’adorent! »

    4. Où est le lieu du culte ?

    Le Nouveau Testament - en contraste avec l’Ancien - ne désigne plus aucun lieu particulier consacré au culte (voir Jean 4.20-21). Le vrai «lieu du culte» (durant la dispensation du Saint-Esprit), c’est le sanctuaire céleste. Ceux qui adorent pénètrent en esprit dans le ciel même, dans le Saint des saints, à l’intérieur du voile déchiré (peu importe l’endroit où ils se trouvent sur la terre !). C’est ce que l’épître aux Hébreux nous enseigne si clairement: «Ainsi donc, frères, puisque nous avons au moyen du sang de Jésus une libre entrée dans le sanctuaire ... approchons-nous avec un cœur sincère» (Héb 10.19-22).

    Sur le voile du tabernacle dressé dans le désert, il y avait des chérubins destinés à rappeler ceux du jardin d’Eden qui gardaient le chemin de l’arbre de vie (voir Gen 3.24). Qu’est-ce que cela voulait dire ? Simplement ceci: «Entrée interdite». «Le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert» (Héb 9.8). Mais lorsque Jésus sur la croix a pu s’écrier: «Tout est accompli ! » alors le voile du temple s’est déchiré du haut en bas, découvrant ainsi le lieu très saint. Alléluia ! Nous avons maintenant au moyen du sang de Jésus une libre entrée dans la présence même de Dieu.

    5. Quelle est la puissance pour rendre culte ? 

    C’est le Saint-Esprit ! Nous rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu (Phil 3.3). Tous les rachetés de Christ, tous les bien-aimés du Seigneur, ont ici-bas un double sacerdoce à exercer dans la puissance de l’Esprit: un saint sacerdoce [adorateurs] et un sacerdoce royal [témoins] (voir 1 Pi 2.5, 9).

    L’Esprit dans les croyants est comparé en Jean 4.14 à une fontaine d’eau jaillissant vers Dieu [en adoration] et en Jean 7.37-39 à des fleuves d’eau vive coulant vers les hommes [témoignage]. En relation avec le culte et les diverses réunions de l’église locale, prenons garde de ne pas oublier cette sérieuse exhortation: «N’éteignez pas l’Esprit ! » (1 Thes 5.19).

    6. Quel est l’élément central du culte ?

    C’est la sainte cène, ou la commémoration du sacrifice de Christ. On voit les chrétiens des temps apostoliques se réunir le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche, pour «rompre le pain», autrement dit pour prendre la cène (ou le repas du Seigneur)

    Aujourd’hui, en y participant, les enfants de Dieu réunis se souviennent des souffrances indicibles de leur Sauveur bien-aimé; ils témoignent de leur unité en lui; ils annoncent sa mort et se réjouissent ensemble de son prochain retour.

    a) Faites ceci en mémoire de moi (Luc 22.19; 1 Cor 11.24-25)

    La cène est un mémorial des souffrances de Christ pour nous. En y participant, nous contemplons Jésus crucifié, mourant à notre place à cause de nos péchés. Nous sommes ainsi poussés à l’adoration et à la louange. «La coupe de bénédiction pour laquelle nous rendons grâces, n’est-elle pas la communion au sang de Christ», à ce précieux sang qui, seul, «nous purifie de tout péché» ? (1 Cor 10.16; 1 Jean 1.7)

    b ) Nous formons un seul corps

    Tous ceux qui sont en Christ (2 Cor 5.17) - nés de nouveau - enfants de Dieu - forment un seul corps dont Christ est la tête glorifiée dans le ciel et eux-mêmes membres les uns des autres. «Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion au corps de Christ ? Puisqu’il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps; car nous participons tous à un seul et même pain» (1 Cor 10.16-17).

    c) Nous annonçons la mort du Seigneur 

    «Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur...» (1 Cor 11.26). Nous croyons que la venue du Seigneur pour chercher les siens est extrêmement proche (voir 1 Thes 4.16-18). Quelle joie ! Nos cœurs tressaillent d’allégresse et d’espérance, car bientôt nous contemplerons de nos yeux notre Sauveur bien aimé. Alors, quand nous serons auprès de lui dans la maison du Père, nous n’aurons plus besoin de ces signes visibles de la cène.

    7. Quelles sont les conditions requises pour rendre culte ?

    a) Nous approcher de Dieu avec révérence et avec crainte (Héb 12.28).

    «Dieu est au ciel, et toi sur la terre: que tes paroles soient donc peu nombreuses» (Ecc 5.1). Dans un culte en commun, offrons de courtes prières. Soyons brefs, afin de laisser de la place aussi pour les autres.

     b) Ne pas oublier la bienfaisance et la libéralité

    «Dieu aime celui qui donne avec joie» (2 Cor 9.7). Les premiers chrétiens préparaient leurs offrandes le premier jour de la semaine [le dimanche] (1 Cor 16.2). La collecte est un acte de culte, très sérieux. Souvenons nous de Hébreux 13.15-16: «Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir». Ne séparons pas les sacrifices matériels des sacrifices de louange, car Dieu prend plaisir aux uns comme aux autres.

    c) Etre en bonne harmonie avec nos frères.

    N’oublions pas quatre devoirs importants:

    «Avoir du support pour les autres»

    - «Chercher à plaire à son prochain »

    - «Avoir entre nous un même sentiment»

     - «Se recevoir les uns les autres» et tout cela «afin que tous ensemble, d’une seule bouche, nous glorifiions Dieu» (Rom 15.1-7).

    Souvenons- nous également de Matthieu 5.23-24:

    «Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère; puis viens présenter ton offrande».

     d) Enfin, veiller sur nous-mêmes.

    «Approchons-nous avec un cœur sincère, dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d’une mauvaise conscience, et le corps lavé d’une eau pure» (Héb 10.22). Ce sont des recommandations importantes.

    L’apôtre Paul lui-même pouvait dire: «Je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes» (Act 24.26). «Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés» (1 Cor 11.27-32).

    N’oublions jamais que pour être de «vrais adorateurs », il nous convient d’offrir chaque jour nos corps à Dieu:

    «Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable» (Rom 12.1).

     J.-R. C.

     

    http://www.promesses.org/arts/132p9-12f.html

     

    11/5/2009

    Adorer

     

     

    Adorer

     Par Léopold Guyot, Pasteurweb

    Adorer

    Pour beaucoup de personnes, adorer est un verbe que l'on utilise pour toutes sortes de choses (on adore son mari, sa femme,  son chien, son chat ...  mais aussi le chocolat  !).

    Du fait de cette usage généralisé on a en perdu le véritable sens et surtout la valeur spirituelle.

    La place de l'adoration est primordiale dans notre relation avec Dieu. Elle fait croître l'intensité de notre intimité avec Lui et produit une réelle et spirituelle émotion, elle nous fait grandir dans la foi et suscite le désir d'une plus grande sainteté de vie. Elle fait partie des choses que Dieu attend des êtres humains, et surtout de ceux qui croient en Lui.  Il la demande, il cherche des adorateurs et il reproche aux incrédules de ne pas le glorifier comme Dieu devant l'évidence de sa divinité.

    Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. Jean 4:23

    La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.
    En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Romains 1.18-21

    Retenir la vérité captive, c'est nier que Dieu soit l'auteur de l'existence de tout ce qui est visible, c'est le rejeter comme Souverain et Créateur, en refusant de lui rendre hommage.

    L'adoration

    Nous devons comprendre l'importance de l'adoration dans notre relation avec Dieu, et apprendre à l'adorer.

    C'est un acte entièrement désintéressé. On n'adore pas pour recevoir de Dieu quelque chose.

    On parle parfois de "prière d'adoration", mais l'adoration va au delà de la prière, au-delà même des actions de grâces ou de la louange dont elle peut être remplie.

    Ce n'est sûrement pas un acte de guerre, comme je l'ai lu dernièrement sous le titre d'un livre : "la guerre d'adoration". L'auteur   explique que l'adoration doit être conçue comme une arme dirigée contre les puissances des ténèbres. 
    Il se peut et c'est même certain que l'adoration, pratiquée selon la pensée de Dieu, fait partie des choses qui déterminent nos victoires, cependant l'adoration n'est pas une arme dirigée contre des ennemis, mais une démarche spirituelle vers Dieu.

    L'adoration exprime les sentiments que l'on ne peut pas toujours définir mais qui montent de notre cœur lorsque nous sommes remplis d'admiration, d'émerveillement  en découvrant la grandeur de la gloire de Dieu. Nous nous prosternons, nous inclinant devant lui, reconnaissant la souveraineté , la grandeur, la majesté de Celui qui siège  sur un trône infiniment élevé.

    Et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu. Apocalypse 7:11 

    Adorer, c'est rendre hommage à Dieu, à cause de ses perfections invisibles, sa puissance éternelle, sa divinité, sa sainteté et surtout son amour manifesté dans le don de son fils Jésus-Christ (Jean 3.16).

    C'est également montrer notre respect et notre humble soumission, reconnaissant sa souveraineté absolue sur toutes choses et sur nous mêmes.

    Le prophète Esaïe exprime très bien le sentiment d'adoration de ceux qui découvrent la gloire de Dieu :

    L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
    Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
    Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!
    Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
    Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures ... Esaïe 6.1 ...

    La gloire de Dieu, c'est a dire la manifestation éclatante de sa sainteté, produit, dans le cœur de ceux à qui Il se révèle ainsi, la conscience de son élévation et de leur propre indignité.

    La Bible donne dans plusieurs passages une description de la Gloire de Dieu et à chaque fois ceux qui en sont témoins sont profondément ébranlés, touchés. Alors ils se prosternent  et ils adorent.

    "L’Éternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui, et proclama le nom de l’Éternel. Et l’Éternel passa devant lui et s’écria: L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération! Aussitôt Moïse s’inclina à terre et se prosterna." Exode 34.5/8

    Le prophète Ezéchiel a été témoin de cette gloire impressionnante :

    Au-dessus du ciel qui était sur leurs têtes, il y avait quelque chose de semblable à une pierre de saphir, en forme de trône; et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut.
    Je vis encore comme de l’airain poli, comme du feu, au dedans duquel était cet homme, et qui rayonnait tout autour; depuis la forme de ses reins jusqu’en haut, et depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du feu, et comme une lumière éclatante, dont il était environné.
    Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait: c’était une image de la gloire de l’Eternel. A cette vue, je tombai sur ma face, et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. Ezéchiel 1.26 ...

    L'apôtre Jean  décrit la gloire céleste de Dieu qui lui a été révélée dans ses visions.

    Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis.
    Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude. Apocalypse 4.2 ...

    Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Apocalypse 4:5

    Cependant la gloire de Dieu n'est pas toujours manifestée par la vision insoutenable de sa présence. Elle est aussi présente dans des œuvres naturellement évidentes. 

    Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains.
    Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une autre nuit.
    Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles Dont le son ne soit point entendu:
    Leur retentissement parcourt toute la terre, Leurs accents vont aux extrémités du monde ... Psaume 19.1

    Lorsque nous contemplons l'univers créé par Dieu, nous sommes conduits à l'adoration :

    Quand je contemple le ciel que tes doigts ont façonné, les étoiles et la lune que tes mains ont disposées, je me dis ...
    Eternel, notre Seigneur, que ta gloire est admirable sur la terre tout entière. Psaume 8

    Le Seigneur Jésus a été dans son corps terrestre, la manifestation de la gloire de Dieu son Père :

    Le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne ... Hébreux 1.2

    C'est pourquoi l'apôtre Jean a pu écrire :

    Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. Jean 1:14

    Il y a bien d'autres passages qui nous parlent de la gloire de Dieu et il en ressort que l'adoration est le fruit de la révélation de cette gloire, qu'elle soit manifestée de manière surnaturelle ou que nous la découvrions plus naturellement.

    Adorer Dieu

    Dans l'Ancienne Alliance, le sanctuaire consacré au culte contenait un autel d'or pour l'offrande d'un parfum  unique  réservé à l'Eternel, un parfum odoriférant exclusivement composé à son honneur.

    L’Eternel dit à Moïse: Prends des aromates, du stacté, de l’ongle odorant, du galbanum, et de l’encens pur, en parties égales.
    Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfumeur; il sera salé, pur et saint.
    Tu le réduiras en poudre, et tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte.
    Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Eternel. Exode 30.34-37

    Le souverain sacrificateur l'offrait, au nom de tout le peuple, comme un acte  d'adoration dont Dieu seul peut et doit  être le sujet.

    Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude.
    Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
    Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
    Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’en mille générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements. Exode 20.2-6

    C'est avec ce passage des Ecritures que Jésus  repoussa le diable, lors de la tentation au désert :

    Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire, et lui dit: Je te donnerai toutes ces choses, si tu te prosternes et m’adores.
    Jésus lui dit: Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul. Matthieu 4.8-10

    Le livre de l'Apocalypse rapporte que l'apôtre Jean, transporté dans une vision tellement glorieuse, s'est prosterné devant l'ange qui lui révélait ces choses sublimes, mais ce dernier l'en dissuada.

    C’est moi Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et quand j’eus entendu et vu, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait, pour l’adorer.
    Mais il me dit: Garde-toi de le faire! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. Apocalypse 22.8-9

    Adorer le Fils de Dieu

    Dans le Nouveau Testament, nous découvrons que le Seigneur Jésus-Christ est associé à l'adoration due à Dieu.

    Les Evangiles, nous apprennent que ceux qui découvrent la gloire divine de Jésus se prosternent devant lui et l'adorent.

    Dès sa naissance les bergers prévenus pas les anges sont venus et ont reconnu  dans ce bébé emmailloté et couché dans une mangeoire d'animaux, le Sauveur, le Christ, le Seigneur. Luc 2.8 ...

    Plus tard des mages avertis par une étoile particulière, vinrent aussi l'adorer.

    Quand ils aperçurent l’étoile, ils furent saisis d’une très grande joie.
    Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Matthieu 2.10,11

    Ses disciples l'ont adoré, pendant sa vie terrestre et après sa résurrection :

    Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent: Tu es véritablement le Fils de Dieu. Matthieu 14:33

    Quand ils le virent, ils se prosternèrent devant lui. Matthieu 28:17

    En lisant ce qui concerne Jésus,  nous observons que beaucoup de personnes, témoins de ses miracles, reconnaissaient qu'il était le fils de Dieu et l'adoraient.

    Même les démons proclamaient sa souveraineté et se prosternaient devant lui :

    Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui, et s’écriaient: Tu es le Fils de Dieu. Marc 3:11

    Le Père a ordonné aux anges d'adorer son Fils. Il confirme ainsi la   la divinité du Seigneur Jésus-Christ et l'associe à sa gloire. : 

    Le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur.
    Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, Je t’ai engendré aujourd’hui? Et encore: Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils?
    Et lorsqu’il introduit de nouveau dans le monde le premier-né, il dit: Que tous les anges de Dieu l’adorent! Hébreux 1.2-6

    Toutes les créatures  reconnaissent la dignité de l'Agneau de Dieu et l'adorent.

    Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints.
    Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre.
    Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers.
    Ils disaient d’une voix forte: L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange.
    Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!
    Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent. Apocalypse 5.8-14

    Comment adorer

    Le verbe hébreu "chaHah" évoque le geste de s’incliner, se prosterner ou même se jeter face contre terre

    Ils se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant:
    Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées.
    Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!
    Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent.

    La lecture de l'Ancien Testament nous apprend que l'adoration était souvent liée à une révélation particulière de Dieu dans une vision ou à l'ouïe de sa voix audible, amenant celui qui adorait à se prosterner physiquement dans sa présence, rempli d'une crainte respectueuse.

    La Bible donne de nombreux exemples d'adorateurs :  Abraham, Jacob, Moïse, Daniel et bien d'autres.

    Quand Abram eut quatre–vingt–dix–neuf ans, l’Eternel lui apparut et lui dit : Je suis le Dieu tout–puissant. Conduis ta vie sous mon regard et comporte–toi de manière irréprochable !
    Je conclurai une alliance avec toi et je multiplierai ta descendance à l’extrême.

    Abram se prosterna, la face contre terre, et Dieu continua de lui parler. Genèse 17.1-3

    Si les récits de l'Ancien Testament en montrent l'aspect physique, Jésus dit que la véritable adoration est premièrement spirituelle.

    Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.

    Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. Jean 4:23/24 

    Il enseigne aussi  qu'elle s'adresse à quelqu'un que l'on connaît.

    Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Jean 4:22

    Plus nous connaitrons le Seigneur, mieux nous l'adorerons.

    Les êtres célestes, témoins directs de la gloire de Dieu, adorent parfaitement Celui qui est assis sur un trône très élevé, l'Eternel, le Créateur, l'auteur de la vie pour tout ce qui se meut, le Dieu du salut conçu, décidé et accompli par son Fils unique, appelé "la Parole".  Leur adoration est nourrie par la vision de sa sainteté, de sa puissance, de sa gloire.

    L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
    Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
    Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Éternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Esaïe 6:1/3

    Quand les êtres vivants rendent gloire et honneur et actions de grâces à celui qui est assis sur le trône, à celui qui vit aux siècles des siècles, les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant:
    Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées. Apocalypse 4.9 /11

    Je regardai, et j’entendis la voix de beaucoup d’anges autour du trône et des êtres vivants et des vieillards, et leur nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers.
    Ils disaient d’une voix forte: L’agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire, et la louange.
    Et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient: A celui qui est assis sur le trône, et à l’agneau, soient la louange, l’honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles!
    Et les quatre êtres vivants disaient: Amen! Et les vieillards se prosternèrent et adorèrent. Apocalypse 5.11/14

    Ces passages, l'Apocalypse surtout, nous apprennent ce qu'est la véritable adoration.

    Un parfum de bonne odeur

    Dans le culte du sanctuaire de l'Ancienne Alliance, un parfum particulier, composé selon les instructions divines, devait être brûlé sur l'autel d'or dans le lieu très saint, comme une offrande de bonne odeur agréée par le Seigneur.

    Derrière le second voile se trouvait la partie du tabernacle appelée le saint des saints, renfermant l’autel d’or pour les parfums, et l’arche de l’alliance, entièrement recouverte d’or. Il y avait dans l’arche un vase d’or contenant la manne, la verge d’Aaron, qui avait fleuri, et les tables de l’alliance. Hébreux 9.3

    Aaron y fera brûler du parfum odoriférant; il en fera brûler chaque matin, lorsqu’il préparera les lampes; il en fera brûler aussi entre les deux soirs, lorsqu’il arrangera les lampes. C’est ainsi que l’on brûlera à perpétuité du parfum devant l’Eternel parmi vos descendants. Exode 30.7,8

    Cette offrande de parfum est l'expression de l'adoration que le Souverain Sacrificateur offrait à l'Eternel au nom de tout le peuple, chaque matin et chaque soir.

    Nous retrouvons dans les Evangiles la présence du parfum comme une expression d'adoration à l'égard de  Jésus.

    Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme entra, pendant qu’il se trouvait à table. Elle tenait un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de nard pur de grand prix; et, ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur la tête de Jésus. Marc 14:3

    Marie, ayant pris une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et elle lui essuya les pieds avec ses cheveux; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Jean 12:3

    Le parfum est le symbole des sentiments de ceux qui adorent le Seigneur et qui lui sont agréables. En Apocalypse 8.3, nous voyons qu'il accompagne les prières des saints.

    Et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, ayant un encensoir d’or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône. Apocalypse 8:3

    Lorsque nous prions, n'oublions pas de venir en adorant et avec des actions de grâces, vers Celui qui est assis sur un trône très élevé et qui tient dans sa main l'âme de tout ce qui vit. Job 12:10

    Persévérez dans la prière, veillez-y avec actions de grâces. Colossiens 4:2

    Bien d'autres exemples de la Bible nous apprennent que Dieu est particulièrement désireux et réjoui par ses adorateurs et le fait qu'un parfum exclusif lui soit réservé nous instruit de la valeur et de  l'importance de l'adoration.

    Un parfum de grand prix

    L'adoration tient une place unique dans notre relation avec Dieu et nous avons déjà vu combien ceux qui adorent de tout leur cœur lui sont agréables.

    Le parfum est la substance qui représente le mieux l'adoration, à cause de sa nature légère, subtile et tellement agréable, qui d'une manière invisible mais intense remplit le lieu où il exhale.

    L'adoration marque d'une façon très intime,  l'essence de la relation spirituelle et affective que nous avons avec le Seigneur. Elle dégage l'émotion profonde de l'âme de celui ou de celle qui adore.

    J'écrivais dernièrement à un très cher ami pour lui faire part d'une expérience que j'ai vécue, un matin, très simplement, presque sans l'avoir vraiment cherchée.

    Je me trouvais dans la salle de bain et il m'est venu un chant d'adoration que voici :

    Viens, ne tarde plus, adore.
    Viens, ne tarde plus, donne ton cœur.
    Viens, tel que tu es, adore.
    Viens, tel que tu es devant ton Dieu.
    Viens !

    Plusieurs paroles m'ont semblé très dirigées : "ne tarde plus" et surtout : "Viens tel que tu es devant ton Dieu"

    Je me suis mis approprié ces mots en disant : "Je" viens ...

    Aussitôt j''ai été submergé d'une profonde émotion envers Dieu, comme un contact, une connexion qui venait de s'établir et qui me pénétrait.

    Je me suis dit "C'est ça l'adoration !"

    Quel que soit le lieu, quel que soit le moment,  la véritable adoration c'est lorsque  notre âme est envahie tout à coup d'un sentiment d'amour, de tendresse, d'admiration, mais aussi d'un profond respect pour le Seigneur.

    Nous pouvons l'exprimer par un chant, par de simples mots, les mains levées, ou le corps prosterné, peu importe. La réalité intérieure est spirituelle, subtile, insaisissable, si intense, si évidente !

    C'est ce que Jésus appelle "Adorer Dieu en esprit et en vérité"

    Cela  lui est tellement agréable et si intensément bon, tellement bon pour nous ... comme un parfum qui remplit la maison ... qui remplit le sanctuaire ... qui remplit notre âme ...

    Viens, ne tarde plus, adore.
    Viens, ne tarde plus, donne ton cœur.
    Viens, tel que tu es, adore.
    Viens, tel que tu es devant ton Dieu.
    Viens !

     

    http://www.pasteurweb.org/Etudes/Priere/Adorer.htm

     

     

     

    11/3/2009

    La repentance par Léopold Guyot

     
     

     

    La repentance

     

     Par Léopold Guyot

    Le premier message de l’Evangile annoncé par Jean-Baptiste et Jésus lui-même , est: "Repentez-vous, et croyez !" Marc 1.15; Mt 3.2, 11; 4.17; Marc 1.4; Luc 3.3

    Le mot repentance est la traduction du Grec "metanoia" qui veut dire : changer de mentalité, d’intention. C’est la tristesse qu’on éprouve de ses péchés, et la douleur d’avoir offensé Dieu.

    Romains 12:2 (Parole vivante) : Ne vous coulez pas simplement dans le moule de tout le monde. Ne conformez pas votre vie aux principes qui régissent le siècle présent; ne copiez pas les modes et les habitudes du jour. Laissez-vous plutôt entièrement transformer par le renouvellement de votre mentalité. Adoptez une attitude intérieure différente. Donnez à vos pensées une nouvelle orientation afin de pouvoir discerner ce que Dieu veut de vous. Ainsi, vous serez capables de reconnaître ce qui est bon à ses yeux, ce qui lui plaît et qui vous conduit à une réelle maturité.

    Ephésiens 4:23 : Il faut que l’inspiration de vos pensées soit renouvelée, que votre cœur soit transformé et toute votre attitude mentale et spirituelle changée. (P.V)

    Nous comprenons en lisant cette parole que la repentance est produite par une nouvelle attitude mentale à l'égard de Dieu, en fonction de notre état de pécheur

    Nous réalisons alors, par une sorte de révélation, la gravité du péché par rapport à Dieu ou à ceux que nous avons offensés.

    Nous parvenons à la repentance (la tristesse selon Dieu) lorsque nous prenons conscience de notre situation. (Voir l'étude sur la conscience)

    Alors de deux choses :

    - soit que cela nous laisse indifférents, car nous endurcissons notre cœur

    - soit que nous nous éprouvons une réelle tristesse, qui nous conduit à demander pardon de nos péchés.

    En fait lorsque notre conscience est éveillée à la réalité du péché, nous éprouvons un malaise intérieur qui ne peut être apaisé que par le pardon.

    Or le pardon est accordé à ceux qui se repentent sincèrement et le demandent en confessant leurs fautes

    Chaque année, se déroule une fête juive appelée "Yom Kippour", "le jour du grand pardon"

    Le Yom Kippour est pour le peuple juif un jour d'humiliation dans le jeune et la prière, un jour où une nation, un peuple et chaque individu de cette nation, de ce peuple, dans le monde entier, prend conscience de sa misère aux yeux de Dieu et lui demande le pardon de ses péchés.

    Si toutes les nations, tous les peuples de la terre, publiaient un jeûne, un jour pour "Yom Kippour", bien des choses changeraient dans le monde.

    Lorsque l'être humain quitte son orgueil, son arrogance et reconnaît sa misère de pécheur, tout devient possible à Dieu, car je crois que "l'Éternel Tsebha’ot", El-Schaddai, n'est pas indifférent à la démarche des hommes, lorsqu'ils se repentent et s'humilient de leurs péchés. Rappelons-nous Ninive. (Jonas 1)

    A chaque fois qu'un peuple ou un individu s'est tourné vers Dieu en reconnaissant sa misère et son péché, il a trouvé grâce auprès du Seigneur Tout-Puissant et miséricordieux.

    Il y a pour chaque individu "un yom kippour", un jour d'expiation, lorsqu'il reçoit le pardon de ses péchés par la foi en Jésus, dans la repentance et l'humiliation.

    Mais je crois aussi que ce jour doit se renouveler régulièrement pour chacun, car nous péchons souvent !

    Il y a un passage obligatoire pour le pardon des péchés et le salut de tout être humain :

    - la repentance envers Dieu

    - la foi en notre Seigneur Jésus-Christ

    - la conversion

    Ces trois étapes successives, lorsque nous les vivons, nous amènent à l'endroit où Dieu désire trouver chacun : dans sa présence, réconciliés avec lui, dans la paix du pardon et d'une nouvelle relation avec Lui.

    La première des trois étapes est la repentance. Elle est absolument nécessaire, indispensable

    Jésus dit que si nous ne nous repentons pas, nous périrons.

    "Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également". Mt 9.12-13 - Lu 13.3 (cf. Act. 2.38)

    Si la foi est la condition essentielle du salut, (Eph 2.8-10; Ac 16.31 ), elle doit être accompagnée d’une vraie repentance.

    Jésus est venu sauver, non pas des justes (il n’y en a aucun), mais des pécheurs qui, dans l’humiliation, se reconnaissent comme tels.

    Les étapes d'une réelle repentance.

    1) La conviction de péché, le profond regret d’avoir offensé Dieu.

    Lorsque les gens entendirent la prédication de l'apôtre Pierre, le jour de la Pentecôte, il est écrit qu'ils eurent le cœur vivement touché.

    La repentance est un sentiment qui se produit dans notre cœur, à la révélation de la prédication de l'Evangile.

    La première chose que le Saint-Esprit opère dans le cœur, c'est de nous convaincre de péché.

    Il y a des gens qui n'ont pas conscience de leur situation de pécheur, ni de la gravité de cette situation.

    Dieu dit que le salaire, la conséquence du péché, c'est la mort. Il s'agit de deux significations de cette réalité :

    La mort physique, qui a été la première conséquence du péché dans l'humanité

    La mort spirituelle qui est la séparation de Dieu et la privation de sa vie en nous. C'est la seconde mort qui se traduit par l'étang de feu, ce qui est appelé l'enfer.

    Seul le St-Esprit peut produire cette conviction de péché. Jean 16.8

    Notre péché attriste Dieu (Eph 4.30) et attristé lui-même il répand sa tristesse dans le cœur qu’il veut gagner.

    C'est cette tristesse selon Dieu qui produit dans notre cœur une repentance à salut dont on ne se repent jamais". (2Co 7.9-10)

    La conscience sincère est vivement touchée, même chez ceux qui n'ont qu'une connaissance élémentaire de Dieu, (Ro 2.14-15) car tout homme sait pertinemment qu’il a enfreint la loi morale.

    L’expérience de David est typique: hanté par le regret de sa faute, il voit qu’il a par-dessus tout, péché contre Dieu. Ps 51.3-6

    2) La confession.

    Beaucoup d’hommes savent très bien qu’ils ont mal agi, mais ils ne veulent pas en demander pardon à Dieu.

    La repentance implique que nous reconnaissions et avouons notre péché.

    L'apôtre Jean écrit que si nous confessons nos péchés Dieu est fidèle et juste pour nous les pardonner. 1 Jean 2.1

    Il est donc indispensable d'avouer nos péchés à Dieu.

    David lui-même, gardant le silence, ne trouvait aucun repos; lorsqu’il eut reconnu et confessé son crime devant le Seigneur, il obtint aussitôt l’assurance du pardon. Ps 32.1-5; 1Jo 1.8-9

    3) L’abandon du mal.

    La vraie repentance produit un dégoût du péché, une rupture des mauvaises habitudes suivies jusque là.

    Il s’agit, par un changement de vie, de "produire des fruits dignes de la repentance". (Lu 3.8)

    Paul prêchait partout "la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance". (Ac 26.20)

    4) La complète soumission à Dieu.

    C’est la conversion et le cri de l’homme terrassé qui s’écrie: "Seigneur, que veux-tu que je fasse?". Ac 9.6; 26.20

    La repentance envers Dieu n’a d’effet que si elle est suivie de la foi en Jésus-Christ (20.21), car, en elle-même, elle ne peut aucunement effacer le péché.

    Elle dispose le cœur à l’humiliation et à l’acceptation du pardon, que seul Jésus-Christ nous a acquis sur la croix.

    Ceci ressort particulièrement de 1 Jean. 1.7 à 2.2.

    5) La persévérance dans une attitude constante de repentance.

    Tant que nous serons ici-bas, nous aurons des progrès à faire, des victoires à remporter. 1Jean 3.2-3

    Nous ne sommes pas obligés de pécher, mais la possibilité en est toujours présente, surtout en face de textes tels que Jacques. 4.17; 1 Jean. 3.16; Mt. 5.48.

    Un "chrétien" auquel sa conscience ne parle plus, est dans un état terriblement dangereux. Apoc. 3.17

    Jean écrit aux enfants de Dieu:

    "Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes... nous le faisons menteur". 1Jean 1.8, 10

    Paul nous avertit que nous pouvons toujours attrister l’Esprit de Dieu qui est en nous. Eph 4.30

    Que doit donc faire le croyant, convaincu d’une faute dans sa marche journalière?

    Ne pas se contenter d’un grand acte de repentance lors de sa conversion, mais persévérer chaque jour dans une attitude de repentance, confesser aussitôt tout péché reconnu, et saisir la purification que lui offre le sang de Christ répandu au Calvaire.

    Il connaîtra la "marche dans la lumière" dont parle Jean (1Jean 1.6-7) et la puissance du St-Esprit le fera progresser chaque jour sur la voie de la sanctification.

    La vraie repentance est un don de Dieu

    Sans son aide et sans son Esprit, il est impossible de se repentir. (Ac 5.31; 11.18; Ro 2.4 - 2 Tim. 2.25; 2 Pi. 3.9).

    Actes 5:31 Dieu a élevé son Fils Jésus-Christ, par sa puissance, comme Prince et Sauveur, pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés.

    Comme nous le voyons Dieu offre à touts les être humains l'occasion de se repentir, en les y poussant de différentes manières.

    2 Timothée 2:25 il doit redresser avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité,

    Jésus dit qu'il est venu appeler les pécheurs à la repentance. Luc 5:32

    Et nous devons répondre à son appel :

    Ceux qui ont délibérément et jusqu’au bout repoussé le Christ et refusé son salut, ne peuvent être amenés à la repentance. (Heb 6.6; 10.26-27)

    Ils connaîtront peut-être le remords tardif, un repentir superficiel et inefficace comme celui d’Esaü devant les conséquences de son attitude profane (Hébreux 12.16-17); ou encore le repentir désespéré de Judas, qui ne le conduisit qu’au suicide. (Mt 27.3-5)

    C’est la tristesse du monde, qui produit la mort (2Co 7.10) tandis que la vraie repentance est le grand remède à toutes nos difficultés, car dans nos vies il n’y a qu’un seul vrai problème: le péché

    Ne méprisons pas la grâce que Dieu nous accorde en nous donnant la possibilité de nous repentir de nos péchés..

    Romains 2:4 Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance?

    .L’appel que Dieu adresse au monde comme à l’Eglise est toujours: Repens-toi ! , Repentez vous !

    (Ac 17.30; Apoc. 2.5, 16, 21-22; 3.3, 20)

    Il nous donne du temps pour que nous puissions le faire; il nous assure que la repentance détournera le châtiment. Car, dans sa miséricorde, il ne peut résister à qui s’écrie humblement: "Sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur!". (Lu 18.13 )

    Dieu conduit ceux qui se repentent à la révélation du seul moyen de pardon et d'expiation des péchés : La croix de son Fils Jésus-Christ.

     

    http://www.topchretien.com/topmessages/view/2106/la-repentance.html

     

    10/10/2009

    LA VÉRITÉ EST-ELLE AU SERVICE DE L’ÉGLISE ?

     
     
     
     
    LA VÉRITÉ EST-ELLE AU SERVICE DE L’ÉGLISE ?

     

    De nombreux exemples constatés dans l’Église justifient de poser une telle question, toutes dénominations confondues. Il n’est pas inutile de rappeler en effet que le responsable spirituel, conducteur, président, pasteur, n’est pas prévu initialement pour être au service de l’église, mais au service de la Vérité. Et la Vérité qu’il prêche n’est pas, elle non plus et par définition, au service de l’église. Car lorsque Dieu est au service des hommes, de leur vie, de leurs plans, de leurs ambitions (même spirituelles) alors c’est un système religieux qui est en place, et non le royaume de Dieu; nous pouvons même dire que ce type de relation peut établir une forme d’idolâtrie subtile.

    Le vrai sens des choses, c’est que l’homme soit soumis à Dieu, et devienne l’instrument de Sa volonté, et non le contraire … et il faut bien reconnaître qu’on pourrait malheureusement être fondés à le rappeler, dans l’Église de ces temps finissants.

    Les enseignants de la foi ne sont donc pas là pour que le système se porte bien et que les gens qui le constituent s’y sentent à l’aise, mais ils sont là pour transmettre les principes de la Vérité qui sont les fondements de la vie des disciples.

    UN MESSAGE DE RUPTURE

    Il nous faut donc accepter — chose pas toujours facile aux responsables — d’affronter l’opposition (silencieuse ou pas) de ceux et celles qui pourraient avoir la démangeaison d’entendre des choses plus agréables [1]. Il ne faut pas s’étonner de trouver une désapprobation de plus en plus ouverte devant les enseignements de la Vérité qui ont vocation de conduire l’enfant dans l’âge adulte et dont la mise en pratique est coûteuse pour chacun [2]. Nous devons assumer cette lourde responsabilité de « casser les oreilles » (peut-être !) d’une génération qui entend déjà bien assez de sottises, de mensonges et de vérités édulcorées par ailleurs. S’ils viennent dans les églises pour entendre la Parole de Dieu revisitée par l’humanisme, le sentimentalisme, la psychologie, et qu’ils y trouvent cet évangile, alors c’est que le Saint-Esprit s’est écarté. Et lorsque cet état de fait s’établit, ne se contentant pas d’être passager, alors l’Église NE PEUT PLUS être la colonne et le soutien de la vérité (1 Tim. 3/15).
    Le message de l’Église est un message de rupture avec les pensées de l’air du temps, car il enseigne à garder toutes les choses commandées par Christ [3] .

    ÉVANGÉLISEZ ET FAITES DES DISCIPLES

    Matthieu 28/19 : « ALLEZ DONC, ET FAITES DISCIPLES TOUTES LES NATIONS »

    Deux sous-entendus se trouvent dans cette prescription : le premier c’est que les responsables, messagers et prédicateurs soient eux-mêmes de véritables disciples du Christ, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui sont toujours davantage soumis à la seigneurie de Christ plutôt qu’à tout autre système, fut-il celui de l’Église la meilleure ... Pourquoi ?
    Parce que les scribes et les pharisiens pouvaient enseigner certaines choses de l’héritage spirituel d’Israël, mais ils se trouvaient dans l’impossibilité spirituelle de faire des disciples [4]. Ils œuvraient donc pour leur système religieux.
    Parce que la pensée de Christ pour la formation des disciples contient un germe, un enseignement qui est impopulaire par essence, aux antipodes des attentes charnelles, en contradiction avec les principes humains gouvernés par le péché. Le message qu’Il adresse aux disciples, s’il est correctement restitué, ne peut que poser des problèmes au vieil homme qui est en chacun de nous, problèmes du même type que celui que le jeune homme riche a rencontré (Marc 10/20). A savoir que ceux qui ne renoncent pas à leurs biens (dont notre propre vie fait partie), sont dans L’IMPOSSIBILITÉ de suivre le Seigneur. Et donc de Le comprendre dans toute la mesure qu’Il souhaiterait.

    Dès lors, la tentation de délivrer un message plus facile, plus abordable, moins exigeant, est grande. Si l’on cède un tant soit peu à cette tentation, il est inévitable d’honorer davantage les personnes plutôt que Dieu ; de servir les besoins du système plutôt que de satisfaire aux exigences de la vérité…
    Lorsque l’église se retrouve dans la position d’avoir besoin de ses membres pour exister, elle finit par se nourrir davantage d’elle-même que du Seigneur.

    UN MESSAGE DIFFICILE À DONNER, ET DIFFICILE À RECEVOIR

    La prédication de la Vérité, précédée et accompagnée de l’expérimentation volontaire de la Vérité, représente la condition sine qua non de la libération de l’esprit (Jean 8/32). C’est la seule garantie que le témoignage de Jésus sera manifesté par les croyants. Or nous avons substitué, dans bien des endroits, le message de l’Église au message de Jésus.
    Le Jésus qui est prêché n’est plus celui qui était adoré et servi dans le livre des Actes.

    Pourtant, il serait préférable que la vérité soit proclamée, quel qu’en soit le coût en terme de popularité, de réussite, de prospérité, et que cette vérité s’enracine, plutôt que d’engendrer un évangile (pourtant conforme aux grands principes de la vérité) qui servirait l’église avant de servir Dieu … parce qu’alors cette église deviendrait, de fait, un royaume (un système) sur lequel ce n’est plus Christ qui règne, mais plutôt la philosophie de certaines de Ses paroles.

    Et lorsque Christ ne règne plus dans une église (c’est-à-dire que ce n'est plus lui qui est au contrôle, mais l'Homme), peut-on considérer qu’elle représente encore Son royaume ? Qu’elle en exprime l’autorité ? Elle peut bien s’activer davantage, et chanter plus fort (ou mieux), cela ne modifie aucunement le rapport de force spirituel avec les puissances de méchanceté [5] et les énergies de séductions mensongères.

    En réalité, le royaume de Dieu est indissociable de l’autorité et de la puissance de Christ [6] (Apoc. 12). En d’autre terme, là où Jésus n’est pas le Seigneur, le royaume n’existe réellement pas, sauf à l’état de souhait, d’aspiration et de désir des croyants (cela, nous le trouvons dans bien des endroits).
    On peut mettre son espérance en musique, mais ça ne remplacera pas la puissance qui s’exprime dans la proclamation d'un fait établi, d’une réalité vécue. Dans cet ordre d’idée, il se pourrait que beaucoup s’illusionnent en pensant faire partie du royaume de Dieu, à cause de l’attachement à un groupe, une communauté, une église, un prophète, un message. Le royaume n’est ni un groupe, ni une église, ni un message. Le royaume est une puissance, une Personne, une Vie : LA Vie. Le Royaume de Dieu est construit sur une remise en question totale de tous les concepts religieux chrétiens, un abandon de ceux-ci, et une comme-union avec Christ, en pensée, en parole, … et surtout en action
    .

    Tout ce que nous sommes doit être déposé sur la table (de l’autel). En dehors de cette base-là, toutes les prières pour que Dieu vienne « prendre la place » resteront vaines et sans effet si nous n’acceptons pas nous-mêmes de « faire de la place » et d’offrir nos vies [7] .

    Le message du disciple est donc difficile à donner et difficile à recevoir, et constitue l’essentiel de la discipline de l’Esprit [8], à laquelle les enfants de Dieu doivent avoir part. Afin qu’ils deviennent des fils et des filles de Dieu. Car Il veut les faire régner avec Lui [9], les élever au-delà d’une condition dominée par le charnel et le religieux, pour les faire entrer dans Son héritage [10].

    Jérôme Prekel/Le SARMENT (
    www.lesarment.com)

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    Notes :
    [1] 2 Timothée 4:3
    "car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s'amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises"
    [2] Matthieu 25:9
    "Mais les prudentes répondirent, disant: [Non], de peur qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes".
    [3] Matthieu 28:20
    "leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la consommation du siècle".
    [4] Matthieu 23:15
    "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! car vous parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et quand il l'est devenu, vous le rendez fils de la géhenne deux fois plus que vous".
    [5] Éphésiens 6:12
    "car notre lutte n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes".
    [6] Apocalypse 12:10
    "Et j'ouïs une grande voix dans le ciel, disant: Maintenant est venu le salut et la puissance et le royaume de notre Dieu et le pouvoir de son Christ, car l'accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit, a été précipité;"
    [7] Romains 12:1
    "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, [ce qui est] votre service intelligent".
    [8] Hébreux 12:5 à 11
    "vous avez oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils "Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui;
    car celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu'il agrée".
    Vous endurez [des peines] comme discipline: Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas?
    Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils.
    Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu'ils le trouvaient bon; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté.
    Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle"
    .
    [9] 2 Timothée 2:12
    "si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui"
    [10] Romains 8:17
    "et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui".
    2 Pierre 1:4
    "par lesquelles il nous a donné les très-grandes et précieuses promesses, afin que par elles vous participiez de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise...";



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    Jésus, avait-Il peur ?

     

    Jésus, avait-Il peur ?

     

    Écrit par Reinhard Bonnke   

     Les non-dits peuvent surprendre. Et en fait, Jésus étonna Pilate, Hérode et les leaders Juifs en ne disant absolument rien. Il ne dit rien car Il ne craignait rien. Il n’implora pas la clémence ni même ne réclama la justice. Tous les mensonges des faux témoins ne purent Le décider à plaider sa cause. Il était Lui-même la Parole. Il ne dirait pas ce qu’ils attendaient qu’Il dise et n’argumenterait pas avec eux.

    Pilate Lui demanda s’Il était bel et bien le Roi des Juifs mais Jésus répondit simplement : « Tu le dis » (Matthieu 27 : 11) ; une réponse en aucun cas élaborée et ne cherchant pas à se justifier. Rome ne pourrait pas L’intimider. Il savait que l’autorité de Ses ennemis n’était que temporaire ; ces derniers pensaient avoir fait la prise du siècle mais en réalité, ils n’étaient pas plus que des marionnettes dans les mains du diable. Dès le début, Christ savait que Sa destinée serait la torture, les moqueries et une mort atroce sur la Croix – mais Il savait également qu’après cette bataille, Il vaincrait pour toujours la mort et le monde en serait alors transformé.

    Lors du dernier souper avec Ses disciples, Jésus les choqua en leur disant que l’un d’entre eux Le trahirait. Scandalisés, ils se demandèrent qui pourrait être ce traître. Jésus l’identifia ensuite en lui offrant de Sa propre main un morceau trempé en disant : « Ce que tu fais, fais-le promptement » (Jean 13 : 27). Aucun des disciples ne savait ce que Judas avait l’intention de faire ; Jésus le savait. Le traître avait la voie libre pour sortir dans la nuit et pour planifier Son arrestation avec les prêtres. En fait, Jésus donna le signal de Sa propre arrestation. Jésus ne rampait pas devant Ses ennemis ; Il avait complètement le contrôle de la situation.

    Jean fait un rapport étonnant du ministère final de Christ en commençant par les propos suivants : « Jésus, savait que son heure était venue de passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Il nous donne ensuite 155 versets bibliques remplis de vérité et d’énergie vitale pour notre foi. Néanmoins, pas un seul de ces versets ne reflète la peur, l’apitoiement sur soi ou le plus petit appel à la sympathie. Jésus savait que Sa route finirait par Le conduire à Jérusalem, Gethsémané, le Prétoire et Golgotha – et Il irait sur ce chemin plein de détermination et de dignité. Avant de se diriger vers Gethsémané, le jardin où Jésus savait qu’Il serait arrêté, Lui et Ses disciples chantèrent même des cantiques (Matthieu 26 : 30).

    L’Oratoire de Händel “Le Messie” comprend une aria pour ténor se basant sur Lamentations 1 : 12 : « Je m’adresse à vous, à vous tous qui passez ici ! Regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur, à celle dont j’ai été frappée ! » Händel en fait les paroles de Christ plaidant sur la Croix mais en réalité ces propos ne sont jamais sortis de la bouche de Jésus. Il n’a jamais demandé la pitié. Lorsque Son corps fut réduit à une épave ensanglantée par les flagellations et les traitements brutaux qu’Il endura des soldats, Il tituba sous le poids de la Croix qu’Il devait porter car elle était devenue trop lourde pour Lui. Et pourtant, là aussi, Il ne dit rien. Les « femmes de Jérusalem » - pas Ses disciples, mais des femmes de la ville – émues et touchées, pleurèrent en voyant ce que ce jeune homme merveilleux devait endurer en allant vers une mort si cruelle. Mais Il leur dit : « Ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et vos enfants » (Luc 23 : 28). Jésus était « l’homme de douleur » car Il savait que Jérusalem devrait passer par des tribulations inconnues jusque là. Jésus pleura pour la ville, non pour Lui-même – comme des siècles auparavant, Jérémie avait également pleuré non pour lui-même mais pour Jérusalem.

    Jésus, essaya-t-Il d’éviter la Croix ? Certaines personnes sont de cet avis en regardant la scène de Gethsémané où Jésus pria : « Père, s’il est possible, éloigne cette coupe de moi ». Les critiques déforment les paroles de Jésus dans cette heure fatale d’arrestation et de brutalité, et concluent que devant cette perspective effroyable, les paroles de Jésus ne révèlent que faiblesse et peur ; ils s’appuient sur ces paroles : « L’esprit est fort mais la chair est faible ! » Jésus savait tout à fait que la fin de Sa vie terrestre serait effroyable et en tant qu’être humain, Il aurait pu se révolter contre cette destinée. Mais lorsqu’Il demanda au Père « d’éloigner cette coupe de Lui » parlait-Il vraiment de la croix ? Il avait laissé la gloire pour devenir humain afin de sauver la race humaine par Son sacrifice. Demandait-Il vraiment à Dieu de changer Sa volonté maintenant qu’Il était sur terre et que le temps de l’accomplissement du plan divin était venu ?

    Personnellement, je ne le pense pas car nous avons comme preuve contraire, les paroles de Jésus (Jean 12 : 27 -33) : « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ? … Père, délivre-moi de cette heure ? … Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. Père glorifie ton nom ! » De quelle heure était-il question ? Il l’explique quelques versets plus loin : « Et moi quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi ». La Bible ajoute : « En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir ». Jésus parla de glorifier le Père et cette gloire était Son triomphe sur la Croix – un acte qui ne pourra jamais être considéré comme une défaite.

    A Gethsémané, Jésus dit qu’Il était « troublé dans Son esprit ». Ceci n’était pas de la peur. Le Fils de Dieu s’était de plein gré placé dans cet état entre la vie et la mort ; Il serait élevé comme Sauveur, et son expérience irait au-delà de tout ce que l’être humain peut comprendre. Matthieu rapporte : « Mon âme est triste jusqu’à la mort » (Matthieu 26 : 38). Et pourtant une heure environ auparavant, Il enseignait Ses disciples et avait même chanté le « Hallel », des cantiques basés sur les Psaumes 113 à 118. Que Lui arrivait-Il maintenant ?

    Sa mort imminente devint de plus en plus tangible alors qu’Il se promenait entre les oliviers, loin des disciples, et qu’Il priait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux » (Matthieu 26 : 39). Luc 22 : 44 rapporte que : « Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre ».

    Il y avait deux raisons à cette agonie. Premièrement, le péché du monde entier pesait sur Lui, comme les Ecritures l’avaient annoncé, et deuxièmement, Il devait porter Lui-même jusqu’à la croix ce fardeau effroyable. C’était l’heure la plus cruciale de l’Histoire humaine. Et je suis certain que Satan L’attaqua physiquement et Le plongea dans une angoisse indescriptible. Satan avait cherché à Le tuer dès Sa naissance – et avait même essayé d’empêcher Sa naissance. Maintenant, c’était l’assaut final : essayer de faire mourir Jésus dans le jardin, ce qui ferait échouer Sa victoire sur la mort, planifiée par Dieu par le biais de la crucifixion.

    Physiquement, Jésus aurait pu trouver la mort à Gethsémané, mais après Sa prière, des anges vinrent et Le fortifièrent (Luc 22 : 43). Ceci est également confirmé dans Hébreux 5 : 7-9 : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété … ». Ainsi, Il pria d’être sauvé de ce danger menaçant dans le jardin et Il ne mourut pas … alors. Mais cela ne signifie aucunement qu’Il fut exempté des souffrances et de la mort à la croix.

    Jésus savait qu’Il devait accomplir la Parole de Dieu et donner Sa vie pour nous ou Il se contredirait Lui-même, Lui le véritable auteur de la Parole. Sa mort à la croix était nécessaire comme nous l’explique la Lettre aux Galates : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois  » (3 : 13). Même la phase préparatoire de la trahison de Juda faisait également partie de ce plan : « Je connais ceux que j’ai choisis. Mais il faut que l’Ecriture s’accomplisse : Celui qui mange avec moi le pain a levé son talon contre moi » (Jean 13 : 18). Après Sa résurrection, Il dit à Ses disciples que tout – y compris Ses souffrances et Sa mort – avait été annoncé par les Ecritures : « … il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes … ainsi il est écrit que le Christ souffrirait … » (Luc 24 : 44-46). Les puissances de l’enfer et de la mort Le confrontèrent dans une dernière tentative désespérée pour empêcher l’accomplissement de la Parole en mettant fin à Sa vie avant qu’Il n’atteigne la Croix.

    Mais Dieu soit loué ! Jésus a triomphé et remporté la victoire qui nous conduit vers le Salut éternel. Il a vaincu pour toujours l’enfer, la mort et Satan dans une bataille unique. Il se réjouit de tout ce qu’Il a accompli comme un guerrier se réjouit durant le combat. Il nous a dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et que ne peuvent tuer l’âme … » (Matthieu 10 : 28). Lorsque dans la bataille, on sait que la victoire nous attend, alors on ne connaît pas la peur. Ainsi est notre précurseur du Salut éternel, le Cavalier sur le cheval blanc, notre Seigneur des seigneurs, Jésus Christ. Dans ce moment terrible, Il n’a pas craint et ne craindra jamais
     

     http://www.bonnke.net/cfan/fr/ressources/etudes-bibliques/jesus-avait-il-peur

     
     
    4/4/2008

    Parler à Dieu en Faveur des Hommes

     

       

    Parler à Dieu en Faveur des Hommes

    Par Edward McKendree Bounds

    Recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie

    Transmis par Lorraine

    Considérons le missionnaire Brainerd, dans les bois d'Amérique, répandant littéralement son âme devant Dieu, pour les païens perdus, sans le salut desquels rien ne pouvait le rendre heureux.

    La prière secrète, fervente, pleine de foi, se trouve à la racine même de toute piété personnelle.

    Une connaissance suffisante de la langue du pays où vit le missionnaire, un tempérament doux et entreprenant, un cœur livré à Dieu dans une communion intime, tels sont les talents qui, plus que toute la connaissance et tous les dons, nous rendront capables de devenir les instruments du Seigneur dans la grande œuvre de la rédemption des hommes. - (Fraternité de Carey, Serampore)

    Il existe deux tendances extrêmes dans le service religieux.

    La première est de s'enfermer, loin de tout contact avec les gens. Le moine, l'ermite, sont des illustrations de cela ; ils se séparent des hommes pour essayer d'être davantage« spirituels ».

    Ils échouent, évidemment.

    Notre communion avec Dieu n'a d'utilité que dans la mesure où nous en répandons le précieux bénéfice sur Ses créatures.

    Cette génération, pas plus les prédicateurs que les congrégations, n'est guère attirée vers Dieu. Nos soupirs ne se portent pas dans cette direction.

    Nous nous enfermons pour mieux pouvoir étudier, nous devenons de vrais dévoreurs de livres, des termites de Bible, faiseurs de sermons, bourrés de littérature, de pensées et de philosophie ;

    mais où est notre prochain, où est Dieu ?

    Hors du cœur et hors de l'esprit de tout cela.

    Les prédicateurs qui sont de grands penseurs, et qui passent beaucoup de temps pour leurs études, doivent aussi être les plus grands dans la prière et le témoignage personnel,

    sinon ils deviendront les plus grands rétrogrades, des professionnels sans cœur, des rationalistes,

    les plus petits des serviteurs de Dieu.

    L'autre tendance est de populariser à outrance le ministère ;

    il n'appartient plus désormais à Dieu, mais c'est un ministère d'affaires, un ministère des gens. Celui-là ne prie pas, parce qu'il est envoyé vers le peuple.

    S'il peut toucher les hommes, créer un certain impact, un courant d'opinion en faveur de la religion et de l'intérêt pour l'œuvre de l'église, il est satisfait.

    Sa relation personnelle avec Dieu n'a rien à faire avec son œuvre. La prière a peu ou point de place dans ses plans. Le désastre et la ruine d'un tel ministère ne seront jamais évalués par une arithmétique terrestre.

    Ce que le serviteur est dans la prière pour Dieu, pour lui-même, pour son peuple, il l'est aussi dans sa puissance pour le réel bien des âmes ;

    c'est là que se forgent sa vraie fécondité et sa vraie fidélité à Dieu, pour le temps et pour l'éternité.

    Il est impossible au véritable chrétien de garder son esprit en harmonie avec la nature divine de sa vocation céleste sans prier beaucoup.

    C'est une sérieuse erreur de croire qu'il puisse rester capable et à la hauteur de sa tâche, simplement par la tension du devoir, par la routine du service ou par sa laborieuse fidélité à l'œuvre.

    Même la préparation des témoignages à donner dans nos différentes spécialités, incessante et exigeante comme un art, comme un devoir, comme une œuvre, ou comme un plaisir, absorbera et endurcira certainement ;

    Négliger la prière éloignera de Dieu.

    Le savant perd Dieu dans la nature ; le prédicateur peut perdre Dieu dans son sermon !

    La prière rafraîchit le cœur du serviteur de Dieu, le garde en contact avec son Seigneur et en sympathie avec le peuple. Elle élève son ministère hors de l'air vicié d'une simple profession ; elle fait fructifier la routine et fait marcher toutes choses avec la facilité et la puissance de l'Onction Divine.

    Spurgeon disait :

    - « Evidemment, le prédicateur se fait remarquer par dessus tout comme un homme de prière. Il prie comme un chrétien ordinaire, à moins d'être un hypocrite ; il prie plus que les chrétiens normaux, sans quoi il serait disqualifié pour la responsabilité qu'il exerce. Si vous, les ministres de l'Evangile, n'êtes pas des hommes de prière, vous êtes vraiment de pauvres gens. Si vous vous relâchez dans la recherche de la face de Dieu, vous avez non seulement besoin qu'on vous plaigne, vous, mais votre congrégation aussi ; et le jour viendra où vous serez honteux et confus. Toutes nos bibliothèques, toutes nos études, ne sont que vide comparées à nos temps de dévotion personnelle. Les heures passées dans le jeûne et la prière, dans la présence de Dieu, ont été de grands moments en vérité ; jamais la porte des cieux n'a été ouverte si large ; jamais nos cœurs n'ont été si proches de la gloire du » (Saint Lieu).

    La prière qui forme un ministère de prière n'est pas une petite oraison ajoutée par-dessus comme une touche de parfum, mais elle doit marquer son empreinte dans le corps, dans la forme, dans le sang et les os. La prière n'est pas une petite affaire que l'on range dans un coin.

    Elle n'est pas un rafistolage de bouts de temps arrachés à notre travail ou aux autres engagements de notre vie.

    Mais le véritable esprit de prière est continuel

    (1 Thessaloniciens 5-16/18) ;

    Le centre même de notre temps et de nos forces doit lui être donné. Cela ne veut pas dire que le temps de communion doive être absorbé dans l'étude ou englouti dans les activités du jour ; mais il doit avoir la première place, l'étude et les activités, la seconde, ces dernières étant rafraîchies et rendues efficaces par le contact divin.

    La prière qui affecte vraiment un ministère doit donner le ton à la vie de ce ministère. La prière qui donne au caractère sa couleur et son brisement n'est pas un passe-temps plaisant, utilisé à la hâte. Elle doit entrer aussi fortement dans le cœur et la vie que le firent les « grands cris et larmes » de Christ.

    Elle doit attirer l'âme dans une agonie de désirs comme avec l'apôtre Paul.

    Elle doit être tissée dans toutes ses fibres, comme la « prière fervente et efficace » de l'épître de Jacques. Elle doit être d'une qualité telle que, lorsqu'elle est versée dans l'encensoir d'or et présentée devant Dieu, l'Esprit-Saint la rende vraiment spirituelle (Apocalypse, chapitres 5 et 8).

    La prière n'est pas une petite habitude qui nous aurait été épinglée alors que nous étions dans le sein de notre mère ; elle n'est pas une petite grâce décente d'un quart de minute, dite avant l'heure entière passée au repas, mais elle est la plus sérieuse des œuvres de nos années les plus importantes.

    Elle réclame plus de temps et d'appétit que nos plus riches festins ou nos plus longs dîners. La prière qui rend un sermon important doit importer beaucoup à celui qui le prêche. Le caractère de notre prière déterminera le caractère de notre témoignage.

    Une prière superficielle donnera une vie superficielle. La prière rend puissante la prédication ; elle lui donne Onction et longévité. Dans chaque ministère puissant pour Dieu, la prière a toujours été un sérieux travail.

    Le prédicateur doit être en premier lieu un homme de prière.

    À l'école de la prière, seul le cœur peut apprendre à prêcher. Aucune instruction ne peut remplacer le manque de prière. Aucune ardeur, aucune diligence, aucune étude, aucun don, ne peuvent suppléer à son absence.

    Parler aux hommes pour Dieu est une grande chose, mais parler à Dieu en faveur des hommes, est encore plus grand.

    Celui-là ne parlera jamais bien, et avec un réel succès aux hommes pour Dieu qui n'a pas d'abord bien appris comment parler à Dieu pour les hommes.

    Bien plus que cela encore : des paroles sans prière, du haut de l'estrade ou hors d'elle, sont des paroles au pouvoir mortel.

    Référence : Puissance Par la Prière, E.M. Bounds

     

    http://www.michelledastier.org/index.php/2007/11/30/866-souffle-de-vie-2-decembre-2007-parler-a-dieu-en-faveur-des-hommes-par-edward-mckendree-bounds

    La croix de Christ

     


     

     

    La croix de Christ

    Par Léopold Guyot 

    Le message fondamental de la Bible, celui que nous retrouvons dans la bouche de tous les prophètes de l'Ancien Testament, comme dans la prédication des apôtres et disciples de Christ dans le Nouveau Testament c'est : Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié. 1 Corinthiens 1:17-25

    La réalité historique de la crucifixion de Jésus-Christ ne fait aucun doute, ce qui fait débat c'est pourquoi ?

    Les religieux d'Israël n'ont pas compris le sens de la mort du Christ sur la croix, ils  attendaient un messie-roi et non un messie souffrant. Ils ont perçu sa crucifixion comme scandaleuse, la croix était alors un instrument de malédiction, selon qu'il est écrit dans la loi de Moïse :celui qui est pendu est un objet de malédiction auprès de Dieu.  Deutéronome 21.23

    Ils n'ont pas compris que Jésus venait effectivement accomplir la prophétie, comme le serviteur de l'Éternel, annoncé par le prophète Esaïe (53:1-3)

    Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l'Éternel?
    Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire.
    Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.

    Scandale pour les juifs, folie pour les grecs, la croix de Christ est pour ceux qui croient une puissance de Dieu 

    1 Corinthiens 2:23-24 

    Nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs.

    Ce qui peut nous étonner c'est le choix de Dieu pour  cette forme de supplice. Pourquoi la crucifixion ?

    Le fils de l'homme, Jésus, aurait pu subir la lapidation, châtiment courant pour le peuple juif. Il aurait pu être décapité ou subir une autre mort.

    Il a fallu qu'il subisse l'ignominie, la souffrance terrible, physique et morale de la croix, que les romains utilisaient pour supplicier les malfaiteurs et ceux qu'ils considéraient comme opposés au régime.

    La crucifixion est le choix délibéré de Dieu pour le sacrifice de son fils, car elle comporte plusieurs aspects concernant l'œuvre de notre salut et elle a été clairement annoncée par les prophètes et tout particulièrement par David dans le psaume 22.

    Et moi, je suis un ver et non un homme, L'opprobre des hommes et le méprisé du peuple.
    Tous ceux qui me voient se moquent de moi, Ils ouvrent la bouche, secouent la tête:
    Recommande-toi à l'Éternel ! L'Éternel le sauvera, Il le délivrera, puisqu'il l'aime! -
    Oui, tu m'as fait sortir du sein maternel, Tu m'as mis en sûreté sur les mamelles de ma mère; Dès le sein maternel j'ai été sous ta garde, Dès le ventre de ma mère tu as été mon Dieu.

    Ne t'éloigne pas de moi quand la détresse est proche, Quand personne ne vient à mon secours!
    De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m'environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit.
    Je suis comme de l'eau qui s'écoule, Et tous mes os se séparent; Mon cœur est comme de la cire, Il se fond dans mes entrailles.
    Ma force se dessèche comme l'argile, Et ma langue s'attache à mon palais; Tu me réduis à la poussière de la mort.
    Car des chiens m'environnent, Une bande de scélérats rôdent autour de moi, Ils ont percé mes mains et mes pieds.
    Je pourrais compter tous mes os. Eux, ils observent, ils me regardent;
    Ils se partagent mes vêtements, Ils tirent au sort ma tunique.
    Et toi, Éternel, ne t'éloigne pas! Toi qui es ma force, viens en hâte à mon secours !

    Nous trouvons dans les paroles du psalmiste une prophétie bouleversante de ce qui s'est produit lors de la crucifixion de Jésus. D'autres prophètes ont aussi annoncé la manière dont le Messie  de Dieu devait mourir en expiant les péchés des hommes. 

    Zacharie 12:10

    Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

    Psaumes 129:3

     Des laboureurs ont labouré mon dos, Ils y ont tracé de longs sillons.

    Lorsque nous considérons les souffrances de Christ : moqueries, humiliations, coups, flagellation, couronne d'épine, foule haineuse et déchaînée, abandon de ses disciples et finalement la honte de la crucifixion, supplice habituellement réservée aux pires malfaiteurs, nous comprenons les paroles des prophètes qui  parlent d'ignominie, d'humiliation, d'abaissement, d'un visage défiguré, de malédiction.

    La croix, avec tout ce qui a précédé la crucifixion, a été l'instrument de supplice qui pouvait le mieux convenir à un tel sacrifice pour le salut des pécheurs. Un sacrifice par lequel les péchés les plus horribles peuvent trouver leur expiation.

    En quoi la croix de Christ est-elle une puissance de Dieu ?

    Si nous voulons comprendre le sens profond de la croix, il nous faut réaliser la gravité du péché dans ses conséquences. De même si nous voulons comprendre la gravité du péché il nous faut considérer l'intensité douloureuse des souffrances et de la mort du Jésus.

    Une des premières choses que la crucifixion de Jésus nous apprend, ce sont les conséquences tragiques du péché et la nécessité d'une œuvre exceptionnelle pour les réparer.

    Évidemment, cela ne peut apparaître qu'a quelqu'un qui croit, quelqu'un dont le cœur va être touché par la prédication du Christ crucifié (Galates 3.1).

    A une époque où sont banalisés les péchés les plus graves, ne parlons pas des autres, nous devons acquérir la notion de la gravité de tout péché.

    Le salaire, ce que mérite le péché, c'est la mort, non seulement la mort physique qui est devenue une conséquence universelle, mais surtout la mort spirituelle, la perdition éternelle, appelé dans l'Apocalypse "la seconde mort"

    Apocalypse 20:14

     Et la mort et le séjour des morts furent jetés dans l'étang de feu. C'est la seconde mort, l'étang de feu.

    Apocalypse 21:8

    Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.

    Déjà, étant pécheurs par nature, nous sommes spirituellement morts par nos offenses et par nos péchés. Éphésiens 2.1

    "Vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Vous étiez éloignés…" Éphésiens 2:12 

    La sentence est sans appel

    Car le salaire du péché, c'est la mort; Romains 6:23 

    Et elle s'applique à tous sans exception :

    Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Romains 3:23

    Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, Pas même un seul. Romains 3:9-10

    De plus il est aussi écrit, et c'est le constat divin, que le prix du  rachat de notre vie est trop cher pour que nous puissions l'acquitter

    Psaume 49:7-8 

    Mais aucun homme n'a les moyens de racheter à Dieu la vie d'un autre homme ou de lui verser le prix de sa propre vie.
    Le prix de leur vie est trop cher à payer, il faut y renoncer une fois pour toutes. (version bible en français courant)

    Seul un sacrifice d'une valeur exceptionnelle a pu payer le prix de notre rachat. Ce sacrifice exceptionnel, c'est la vie même du fils Dieu, l'agneau de Dieu, sans péché, sans défaut, sans taches.

    1 Pierre 1:18-19 

    Ce n'est pas par des choses périssables, par de l'argent ou de l'or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères,  mais par le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache.

    Lorsqu'il est entré dans le monde, comme le fils de l'homme, le Christ à bien préciser qu'aucun autre sacrifice, aucune autre offrande, que le sacrifice et l'offrande de sa propre vie, ne pouvait suffire au rachat de nos âmes.

    Hébreux 10:5-10

     C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit: Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps;
    Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit: Voici, je viens Dans le rouleau du livre il est question de moi Pour faire, ô Dieu, ta volonté.
    Après avoir dit d'abord: Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, Ni holocaustes ni sacrifices pour le péché ce qu'on offre selon la loi, il dit ensuite: Voici, je viens Pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde.
    C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes

    La croix de Jésus-Christ est une œuvre de rédemption, d'expiation, de justification, de délivrance et de réconciliation. Un sacrifice de Rédemption.  

    C'est le prix payé par Jésus pour notre rachat. Nous étions vendus, esclaves, du péché auquel nous nous sommes livrés.

    Romains 7:14 

    Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle; mais moi, je suis charnel, vendu au péché. 

    Éphésiens 2.1

     Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l'air, de l'esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
    Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres…

    Nous étions, par le péché, tombés sous le pouvoir du diable et des puissances des ténèbres. Nous étions destinés au châtiment éternel.

    Alors par son sacrifice sur la croix, Jésus nous a rachetés, délivrés de nos péchés, du diable et de toutes les puissances de l'enfer.

    Éphésiens 1:7

     En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce,

    Apocalypse 1:5 

    A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,  et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la puissance, aux siècles des siècles! Amen!

    La rédemption c'est un acte de délivrance, de libération et par son sacrifice sur la croix, Jésus nous a réellement délivrés, libérés du pouvoir de condamnation et de domination du péché et de ses conséquences.

    Il y a dans les souffrances de Christ un pouvoir infinie de restauration pour celui qui croit en lui.

    Esaïe 53:4-5

     Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.

    Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

    1 Pierre 2:24-25

    Lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.

    Matthieu 8.16 

    Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies.

    La croix de Christ a été le lieu où Jésus a détruit tout ce qui nous condamnait, tout ce qui nous oppressait, nous liait, nous asservissait, nous courbait : le pouvoir du péché, le pouvoir de  la maladie et des infirmités, le pouvoir démoniaque, la crainte de la mort et finalement la mort elle-même.Un sacrifice d'expiation

    Nous devons encore comprendre que le péché doit être expié, un châtiment doit être infligé au coupable. Nous trouvons cela aussi dans les lois des hommes et il ne vient à personne l'idée que c'est injuste, au contraire.

    Le châtiment que nous devrions subir à cause de notre péché est tombé sur un autre. C'est le principe de la substitution :

    Esaïe 53.3-6

    Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas.
    Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié.
    Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
    Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l'Éternel a fait retomber sur lui l'iniquité de nous tous.

    Colossiens 2.13 :

    " Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses; il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix".

    Si nous doutons encore de l'amour de Dieu rappelons cette parole :

    Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.

    Romains 5:8 

    Un sacrifice  de justification

    Nous sommes toujours dans le principe de la substitution selon la parole de Dieu qui dit : 

    Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit, 1 Pierre 3:18 

    2 Corinthiens 5:21

    Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

    Nous savons ce qu'est "être justifié", lorsque le coupable est blanchi de la faute qui lui était imputée.

    En ce qui nous concerne, nous étions réellement coupables et il était pratiquement impossible de paraître justes. Si vous n'en êtes pas persuadés, écoutez ce que dit Dieu :

    Romains 3:9-12 

    Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l'empire du péché, selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, Pas même un seul; nul n'est intelligent, nul ne cherche Dieu.
    Tous sont égarés, tous sont pervertis;  Il n'en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul selon qu'il est écrit: Il n'y a point de juste, Pas même un seul.

    Être justifié, c'est être blanchi, lavé. Or Dieu nous dit que nous sommes justifiés au moyen du Sang de Jésus-Christ.

    Romains 3:24

    Ils sont gratuitement justifiés par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ.

    Romains 5:9

    A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère.

    Le sang de Jésus Christ, le fils de Dieu, nous purifie de tout péché. 1 Jean 1.7

    Hébreux 9:14 

    Le sang de Christ, qui, par un esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant!

    Apocalypse 7:14

    Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau.

    L'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous a été détruit, cloué à la croix… Et ainsi tous les éléments d'accusation qui pouvaient être utilisés par un quelconque accusateur ont été détruits ! C'est pourquoi, les puissances, les dominations et le diable lui-même n'ont plus le pouvoir de nous accuser devant le trône de Dieu…Christ a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix; il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix". Colossiens 2.13

    Romains 8:1 :

    "Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ…"Le péché,  par sa nature souillée, nous sépare de Dieu qui est saint. C'est une notion dont nous devrions  être conscients, celle de la sainteté de Dieu et de notre propre souillure.

    Éphésiens 2.12

    Souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

    Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Éphésiens 2:13

    "Dieu a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix. Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche, si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel". Colossiens 1.20

    Nous pouvons maintenant nous approcher de Dieu avec confiance, car nous avons au moyen du sang de Jésus une libre entrée dans la présence de Dieu. Hébreux 10.19

    La croix de Jésus-Christ est le moyen choisi par Dieu pour faire l'expiation de nos péchés, afin de purifier par son sang ceux qui croient en LUI. C'est l'unique moyen de salut… on ne peut pas le remplacer ou lui associer quelque chose d'autre. Il n'y a de salut en aucun autre qu'en Jésus, dans son seul sacrifice. Cela ne peut pas être par des œuvres humaines, quelle qu'en soit la valeur.La foi dans la valeur de la croix de Christ.

    Nous l'avons compris il y a dans le sacrifice de Jésus sur la croix une oeuvre de salut, de rédemption, de délivrance, de justification, de réconciliation, et cette glorieuse réalité est offerte à tous.

    1 Jean 2:2

    Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.

    Nous avons été   été lavés, mais nous avons été sanctifiés, mais nous avons été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu.1 Corinthiens 6:11

    C'est pourquoi la prédication de Jésus-Christ crucifié est une puissance de Dieu car elle produit dans le cœur de ceux qui l'entendent la foi au moyen de laquelle nous recevons le salut de Dieu. Romains 10.10 à 17 

    L'Évangile, lorsqu'il est correctement annoncé,  est réellement une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec,  parce qu'en lui est révélée la justice de Dieu par la foi et pour la foi, selon qu'il est écrit: Le juste vivra par la foi. Romains 1.16-17 

    Tant que nous demeurons fondés et inébranlables dans la foi, et que nous ne nous détournons pas de l'espérance de l'Évangile, nous sommes assurés de trouver dans le sacrifice du Seigneur Jésus-Christ, une parfaite réconciliation avec Dieu afin qu'il puisse nous faire paraître devant lui, saints, irrépréhensibles et sans reproche. Colossiens 1.20

    Que le Seigneur  ouvre les yeux de notre cœur afin que nous comprenions le sens et la valeur du sacrifice de Jésus sur la croix, disant avec l'apôtre :

    Si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi. Galates 2:20

    1 Jean 4:19

    Pour nous, nous l'aimons, parce qu'il nous a aimés le premier.

    Un sacrifice de réconciliation


    http://www.topchretien.com/topleader/details.php?idelement=2051

    9/26/2007

    Qu’Est-Ce Que la Vraie Repentance ?

     

    Qu’Est-Ce Que la Vraie Repentance ?

     

     

     

    Catherine Booth

    recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie

    transmis par Lorraine

     

     

    Si quelque père a un fils prodigue, je lui demanderais :

     

     

    - « Comment vous réconcilieriez-vous avec ce fils ? »

     

    Vous l’aimez intensément.

     

    Probablement,

     

    vous avez davantage conscience de votre amour pour lui que pour les autres de vos enfants.

     

    Votre cœur languit et est assoiffé de lui, vous priez pour lui, vous rêvez de lui, vous êtes rempli de ses pensées à tout instant...

     

    Alors, pourquoi ne pas être réconcilié avec lui ?

     

    Pourquoi vous sentez-vous obligé de le garder à distance, au lieu de l’inviter à se rapprocher de vous, de vivre avec vous, dans les mêmes termes que votre fille bien-aimée et obéissante ?

     

    Pourquoi ?

     

    - « Oh, dites-vous, le cas est différent : je ne peux pas. Avant, cela aurait peut-être été possible, mais les sentiments de ce fils doivent être changés envers moi. J’ai fait tout ce qu’un père aurait pu faire, mais il continuera malgré ma volonté. »

     

     

    Vous dites :

     

    -« Un père juste et sage doit insister pour qu’il change ».

     

    Vous dites aussi :

     

     

    « Il doit confesser ses péchés et demander pardon, et moi, je dois courir à sa rencontre ; mettre mes bras autour de lui, le reconnaître ... Mais dans ce cas précis, je ne peux pas ».

     

    Il est exact que Dieu ne vous aime pas moins pécheur que vous êtes, ou que Son grand amour généreux ne pleure pas sur vous des larmes de sang.

     

    Non plus que Dieu ne veuille pas mettre Ses bras d’amour autour de vous, si vous veniez à Ses pieds à ce moment-là, pour confesser toutes vos erreurs, et chercher Son pardon.

     

    Lui (Dieu), Il ne peut pas ; les lois de Son Univers l’empêchent d’agir ainsi.

     

    Dieu ne se le permettra pas, tant qu’il n’y aura pas de véritable changement de conscience dans le pécheur.

     

     

    Celui-ci DOIT se repentir et « s’il ne se repent pas, il périra dans la même condition de pécheur » .

     

    Si la repentance est une condition indispensable pour le salut, essayons de voir ce qu’est une véritable repentance.

     

     

    Hélas, combien y a-t-il de confusion dans le monde et dans l’Eglise, au sujet de la repentance !

     

    La repentance n’est pas uniquement une conviction de péché !

     

    Si cela était, quel monde différent aurions-nous, car il y a des dizaines de milliers de personnes dans le cœur desquelles l’Esprit de Dieu a fait son œuvre de conviction de péché !

     

    Nous serions absolument émerveillés si nous avions la moindre idée de la multitude que Dieu a convaincue de péché, comme Il le fit pour Agrippa et Festus. Ils étaient parfaitement convaincus de péché, mais jamais ils n’allèrent plus loin... Ils vécurent cette semaine-là exactement comme ils avaient vécu la semaine précédente;

     

    il n’y a pas eu de VRAIE repentance.

     

     

    La repentance n’est pas non plus le fait de ressentir une immense tristesse pour le péché. Non. J’ai vu des gens pleurer amèrement, se tordre, et lutter, et cependant ils gardent leurs idoles bien serrées sur leur cœur.

     

    Il a été vain de vouloir essayer de les en débarrasser.

     

    Si Jésus-Christ avait voulu les sauver avec leurs idoles, ils n’auraient manifesté aucune objection du tout, bien au contraire !

     

    S’ils avaient pu passer par la « Porte Etroite » avec leur idole préférée, il y a longtemps qu’ils y auraient passé.

     

    Mais se séparer de cette idole pour passer la Porte Etroite est une autre affaire !

     

    Certains pleurent comme un enfant désobéissant qui veut absolument faire une chose interdite. Ils peuvent crier, se débattre, et, si vous leur flanquez la « baguette », ils pleureront plus encore, mais ne cèderont pas pour autant.

     

    S’ils cèdent, ils deviendront comme un pénitent :

     

    ils deviennent humbles ;

     

    mais jusqu’au moment où ils cèderont enfin, ils ne sont pas plus que des pécheurs convaincus de péché !

     

    Lorsque Dieu nous frappe avec la baguette du Saint-Esprit, de sa divine Providence, de sa Parole, les pécheurs pleureront, gémiront, trembleront, vous faisant croire qu’ils prient et désirent sincèrement être sauvés.

     

    (repentir, par P.Bouchaud)

     

    Alors que, pendant tout ce temps, ils gardent leur nuque raide comme un bâton de fer. Ils ne veulent, et ne peuvent pas se soumettre.

     

    S’ils se soumettaient, ils deviendraient subitement humbles et pénitents comme le sont les pécheurs véritablement convaincus, et ils seraient sauvés.

     

    Il n’y a pas de faute plus grave et plus commune que des gens qui CROIENT être dans la vraie repentance, et qui ne le sont pas !...

     

    Et pourtant, la repentance ne rend pas plus triste que le péché !...

     

    Un homme peut toujours rester aussi triste jusqu’au jour de sa mort, tout en serrant une chose interdite contre son cœur, comme le jeune homme riche tient ses trésors. Mais là, il n’y a aucune repentance.

     

    La repentance n’est pas non plus une promesse de vous détourner, en recommençant à pécher de la même façon.

     

    Si cela était, il y aurait infiniment plus de personnes repentantes.

     

    Il n’existe pratiquement pas un seul ivrogne misérable, qui n’ait pas promis, soit dans sa tête, soit à sa pauvre femme, soit à qui que ce soit, qu’un jour, il allait renoncer à sa boisson.

     

    Il n’existe non plus pratiquement aucun pécheur qui ne fasse pas sans cesse des promesses, disant qu’un jour il renoncera à son péché, le donnera à Dieu et se tournera vers Lui, mais ne le fait pas.

     

    Alors, qu’est-ce que la vraie repentance ?

     

    (repentir de Pierre)

     

    La vraie repentance est simplement le fait de renoncer au péché, de se détourner des ténèbres pour aller dans la lumière, et quitter la puissance de Satan, pour aller dans celle de Dieu.

     

    C’est renoncer à son péché dans la profondeur de son cœur

     

    C’est le désir de tout changer, et de le vouloir.

     

    C’est se résoudre à donner chacune des choses mauvaises de nos pensées, de notre être tout entier, et vouloir le FAIRE totalement, et tout de suite.

     

     

    Bien sûr cela va impliquer de la tristesse chez le pécheur.

     

    Car, quel homme sensé ne voudrait-il sortir du mauvais chemin dans lequel il tourne en rond, alors qu’il peut s’engager dans une route droite, et toute tracée ?

     

    Cela implique aussi une haine pour la route qu’il avait prise avant, et de laquelle il se détourne maintenant

     

    Il est alors comme le Fils Prodigue qui se vit dans la bauge des cochons et les immondices, et d’un coup, fut pleinement résolu à agir.

     

     

    Il alla, et ce fut le test de sa repentance : il en avait assez de vouloir résoudre seul ses problèmes, et promettre et se re-promettre sans cesse.

     

    Il aurait pu rester là assis parmi les cochons jusqu’à aujourd’hui ;

     

    mais il n’aurait donc jamais reçu le baiser de son père, l’accueil de sa maison, s’il ne s’était pas mis en route.

     

    Cependant il alla vers son père, honnêtement, humblement et lui dit :

     

    - « J’ai péché contre toi », ce qui signifie beaucoup plus dans sa langue que comme nous l’entendons aujourd’hui.

     

    Alors, vient ensuite la preuve de sa soumission :

     

    - « Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, agis envers moi comme tu agis à l’égard de tes serviteurs. Fais-moi travailler à l’étable, ou laver les bottes sales, afin que je puisse être dans ta famille et recevoir ton sourire ».

     

     

    C’est une magnifique illustration que Jésus-Christ a donnée d’une véritable repentance : la soumission est le test de la vraie repentance.

     

    Que mon enfant veuille faire mille et une choses d’autre, s’il ne veut pas se soumettre sur un seul point de controverse, c’est un rebelle, et il restera tel quel, jusqu’à ce qu’il cède.

     

    Voilà la différence entre une réelle repentance et une repentance contrefaite.

     

    Je suis effrayée de voir que nous avons dans nos églises des milliers de repentances contrefaites.

     

    Les gens étaient bien convaincus de péché, et ils étaient désolés de ce fait. Ils désiraient vivre une vie meilleure et aimer Dieu d’une manière générale. Mais ils contournaient toujours le véritable point de polémique avec Dieu. Ils s’en cachaient vis à vis de leur pasteur et peut-être des diacres et de toutes les personnes qui parlaient avec eux.

     

     

    Abraham aurait bien pu vouloir donner au-delà de tout ce qu’il possédait, mais s’il n’avait pas été prêt à donner Isaac, tout le reste aurait été inutile.

     

    C’est votre Isaac que Dieu désire.

     

    Vous avez un Isaac, exactement de la même façon qu’un jeune homme riche possède des tas de biens.

     

    Vous avez quelque chose qu’il faut abandonner, quelque chose que sait l’Esprit Saint, mais vous dites : « Je ne peux pas ».

     

    Alors, vous devez vous arrêter à la porte du Royaume !

     

    Il y a une autre grosse difficulté qui est là. Ce sont les gens qui disent :

     

    - « Je n’ai pas la force de me repentir ».

     

    C’est une FAUTE énorme. Vous avez la force et la puissance, ou alors Dieu ne vous aurait pas ordonné de vous repentir. Vous pouvez vous repentir ! A ce moment même, vous pouvez lever les yeux vers le Ciel, et dire, avec l’enfant prodigue :

     

    - « Père, j’ai péché, et je veux renoncer à ce péché ».

     

    Peut-être ne serez-vous même pas capable de pleurer... mais nulle part, Dieu n’exige que vous pleuriez ! Vous êtes capables, à ce moment précis, de renoncer à votre péché.

     

    Mais faites attention de ne pas confondre le renoncement du péché avec la puissance de vous en libérer vous-même. Si vous renoncez de tout votre cœur, Jésus viendra vous en libérer, comme l’homme à la main sèche que Jésus avait l’intention de guérir.

     

     

    D’où venait cette puissance pour le guérir, et de vouloir le guérir ?

     

    Sa bienveillance, Son amour, Sa compassion, Son empressement de guérir venaient de Jésus.

     

    Mais Jésus demande une condition : la réponse de la volonté de cet homme. Alors Jésus lui dit :

     

    - « Etends ta main ».

     

    Si l’homme avait été comme certains d’entre vous, il aurait répondu à Jésus :

     

    - « Quel commandement insensé ! Tu sais bien que je ne peux pas le faire ! »

     

    Jésus veut que la réponse

     

    - « Oui, je le veux ! »

     

    soit au cœur de cet homme, car c’est la réponse de sa volonté.

     

    Au moment où il dit cela, Jésus lui donna la force.

     

    L’homme étendit donc sa main, et vous savez ce qu’il s’est passé.

     

     

    Etendez votre main sèche, quoiqu’il en soit, et dites :

     

    - « Je le veux, Seigneur Jésus ».

     

    Alors, vous avez la puissance et l’intelligence, vous avez l’obligation qui est universelle et immédiate.

     

    Dieu demande maintenant à tous les hommes, où qu’ils soient, de se repentir sérieusement,

     

    et de croire à l’Evangile.

     

    Quel tyran serait le Seigneur, s’il vous donnait un commandement tout en sachant que vous n’avez pas la puissance de l’exécuter.

     

    Maintenant, ne dites pas :

     

    - « Je ne le ressens pas suffisamment ».

     

    Est-ce que vous ressentez suffisamment pour renoncer à votre péché et en être pardonné ? C’est là le point important.

     

    Tout homme qui ne se repent pas suffisamment pour renoncer à son péché n’est aucunement pénitent.

     

    Lorsque vous vous repentez suffisamment pour renoncer à votre péché, à ce moment-là, votre repentance est sincère et vous pouvez saisir fermement la main de Jésus.

     

    Alors croyez au Seigneur Jésus-Christ, et vous serez sauvé.

     

     

    http://www.michelledastier.org/index.php/2007/09/24/744-quest-ce-que-la-vraie-repentance-catherine-booth

     

     

     
    8/30/2007

    Comment réagir face à l'épreuve?

     

     

    Comment réagir face à l'épreuve?

     

     

    Derek PRINCE :

     

    “ Qui connaît ses égarements ? Pardonne -moi ceux que j'ignore . Préserve aussi ton serviteur des orgueilleux; Qu'ils ne dominent point sur moi! Alors je serai intègre , innocent de grands péchés. ” Psaumes 19:12-13 

     

    En tant que chrétiens, nous traverserons tous des épreuves.

     

    Elles peuvent être très variées: tantôt une crise financière ou un problème de santé, tantôt le détérioration soudaine d'une relation, le rejet ou la persécution à cause de notre foi, ou encore nous nous trouvons dans quelque tunnel sombre et sans lumière au bout. Quelle que soit l'épreuve, il est important de se rappeler que Dieu se soucie plus de notre caractère que de nos performances.

     

    Comment allons-nous alors réagir face à l'épreuve?



    D'abord, il faut distinguer l'épreuve du châtiment. Bien trop souvent, en tant que chrétiens, nous ne reconnaissons pas le châtiment qui nous vient de Dieu. Par conséquence, nous adoptons une attitude de résistance au diable, alors que nous devrions en fait nous soumettre à Dieu. Le problème de fond ainsi exposé dans notre caractère se trouve être, en fait, l'ORGUEIL.



    La fin du Psaume 19 présente une prière que Ruth et moi répétons souvent:


    Qui est-ce qui comprend ses erreurs (anglais "fautes secrètes")? Purifies-moi de mes fautes cachées. Garde aussi ton serviteur des péchés commis avec fierté (anglais "péchés de présomption"); qu'ils ne dominent pas sur moi: alors je serai irréprochable, et je serai innocent de la grande transgression.



    Psaumes 19:12-13


    Qui connaît ses égarements ? Pardonne -moi ceux que j'ignore . Préserve aussi ton serviteur des orgueilleux; Qu'ils ne dominent point sur moi! Alors je serai intègre , innocent de grands péchés. [...] » suite

     
    J'en suis venu à réaliser que les fautes secrètes ne sont pas des secrets que l'on cache aux autres, et encore moins à Dieu. Ce sont des secrets pour soi-même, des défauts de notre personnalité que nous ne reconnaissons pas. David les nomme péchés de présomption. Des péchés que nous commettons lorsque nous présumons que notre conduite est acceptable pour Dieu, alors qu'en fait, elle L'offense. Bien souvent le Seigneur ne nous révélera pas de tels péchés avant que nous n'ayons délibérément choisi de nous humilier en L'invitant à sonder notre personnalité et à dénuder nos motivations les plus intimes.

     

    Une fois que nous réalisons que nous sommes en train de traverser un temps d'examen venant de Dieu, nous devons nous assurer que nos fondements, ou nos arrières, sont couverts. 



    Fondement 1: La repentance.

     

    La repentance est peut-être la doctrine chrétienne fondamentale la moins soutenue par les prédicateurs contemporains. "Crois seulement" est un message doux à l'oreille, mais il n'est pas en accord avec l'Ecriture. D'un bout à l'autre du Nouveau Testament, le message est "Repentez-vous d'abord, et ensuite croyez!" Lorsqu'il se trouve un péché obstruant notre vie, toute forme de foi qui ne procède pas de la repentance est une contrefaçon humaniste. Elle ne produit pas les résultats qui procèdent d'une foi authentique.



    Une illustration simple de la vraie repentance est celle du conducteur faisant un demi-tour avec son véhicule. Vous reconnaissez que vous n'avez pas vécu de manière juste. Vous vous arrêtez et vous faites demi-tour. Puis, vous conduisez résolument dans cette direction opposée. Si vous ne continuez-pas votre voyage dans cette direction opposée, c'est que vous ne vous êtes pas vraiment repenti.

     

    Fondement 2: L'engagement.



    Selon Rom.10:9 deux conditions sont essentielles au salut:

    croire de tout son cœur que Dieu a ressuscité Jésus d'entre les morts et confesser de sa bouche que Jésus est Seigneur.



    Lorsque nous confessons Jésus comme Seigneur, nous Lui donnons le plein contrôle de notre vie entière, de notre temps, de notre argent, de nos talents, de nos priorités, de nos relations. Vous ne pouvez rien garder pour vous. Quelqu'un a dit: "Si Jésus n'est pas Seigneur en tout, alors Il n'est pas Seigneur du tout!"

     

    Fondement 3: L'attitude envers l'Ecriture.

     

    Satan amena la chute de nos premiers parents lorsqu'il les entraîna à s'interroger sur la véracité de la Parole de Dieu:

     

    Genèse 3:1


    Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Eternel   Dieu avait faits . Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit   : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ?



    Jésus posa Lui-même le sceau de Son autorité divine sur l'Ecriture lorsqu'Il l'appela La Parole de Dieu et ajouta:

     

    Jean 10:35


    Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée , et si l'Ecriture ne peut être anéantie

    Paul affirme de manière catégorique:
     
    2 Timothée 3:16


    Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,



    Remettre en question l'autorité de l'Ecriture est un luxe que nul d'entre-nous ne peut se permettre. C'est le chemin menant au désastre, aujourd'hui, exactement comme autrefois dans le jardin d'Eden. 



    Fondement 4: Les relations justes et correctes.



    La doctrine correcte est la base de la foi chrétienne. Mieux, la doctrine correcte, correctement appliquée produira des relations correctes. Nos relations personnelles devraient toujours refléter la doctrine que nous professons.


    Jésus Lui-même souligna fortement l'importance de maintenir des relations correctes. Il indiqua clairement la manière d'agir envers un frère qui pèche contre nous dans:

     
     

    Matthieu 18:15-17


    Si ton frère a péché , va et reprends -le entre toi et lui seul. S'il t'écoute , tu as gagné ton frère. Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S'il refuse de les écouter , dis-le à l'Eglise; et s'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain. [...] » suite

     

    Dans le Sermon sur la Montagne Il nous avertit:

     
     

    Matthieu 5:25


    Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu  es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre   au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison.

     

    Il termina Sa prière, qui demeure un modèle pour nous, par un avertissement solennel:


    Matthieu 6:15


    mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses.

     

    Lorsqu'arrive un temps d'épreuve, nous devrions examiner avec soin nos attitudes et nos relations, afin de nous assurer que nous n'entretenons pas de l'amertume, du ressentiment ou le refus de pardonner dans notre cœur.

     

    Il nous faut aussi réaliser que nous ne pouvons avoir des relations harmonieuses avec les mauvaises personnes.

     

    1 Corinthiens 15:33


    Ne vous y trompez pas : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes moeurs.



    Nous ne pouvons mener une vie sanctifiée si nous allons délibérément de conserve avec des profanes. De telles relations doivent être coupées par l'épée tranchante de la Parole de Dieu.



    L'exemple de Jésus.

    L'exemple suprême d'une attitude juste dans l'épreuve nous est donné par Jésus Lui-même "qui a été tenté (soumis à l'épreuve) comme nous à tous égards, sans commettre de péché." Héb.4:15.

     

    Suivre Son exemple nécessite que nous:

    Hébreux 12:1-2


    Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte , ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée , a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu . [...] » suite

     

    Mettre en ordre les actes de notre vie qui sont effectivement des péchés n'est pas suffisant. Nous devons éliminer le fardeau, qui en soit n'est pas péché, mais qui nous empêche d'accomplir la pleine volonté de Dieu et de concentrer tous nos efforts sur notre service pour Christ.



    Un athlète pour gagner la course se défait de tout ce qui est superflu. Il ne garde pas un gramme de poids inutile. Nous devons agir de même.

     
    Voici quelques exemples de ce que nous devons éliminer

     

    Les obligations sociales qui n'ont aucun valeur spirituelle tels les attachements sentimentaux à des personnes, à des lieux ou à des animaux de compagnie;

     

    L'intérêt excessif pour les cours de la Bourse, pour les sports ou pour la mode féminine, pour le lèche-vitrines, les soucis d'argent, de santé, familiaux ou politiques.

     

    En examinant chaque chose dans notre vie pour laquelle nous consacrons du temps et de l'attention, nous devons nous poser les deux questions suivantes: Ceci glorifie-t-il Jésus? Ceci m'édifie-t-il spirituellement?

     


    Il nous est nécessaire d'apprendre l'endurance.

     

    L'une des capacités essentielles à acquérir et que l'on retrouve en exemple au travers des Ecritures. Ce n'est pas pour autant un sujet très aimé par beaucoup de chrétiens.

     

    Si dans ma prédication j'annonce que le thème sera l'endurance, j'entends peu d'"alleluias" en réponse. Parfois j'insiste en disant: "Laissez-moi vous dire comment cultiver l'endurance." Les gens écoutent alors avec une grande attention, espérant découvrir un secret. "Il n'y a qu'une façon de cultiver l'endurance... et je poursuis: c'est en endurant!" Et mes paroles sont accueillies par un grand soupir général qui doit signifier: "Vous voulez dire qu'il n'y a pas de chemin plus facile?"

     

    Non, il n'y a pas de chemin plus facile! Acquérir l'endurance est un élément essentiel de la vie chrétienne victorieuse, et elle ne peut être acquise qu'en... endurant! Une fois que nous parvenons à accepter ce fait, nous pouvons alors commencer à réagir avec justesse à chaque épreuve croisant notre chemin.

     

    Jacques 1:2-3


    Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés , sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience. [...] » suite

     

    Nous sommes cependant avertis que nous devons laisser la patience (l'endurance) "accomplir une œuvre parfaite", verset 3; en d'autres termes, nous devons persévérer et endurer jusqu'à ce que le dessein de Dieu soit parfaitement accompli et qu'Il mette un terme à l'épreuve.

     

    Dieu nous avertit rarement par avance "Cette épreuve durera six mois". Aussi, il se peut que la personne se dise après cinq mois et demi: "Je n'en puis plus, j'abandonne!"

     

    Comme c'est dommage. Encore quelques jours d'endurance et le dessein de Dieu aurait été accompli. Et pourtant cette personne devra passer par une autre épreuve dans le but d'épurer sa personnalité de ce même défaut. En fait, Dieu n'ôtera pas l'épreuve jusqu'à ce que Son dessein soit accompli. Plus tôt nous apprenons à endurer dans l'épreuve, plus rapides seront nos progrès spirituels.

     

    1 Corinthiens 9:25


    Tous ceux qui combattent s'imposent toute espèce d'abstinences , et ils le font pour obtenir une couronne corruptible; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible.

     
     
    C'est seulement si nous cultivons la tempérance (ou la maîtrise de soi) que nous aurons la force d'endurer.



    Pierre dresse la liste des sept étapes successives qui mènent des fondements de la foi à la plénitude de la personnalité en Christ: l'amour agapé.

     

    2 Pierre 1:5-7


    à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. [...] » suite

     
    Ces sept étapes sont

    La vertu (l'excellence morale);

    La connaissance;


    La maîtrise de soi;

    La persévérance (l'endurance);

    La piété;

    La fraternité;

    L'amour.

    Il ressort clairement que développer la maîtrise de soi est une nécessité préalable à l'endurance. Toute épreuve d'endurance est aussi une épreuve de maîtrise de soi. Elle exposera toute faiblesse tapie dans les nombreuses facettes de notre personnalité.

     

    Dans le domaine des émotions, cette faiblesse peut être la peur ou le découragement, ou encore la dépression. Notre nature charnelle peut ne pas parvenir à dompter ses désirs et ses appétits. Cette faiblesse peut encore être la colère ou la jalousie dans nos relations personnelles. Cela peut être l'orgueil ou l'excès de confiance en soi, l'arrogance, dans le domaine spirituel.

     

    Quelle que soit notre faiblesse, elle sera exposée lorsque nous serons confronté à l'épreuve, et mis au défi de l'endurer. C'est un fait tragique que beaucoup de chrétiens ne surmontent pas ces deux étapes de la maîtrise de soi et de l'endurance. Et cela a pour conséquence qu'ils ne progressent jamais dans les vertus chrétiennes les plus élevées qui sont: la piété, la fraternité et l'amour.

     

    Il me semble approprié de conclure cette lettre par le verset biblique déjà cité dans ma lettre précédente:

     

    Heureux l'homme qui endure l'épreuve; car après avoir été mis à l'épreuve (et avoir reçu l'approbation), il recevra la couronne de vie que le Seigneur a promise à ceux qui L'aiment. Jac 1:12.

     

    Au Service du Maître, Derek Prince

     

    Traduit par Ingrid Vigoda

     



    Source : http://www.dpmf.net

     

     

    http://www.enseignemoi.com/enseignement.php?action=texte&id=1418

     

     

    8/29/2007

    Jesus peut s'ccuper de toi.

     
      

    Jésus peut s'occuper de toi

     

    Par Patrice Martorano

    Jésus peut s'occuper de vous


    "Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère […] Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui..."Jean 19.25-27.

    Une souffrance

    Nous pouvons considérer comme une évidence le fait que plus nous sommes occupés et moins nous avons du temps pour les autres, n'est-ce pas? En règle générale, si je suis occupé à accomplir une tâche et qu'une personne vienne me voir je vais lui demander de prendre patience ou de revenir plus tard.

    S'il y a un moment dans la vie de Jésus où il fut occupé, ce fut lorsqu'il réglait le problème de l'humanité en mourant sur la croix. Au-delà de sa souffrance physique et émotionnelle, Jésus combattait également les puissances démoniaques. Puis au milieu de tout cela sa mère et le disciple qu'il aimait se tenaient à ses pieds. Si Jésus avait agi comme la plupart des hommes, il aurait dit : -Allez pleurer plus loin car en ce moment je n'ai pas de temps pour vous car je règle le problème de l'humanité! Pourtant Jésus n'a jamais rien dit de semblable, au milieu de sa souffrance et de son occupation il va faire une parenthèse pour s'occuper de ceux qui viennent au pied de la croix.

    Au milieu des six milliard d'habitants, d'Internet, des catastrophes naturelles… Jésus aujourd'hui peut prendre un temps pour s'occuper de vous. Non, il n'est pas trop occupé. Venez à lui, tout comme Marie et Jean et apportez lui votre souffrance. Souvent nous courons de droite et de gauche mais Jésus nous appelle à venir au pied de la croix, là où tout a été accompli.

    Une sensibilité

    Jésus est sensible à ceux qui viennent exprimer leur souffrance dans sa présence. Marie et Jean souffrent de voir Jésus mourir sur la croix et il va les réconforter.

    Un jour une jeune femme du nom d'Anne souffrait de stérilité. C'est pourquoi elle répandit son cœur devant l'Eternel (1Sa1). Suite à cela Dieu va répondre à sa prière en lui accordant un enfant et elle va donner à son bébé le nom de Samuel qui signifie : "Dieu entend". J'aimerais vous encourager en vous disant : Dieu vous entend lorsque vous souffrez, il n'est pas insensible à votre douleur.

    La Bible, à travers le psaume 34.6, nous dit :

    "Quand un malheureux crie, l'Eternel entend". Oui mes biens aimé l'Eternel vous entend.

    Lorsque ma fille Estelle est née, ma femme a accouché à six mois de grossesse. Estelle pesait 1 kg et mesurait 38 cm. Le soir en rentrant de l'hôpital, j'étais complètement bouleversé. Ma femme était seule dans sa chambre sans son enfant et ma fille était dans une couveuse entre la vie et la mort au service réanimation. Je me souviendrais toujours de cette nuit, je me tenais devant Dieu et aucun mot ne pouvait sortir de ma bouche tant ma souffrance était grande. Mais à travers des soupirs et des larmes, Dieu entendit mon cœur. Aujourd'hui Estelle est une jolie fille de neuf ans sans aucune séquelle. Oui, il est Samuel, l'Eternel qui entend! N'en doutez point, il peut s'occuper de vous car Dieu est sensible à votre souffrance.

    Une solution

    Jésus trouve toujours la solution pour ceux qui viennent à ses pieds. Dans ce passage nous voyons Marie et Jean dans une grande douleur. Marie perd son enfant et comme toute mère l'aurait été, son cœur est déchiré devant ce tableau sanglant qu'est la croix. Quant à Jean, il est un jeune homme brisé par la perte de son maître. Jean a besoin de réconfort.

    Jésus au milieu de sa propre souffrance va trouver la solution :

    "Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui".

    En d'autres mots, Marie perd son fils alors Jésus lui donne un autre fils. Jean a besoin d'être secouru et réconforté alors il lui donne une maman. Comprenez-vous, Jésus trouve toujours la solution pour ceux qui ont le cœur brisé. Jésus sait s'occuper de nous, il répond toujours de manière précise et pertinente à nos besoins.

    Si aujourd'hui vous souffrez, alors venez aux pieds de Jésus et il trouvera la solution à votre problème. En tant qu'homme je peux être sensible à votre souffrance, je peux pleurer avec vous sans pour autant avoir la solution mais il n'en est pas ainsi de Jésus. Notre Roi trouvera toujours la solution. Faites lui confiance.

      Patrice Martorano

     

    http://www.topchretien.com/topmessages/?/3129/jesus-peut-soccuper-de-toi

         

    8/28/2007

    Un vase d'honneur au service du maître

       

     

     

     

    Un vase d'honneur au service du maître

     

     


    Israël Fontaine 

     

     

    « Si l’on délivre l’argent de ses scories l’orfèvre pourra le travailler pour en faire un vase » (Pr 25.4)

     

     

    « Silver must be purified before it can be used to make something of value. » (Pr 25.4, Contemporary English Version)

     

    1. Le minéral

     

     

    1.1. La condition première du minéral

     

    Lorsque le prospecteur cherche un métal précieux comme l’argent, il les trouve à l’état brut, au sein d’un amas d’impureté et d’autres minéraux. L’utilité d’un métal dans sa condition première est nul, le potentiel est là mais ce n’est que purifié et transformé que toute sa richesse et son utilité seront appréciés.

     

    Notre condition spirituelle première

     

    La Parole de Dieu, nous démontre clairement, et l’expérience humain le confirme, que nous naissons tous avec un penchant innée vers le mal. À l’état brut, nous sommes des pécheurs, nous sommes vendus aux péchés, égoïste, rebelle à la loi de Dieu, nous sommes esclaves de nos tendances et de nos impulsions.

     

     

    À l’état brut, notre justice est comme un vêtement souillé devant Dieu. Nous sommes des sarments inutiles, sans fruit, bon seulement à être jeter au feu.

     

     

    Bien qu’à première vue notre état soit lamentable et qu’il peut paraître parfois même sans espoir, les Écritures Saintes nous annonces une bonne nouvelle : Il y a un quelqu’un qui te convoite, quelqu’un qui te cherche !

     

     

    2. Le prospecteur

     

     

    2.1. Le Prospecteur voit ce que d’autres ne voient pas

     

    Le prospecteur voit au delà des impuretés, il sait qu’un potentiel prometteur se cache au sein de cette conglomération d’impureté qui étouffe le potentiel du métal précieux.

     

     

    La conversion de Paul : Dieu voit le potentiel dans un homme plein de haine et de pensée meurtrière.

     

     

    « Et Ananias répondit: Seigneur, j'ai ouï parler à plusieurs de cet homme, combien de maux il a faits à tes saints dans Jérusalem; et ici il a pouvoir, de la part des principaux sacrificateurs, de lier tous ceux qui invoquent ton nom. Mais le Seigneur lui dit: Va; car cet homme m'est un vase d'élection pour porter mon nom devant les nations et les rois, et les fils d'Israël; car je lui montrerai combien il doit souffrir pour mon nom. » (Ac 9:10-20, Darby)

     

     

    Dans ce passage, Dieu voit en Saul de Tarse, un homme qui allait répandre dans le monde entier la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ. Dieu a su transformer un homme meurtrier et plein de haine en un homme dont la compassion pour ceux qui ne connaissent pas Jésus le poussera à sacrifier sa vie pour eux.

     

     

    Dieu voit le potentiel en toi car c’est lui qui t’a créé. Il a prévu ta venue dans l’éternité, avant que le monde présent existe :

     

     

    En lui, bien avant de poser les fondations du monde, il nous avait choisis pour que nous soyons saints et sans reproche devant lui. Puisqu’il nous a aimés, il nous a destiné d’avance à être ses enfants qu’il voulait adopter par Jésus-Christ. Voilà ce que, dans sa bonté, il a voulu pour nous afin que nous célébrions la gloire de sa grâce qu’il nous a accordée en son Fils bien-aimé… (Ép 1.4-6, Semeur)

     

     

    Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec le Christ, Jésus, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions. (Ép 2.10, Semeur)

     

     

    Dieu nous a créé de telles sortes que nous regorgeons d’un potentiel extraordinaire. Bien que parfois nous puissions avoir une grande difficulté à le percevoir dans notre vie et dans la vie d’autres personnes parfois, notre Père céleste ne se laisse pas berner par ses impuretés qui étouffent notre potentiel. Son regard perçant et sans préjuger lui permet de voir en des pécheurs de famille modeste un des disciples au potentiel incroyable, là où tous sont unanime pour condamner un Zachée escroc, lui au travers son regard plein d’amour et de pardon voit en cet homme un témoignage puissant de la puissance de l’amour et du pardon.

     

     

    2.2. Le prospecteur cherche dans des conditions difficiles

     

     

    La tâche d’un prospecteur n’est pas une celle de la facilité, elle est ardue, il doit se frayer son propre sentier, arpenter des montagnes, creuser dans le roc, etc.

     

     

    Dieu est prêt à tout pour te trouver

     

     

    Si notre Père céleste s’intéresse au potentiel dans ta vie, c’est qu’il connait déjà comme le prospecteur le moyen pour déloger les impuretés qui souille et rendent sans valeur le potentiel dans notre vie. Laisse moi te dire ce matin que si Dieu t’appelle à le servir là où tu es, c’est qu’il a le moyen de te délivrer complètement du péché qui t’assaille et de mettre en valeur ton potentiel.

     

     

    3. Les scories (les impuretés)

     

     

    3.1. Sans purification, les minéraux précieux n’ont que peu de valeur.

     

     

    Le péché dans notre vie détruit le potentiel spirituel que Dieu veut investir dans notre vie.

     

     

    Sans une vie purifiée par l’œuvre bénie de l’Esprit, nous serons sans grande valeur pour le service de Dieu.

     

     

    En effet, nous ne pouvons offrir un service efficace à Dieu sans que cela se fasse par son Esprit et son Esprit ne peut pas résider dans une vie qui se complet dans des activités contraire à sa nature propre.

     

     

    Un jour, une dame témoignait comment Dieu lui avait permis de conduire régulièrement pour le servir sans avoir de permis... J’aimerais vous dire ce matin que Dieu ne pactise jamais avec nos penchants déloyaux… Il y a un principe dans la Parole de Dieu que l’on appel le principe de l’intégrité et de la loyauté :

     

     

    Quand vous m’offrez des holocaustes, quand vous m’apportez des offrandes, je ne les agrée pas et je ne peux pas voir ces bêtes engraissées que vous m’offrez en sacrifices de communion. Éloignez donc de moi le bruit de vos cantiques ! Je ne peux plus entendre le bruit que font vos luths. Mais que le droit jaillisse comme une source d’eau que la justice coule comme un torrent puissant ! (Am 5.22-23, Semeur)

     

     

    On ne fait pas marchez Dieu avec une carotte au bout du bâton. Pourtant certains chrétiens aveugles spirituellement pensent qu’ils peuvent acheter Dieu en lui offrant un petit quelques choses en échange de leur rébellion. Un jour ou l’autre, notre compromis nous rattrape :

     

     

    Un certain soldat…

     

     

    On raconte l’histoire d’un certain soldat qui, durant la Guerre Civil aux États-Unis, cherchait un moyen pour « jouer safe », il s’est donc revêtu d’un manteau bleu et de pantalon gris et il s’est rendu ainsi sur le champs de bataille. Il s’est fait fusillé par les deux côtés !!! La Bible nous donne amplement d’exemple d’individu qui ont compromis d’une manière ou d’une autre leur foi et en ont subi de grande perte… Lot qui s’est rendu à Sodome (Gn 13.12-13 ; 19.1-29) ; Samson qui s’est rendu auprès de Delilah (Jg 16.1-2) ; et Salomon qui s’est épris pour les femmes étrangères (1 Rois 11.1-4) ne sont que quelques exemples. Que faisons-nous lorsque nous sommes tentés de compromettre notre foi ou nos valeurs ? Allons-nous demeurer ferme ou allons-nous tenter de revêtir le bleu et le gris à la fois ? « Pour conclure : puisez votre force dans le Seigneur et dans sa grande puissance » (Ép 6.10)

     

     

    Ne négocier pas avec Satan

     

     

    Un chasseur de fourrure aperçoit un très gros ours. Se mettant en position de tir, alors qu’il s’apprête à enfoncer la détente prêt à faire feu, l’ourse lui parle avec petite voix tendre et doucereuse : « Ne serait-il pas mieux de discuter plutôt que de faire feu ? Que désires-tu ? Prenons le temps de négocier la situation ! » Le chasseur abaisse son arme et répond à l’ours diplomate : « Je veux ta fourrure pour en faire un manteau ». « C’est très bien », lui répond l’ours, « c’est une question qui est tout à fait négociable. Pour m’a part, je ne cherche qu’à remplir mon estomac alors négocions un compromis ». Le chasseur et l’ours s’assoient donc pour discuter. Après un certain temps l’ours quitte seul. La négociation fut un succès. L’ours a eu son estomac remplis et le chasseur son manteau de fourrure ! Satan te dit : « Prenons un moment pour négocier la question » Mais il y des choses qui ne se négocient pas. Nous ne pouvons en aucun temps compromettre l’Église avec le monde. Christ et son Église mérite une loyauté sans faille.

     

     

    L’argent ne peut rapporter pleinement au prospecteur que s’il est possible de le purifier de ses scories. De même, sans une vie loyale envers Dieu et sa Parole, nous seront un sarment inutile près à être jeter en dehors de la vigne et être brûlé.

     

     

    3.2. Les minéraux bien que pleins de valeur sans les scories, n’ont aucune possibilité de se purifier eux-mêmes..

     

     

    Seul Dieu peut nous purifier et mettre en valeur notre potentiel spirituel.

     

     

    Pour voir notre potentiel se développer pour l’œuvre de Dieu, nous ne pouvons pas compter sur nous-mêmes, ni sur des individus semblable à nous. Nous devons compter sur le seul qui puisse nous transformer vraiment : l’orfèvre céleste ! Dieu lui même, l’Emanuel celui qui veut être avec nous et en nous.

     

     

    Dieu veut te délivrer de tes scories, du péché qui t’assaille…

     

     

    3.3. Lorsque le minéral passe par le feu, les impuretés se révèlent

     

     

    Dieu permet que nous passions par le feu afin de révéler les impuretés et nous en délivrer.

     

     

    3.4. La purification des impuretés rend malléable

     

     

    Dieu permet que nous passions par le feu afin de nous rendre malléable

     

     

    Le potentiel mis en lumière par la purification des scories, il devient par la suite une matière utile et malléable entre les mains de l’orfèvre. Lorsque tu acceptes la délivrance de Dieu, tu te rends malléable pour son œuvre. Tu deviendras dès lors un vase utile, c’est à dire un serviteur utile entre les mains du grand Orfèvre Céleste. Dieu pourra t’utiliser pour déverser sa bénédiction autour de toi.

     

     

    Conclusion

     

     

    Avoir le potentiel n’est pas suffisant… il y a des conditions à remplir pour voir la richesse être mis en valeur…

     

     

    Ce que nous sommes est le résultat de nos choix… que choisirons-nous ce matin.

     

     

    Décidez aujourd’hui qui vous voulez servir et soyez cohérent dans votre choix !!!

     

     

    Maintenant, craignez l'Éternel, et servez-le avec intégrité et fidélité. Faites disparaître les dieux qu'ont servis vos pères de l'autre côté du fleuve et en Égypte, et servez l'Éternel. Et si vous ne trouvez pas bon de servir l'Éternel, choisissez aujourd'hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Moi et ma maison, nous servirons l'Éternel. Le peuple répondit, et dit: Loin de nous la pensée d'abandonner l'Éternel, et de servir d'autres dieux! (Jos 24:14-16)

     

     

    Il y a une voie qui mène à la vie, une voie qui mène à la mort, une voie qui donnera un sens à ta vie, une voie qui détruira tout sens à ta vie, une voie qui apporte la vie éternelle, une voie qui mène à la perdition éternelle… Quelle voie choisiras-tu aujourd’hui !

     

     

    Nous sommes responsables de nos choix « Je puis tous par celui… » (Ph 4.13) Le danger de se voir comme une victime … un comportement de victime…

     

     

    Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu'il s'éloigne de l'iniquité. Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et de terre; les uns sont des vases d'honneur, et les autres sont d'un usage vil. Si donc quelqu'un se conserve pur, en s'abstenant de ces choses, il sera un vase d'honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. (2Ti 2:19-21)


     


    Auteur : Israël Fontaine
    Source : http://www.topchretien.com/

     

     

    http://www.nycodem.net/lecture/affiche_ens.php?id=295

     


     

    8/17/2007

    Haine du péché

     
     

     

     

    Haine du péché

     

     


    David Wilkerson

     

     

    Q : Votre haine du péché est-elle tempérée de miséricorde ?

     

    Saül, un homme qui haïssait le péché :

     

     

    Je voudrais vous parler d'un serviteur oint de Dieu qui haïssait le péché plus que quiconque. Sa haine pour le mal était si passionnée, si intense. Il était prêt à tuer tout transgresseur. Je parle de Saül, le premier roi d'Israël ! Personne dans l'Ancien Testament n'exprimait de plus grande haine pour le péché que Saül.

     

    Les Philistins envahirent Israël. Peut-être pour tester les résolutions du roi nouvellement instauré. Ils attaquèrent Israël sur trois flancs en même temps.

     

    Un sentiment de lâcheté s'étendit parmi les soldats d'Israël et ils commencèrent à s'enfuir dans les cavernes, derrière les rochers pour se cacher de l'ennemi. Saül n'avait plus que six cents combattants avec lui. Les troupes ennemies étaient beaucoup plus puissantes et de plus les combattants d'Israël étaient très mal armés.



    1 Samuel 13:22


    “ Il arriva qu'au jour du combat il ne se trouvait ni épée ni lance entre les mains de tout le peuple qui était avec Saül et Jonathan; il ne s'en trouvait qu'auprès de Saül et de Jonathan, son fils. ”

     

    Saül et son armée hétéroclite étaient assis sous quelques arbres, se demandant quoi faire.

     

    Mais, entre-temps, Jonathan et son porteur d‘armes s'éloignèrent du camp pour préparer leur propre stratégie. Ce jeune fils de Saül était un homme de Dieu, plein de foi. Il dit à son aide :

     

    1 Samuel 14:16


    “ Les sentinelles de Saül, qui étaient à Guibea de Benjamin, virent que la multitude se dispersait et allait de côté et d'autre. ”

     

    Les deux hommes se faufilèrent jusqu'à un endroit près de Mishmash où ils virent un groupe de soldats Philistins sur une colline escarpée au-dessus d'eux. Jonathan se leva, s'exposant aux soldats ennemis et ceux-ci le défièrent de s'approcher. Tant bien que mal, Jonathan et son premier porteur d'armes réussirent à grimper jusqu'en haut des rochers et surprirent les soldats ennemis qui ne croyaient pas cela possible. Presque instantanément, les deux hommes abattirent vingt Philistins.

     
    Quand la bataille fut terminée, le reste des soldats Philistins fut pris de panique et s'enfuit. Le seul passage possible pour leur fuite était fort étroit et les soldats se trouvèrent bloqués entre les rochers. La Parole dit qu'ils tremblèrent et qu'ils commencèrent même à se battre entre-eux :

     

    1 Samuel 14:15-16


    “ L'effroi se répandit au camp, dans la contrée et parmi tout le peuple; le poste et ceux qui ravageaient furent également saisis de peur; le pays fut dans l'épouvante. C'était comme une terreur de Dieu. Les sentinelles de Saül, qui étaient à Guibea de Benjamin, virent que la multitude se dispersait et allait de côté et d'autre. [...] ” » suite ”

     

    L'un des gardes de Saül entendit le bruit. Regardant vers le bas, dans la vallée, il vit les deux hommes qui firent s'enfuir les Philistins. Il appela Saül qui vint regarder la scène. Saül ne pouvait reconnaître son fils et voulut savoir qui étaient les deux soldats. Alors il ordonna à ses officiers de compter les hommes. « Vérifiez qui manque à l'appel. » Le compte fut fait et un soldat vint dire à Saül que Jonathan et son porteur d'armes manquaient. A cette annonce, Saül et toute son armée se joignirent au combat. Ils arrivèrent à chasser tous les Philistins. Néanmoins, Saül donna un ordre sans réfléchir. Il dit à ses soldats :

     

    1 Samuel 14:24


    “ La journée fut fatigante pour les hommes d'Israël. Saül avait fait jurer le peuple, en disant: Maudit soit l'homme qui prendra de la nourriture avant le soir, avant que je me sois vengé de mes ennemis! Et personne n'avait pris de nourriture. ”

     

    Il avait commandé que personne ne s'arrête pour manger avant la fin du combat ! C'était un ordre stupide. Naturellement, Jonathan et son porteur d'armes ne l'avaient pas entendu. Et tandis qu'ils combattaient dans un endroit boisé, Jonathan arriva près de quelques arbres où il y avait une coulée de miel. Il pointa son bâton dans ce miel et en goûta. Immédiatement sa vue s'éclaircit et ses forces revinrent pour le combat.

     

    Cette nuit, après le combat, les soldats d'Israël prirent les animaux de l'ennemi et les abattirent à même le sol pour en manger. Ils ne laissèrent pas drainer le sang et mangèrent de la viande contenant encore du sang. Ces deux actions étaient tout à fait contraires à la loi. Quelqu'un vint rapporter l'affaire à Saül qui était horrifié. Il savait que la loi commandait de tuer les animaux sur une pierre et d'en drainer tout le sang avant d'en manger. Soudainement, il fut rempli de colère et d'indignation. Il donne l'ordre à tous de s'assembler autour de lui et il rugit :

     

    1 Samuel 14:33


    “ On le rapporta à Saül, et l'on dit: Voici, le peuple pèche contre l'Éternel, en mangeant avec le sang. Saül dit: Vous commettez une infidélité; roulez à l'instant vers moi une grande pierre. ”

     

    Saül disait : « Dieu est offensé ! Vous l'avez attristé ! Vos transgressions sont de flagrants péchés ; Vite, il n'y a pas de temps à perdre ! Amenez-moi votre bétail qui sera tué sur la pierre. Laissez le sang s'en écouler et ne mangez pas de viande contenant du sang. Faites-le selon la loi ! »

     

    Je peux imaginer la scène. Saül est là près de la pierre servant d'autel et les soldats s'avancent, gênés, tels des agneaux. Saül balance la tête et dit à ses capitaines : « Comment ont-ils pu faire cela ? Sont-ils vraiment stupides ? Je ne peux permettre à la colère de Dieu de s'abattre sur cette nation ! La situation doit être rectifiée. Il était outragé. »

     

    Cette nuit là, les soldats étaient fatigués, traumatisés par le combat et les événements, mais comme ils n'avaient pas encore liquidé tous les Philistins, Saül ordonna qu'ils poursuivent l'ennemi toute la nuit. Il dit : « Nous ne dormirons pas cette nuit. Nous allons nous battre jusqu'à ce que je sois vengé ! » Le grand prêtre, néanmoins lui suggéra : « Consultons d'abord le Seigneur » La Bible dit :

     

    1 Samuel 14:37


    “ Et Saül consulta Dieu: Descendrai-je après les Philistins? Les livreras-tu entre les mains d'Israël? Mais en ce moment il ne lui donna point de réponse. ”

     

    Une fois de plus, la haine de Saül pour le péché était intense. Il était fou furieux. « Dieu ne parle pas car Il est en colère contre nous ! Quelqu'un a péché et je vais découvrir de qui il s'agit. Je ne permettrai pas le péché parmi le peuple de Dieu. Alignez-vous, le peuple d'Israël d'un côté et mon fils et moi de l'autre. » La Parole dit qu'ils tirèrent au sort et que le sort tombe sur Saül et Jonathan.

     

    1 Samuel 14:41


    “ Saül dit à l'Éternel: Dieu d'Israël! fais connaître la vérité. Jonathan et Saül furent désignés, et le peuple fut libéré. ”



    1 Samuel 14:43


    “ Saül dit à Jonathan: Déclare-moi ce que tu as fait. Jonathan le lui déclara, et dit: J'ai goûté un peu de miel, avec le bout du bâton que j'avais à la main: me voici, je mourrai. ”

     

    Qu'as-tu fait, Jonathan ? Quel péché as-tu commis ? Il faut savoir que Saül avait dit à son peuple : « Que Dieu m'aide, même si le coupable est mon propre fils, il mourra ! » Quelle rage contre le péché !

     

     

    Jonathan regarda son père d'un regard incrédule et demande «tu veux dire que tu vas me tuer parce que j'ai mangé un peu de miel ? » Mais Saül reste imperturbable et garda ses positions de haine contre le péché et cria :

     

    1 Samuel 14:44


    “ Et Saül dit: Que Dieu me traite dans toute sa rigueur, si tu ne meurs pas, Jonathan! ”

     

    ...et il commanda à ses officiers de prendre Jonathan et de l'exécuter.

     

    Heureusement, les soldats s'avancèrent et vinrent à son secours !

     

    Saül n'haïssait que les péchés des autres et non les siens:


    Frères et sœurs bien-aimés, voici l'image d'un serviteur de Dieu exprimant une haine sans compromis pour le péché. Mail il y a quelque chose de tragiquement erroné dans cette façon d'agir ! Voyez-vous, Saül haïssait le péché dans la congrégation, dans sa famille. Mais il excusait le péché dans son propre cœur ! Il haïssait uniquement le péché des autres.

     

    Saül aurait dû être en deuil pour ses propres péchés. Il venait de rencontrer le prophète Samuël qui lui avait exposé sa situation de péché. Le prophète l'avait repris pour sa sottise, sa désobéissance, son impatience et sa rébellion. A ce point, Saül aurait dû dire : « Si quelqu'un a besoin de jugement, c'est bien moi ! Mais il avait une espère de rage pour la sainteté de Dieu, et contre les erreurs de son peuple !

     

    Exemple du mouvement : "Domination du Royaume"


    Je désire faire le lien entre ces situations et ce qu'il y a actuellement derrière le mouvement appelé «Domination du Royaume » en Amérique. La force motrice derrière la doctrine de ces «reconstructionistes », ceux qui veulent se référer aux lois de l'Ancien Testament, c'est la haine profonde contre les péchés en Amérique.

     

    Les dirigeants principaux du «reconstructionisme » disent que notre société est pourrie, décadente, hors contrôle et que le seul moyen de retrouver l'ordre est de retourner vers la loi. Littéralement, ils veulent reprendre les commandements de Moïse : « jeter les pierres aux personnes coupables d'avortements, et aux femmes qui se sont fait avorter ; faire comme les Islamiques et couper les mains aux voleurs, et donner quarante coups sur le dos de ceux qui abusent les autres ; condamner à mort tous les violeurs et revendeurs de drogue, … Aucune miséricorde, pas de compassion pour les transgresseurs !

     

    Voyez la rage contre le péché : Mais, typiquement, il n'est pas question de punition contre leurs propres péchés !

     

    L'un des écrivains principaux du groupe des «Reconstructionistes » a critiqué à plusieurs reprises les prophéties dont je parle dans mon livre «Set the Trumpet to thy Mouth » (Prends la trompette à ta bouche). Il m'a écrit des lettres pleines de venin à plusieurs reprises. Lorsque je les lisais, j'avais peine à croire qu'elles avaient été écrites par un chrétien. Cet homme écrit livre après livre contre le péché en Amérique, et néanmoins il trouve normal de fumer et de boire ! Il dit avoir le «fardeau de purifier la société actuelle » mais refuse de se purifier lui-même ! J'appelle cela le syndrome de Saül qui est caractérisé par la haine du péché dans la société, du péché dans l'église, du péché chez les autres, mais aucun regret pour ses propres péchés.

     

    Même le plus juste d'entre nous a tendance à haïr le péché des autres tout en restant aveugle à son propre péché !

     

    David était un homme de Dieu qui haïssait le péché de toutes des forces. Il disait :


    Psaumes 97:10


    “ Vous qui aimez l'Éternel, haïssez le mal! Il garde les âmes de ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants. ”

     


    Néanmoins, ce même homme commit l'adultère avec Bath-Sheba ! Et il envoya son mari à la mort.

     

    La Bible dit que Bath-Sheba « … pleura son mari… » :




    Imaginez la peine et le sentiment de culpabilité que cette pauvre femme a dû ressentir ! Elle avait trompé son mari et maintenant elle l'avait perdu. Je ne crois pas qu'elle ait pu imaginer que c'était son amant David, qui avait comploté la mort de son mari.

     

    2 Samuel 11:27


    “ Quand le deuil fut passé, David l'envoya chercher et la recueillit dans sa maison. Elle devint sa femme, et lui enfanta un fils. Ce que David avait fait déplut à l'Éternel. ”



    Il avait séduit Bath-Sheba, avait planifié la mort de son mari, et puis l'avait trompée en faisant semblant d'être bon en l'épousant. Alors, dix mois plus tard, Dieu envoya Nathan, le Prophète, pour s'occuper du péché de David. (voir 2 Samuel 12).

     

    Nathan vint à la cour de David prétendant représenter un pauvre homme qui avait été trompé. Il dit au roi : « Il y a un homme dans ce royaume qui est très riche. Et l'un de ses amis vint lui rendre visite. L'ami avait faim après la longue route et avait besoin d‘être restauré. Cet homme riche avait beaucoup de bétail. Son voisin, par contre, n'avait qu'un petit agneau. De plus, cet agneau était l'animal familier et mangeait et dormait avec cette famille. Plutôt que d'envoyer ses serviteurs chercher l'un de ses propres agneaux, cet homme riche choisit d'aller voler l'agneau de son voisin, le tua et le donna à manger à son ami.

     

    David était outragé. Il dit à Nathan : « Alors cet homme est mort ! Il mérite la mort. » Et il ajouta encore : « Cet homme réparera sa faute ! » Il était enragé contre ce péché. Oh, comme il haïssait ce péché !

     

    Voyez-vous, frères et sœurs bien-aimés, comment le péché non confessé d'un enfant de Dieu peut produire une indignation contre les péchés des autres ! Si vous avez des péchés cachés, comme David en avait, vous sentirez une indignation contre les péchés des autres. Les péchés cachés donnent naissance à un «esprit religieux », c'est à dire un esprit de jugement.


    Il y a longtemps, pendant une conférence sur la repentance, la femme d'un pasteur vint vers nous. Elle nous confia que son mari était très connu dans les églises comme un prédicateur saint. Il crie contre le maquillage des femmes, les vêtements indécents, le cinéma. Mais c'est un imposteur : il est lui-même esclave de la pornographie. Il ne fait jamais face à son propre péché ! Cet homme prêchait le légalisme pour couvrir ses propres péchés.

    Jésus dit :

     

    Matthieu 7:2-5


    “ Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton oeil, toi qui as une poutre dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille de l'oeil de ton frère. [...] ” » suite ”

     

    L'apôtre écrit :

     

    Romains 2:21-22


    “ toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes! Toi qui dis de ne pas commettre d'adultère, tu commets l'adultère! Toi qui as en abomination les idoles, tu commets des sacrilèges! [...] ” » suite ”

     


    Je crois que tous les chrétiens recherchant la sainteté doivent avoir une vraie haine du péché. Et tout berger doit crier contre le péché et les compromis. Mais une haine pure du péché doit venir d'un cœur qui a été exploré et jugé lui-même !

     

    David exposa le péché et les compromis.

     

    Psaumes 139:21-22


    “ Éternel, n'aurais-je pas de la haine pour ceux qui te haïssent, Du dégoût pour ceux qui s'élèvent contre toi? Je les hais d'une parfaite haine; Ils sont pour moi des ennemis. [...] ” » suite ”

     

    Cette exclamation courageuse vint d'un esprit brisé et repentant, parce que David avait examiné son propre cœur au préalable ! Dans les versets suivants il dit :

    Psaumes 139:23-24


    “ Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon coeur! Éprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l'éternité! [...] ” » suite ”

     

    Nous sommes tellement peu à l'image de Jésus lorsque nous haïssons le péché chez les autres. Nous voulons que le jugement tombe sur eux, mais Dieu veut de la miséricorde. Nous voulons attirer les flammes du ciel sur les transgresseurs mais Dieu veut pardonner et se réconcilier avec tous les pécheurs.

     

    Je n'aurais jamais pu être un prophète prêchant la miséricorde au roi Manassé. Il couvrit Jérusalem de sang en envoyant des milliers de bébés hurlants à l'estomac de Moloch. Si Dieu m'avait envoyé vers cet homme pour l'encourager et pour se réconcilier, je l'aurais attaqué avec fureur.



    Et pourtant, la Bible nous dit que Manassé se repentit ! Même ainsi, je n'aurais pas cru en ses larmes. Je n'aurais entendu que les cris des bébés. Et tout ce qui m'aurait préoccupé aurait été ce qu'il avait fait pour corrompre cette société. A cause de cette attitude, je n'aurais pas vu la terreur dans ses yeux ou entendu ses cris d'effroi. Je n'aurais pas cru que Dieu pourrait continuer à aimer et à pardonner un tel vil pécheur. Mais Il le fit. Et la Parole dit qu'il montra de la miséricorde envers Manassé.


    Le péché de David, et la miséricorde de Dieu :



    e les Saints tombés dans le péché !

    Nathan savait que David avait péché. Il savait que David trempait dans le meurtre, le mensonge, la tricherie. Malgré cela, il n'était pas pressé de l'accuser. Il voulait le sauver !

     

    Nathan n'alla pas à la cour de David pour chuchoter à ses serviteurs et leur dire : « Nous devons prier pour le roi. Une femme essaye de le séduire et il est pris dans son piège. J'ai un tel fardeau pour David ! » Non !

     

    Ne soyez pas naïfs, ce type de parole est tout simplement du commérage ! Et c'est encore pire par le fait que ces paroles sont enveloppées dans des mots pieux tels «prière », «soucis ». Que Dieu soit miséricordieux envers ceux qui sèment ce genre de paroles ! Je n'aimerais pas être à leur place !



    Je crois que Nathan, au contraire, passa des mois de prières pour David. Il haïssait vraiment le péché de David. Il savait aussi que Dieu n'aime pas le péché et que le péché a toujours de graves conséquences. Et il savait que David vivait un mensonge. Nathan connaissait la crainte de David. David avait refusé d'aller au combat ; il se cachait au palais. Il avait peur qu'une flèche ennemie ne l'atteigne et qu'il ne meure en devant faire face à Dieu dans son état actuel de péchés non confessés.

     

    Je veux insister sur un point : c'est Dieu qui fit le premier pas vers David ! Il prit l'initiative de faire le premier pas vers la réconciliation.

     

    Voyez-vous, quand les croyants pèchent contre le Seigneur, nous avons tendance à nous cacher de Lui. Nous nous sentons de peu de valeur, comme si nous n'allions jamais pouvoir atteindre son saint standart. Alors, on se cache, comme Adam et Eve se cachèrent après avoir péché. Mais Dieu alla les trouver et leur demanda tendrement : « Pourquoi vous cachez-vous de moi ? » En d'autres termes : « Pourquoi essayez-vous de détruire notre communion ? »

     

    De même, Dieu envoya Nathan à David. La communion intime avec son serviteur Lui manquait. Mais David se cachait de Dieu à cause de son sentiment de culpabilité, de sa crainte. Alors Dieu attendit et attendit jusqu'à ce qu'Il dise finalement : « S'il ne vient pas à Moi, j'Irai à lui. » Alors, il envoya Nathan. Et c'est dans cette approche vers David que nous découvrons Son cœur envers tous les chrétiens tombés dans le péché.

     

    Au début de mon ministère, je prêchais tout à fait différemment à propos de Nathan. J'ai encore l'enregistrement de cette prédication ; et je grince des dents lorsque je m'entends maintenant car je n'avais pas prêché dans un bon esprit. J'étais enragé contre le péché et ne me laissais pas guider par la miséricorde de Dieu ! Je m'exclamais : « Voilà David, croyant qu'il s'en est bien tiré malgré son péché. Il continue ses affaires comme si de rien n'était, comme s'il n'avait rien fait de mal. Mais voici qu'arrive le puissant messager de Dieu, Nathan, plein de zèle. Il s'avance et raconte à David l'histoire de l'agneau volé. Puis, il regarde David droit dans les yeux et s'exclame : « Cet homme c'est toi ! Tu as transgressé les lois de Dieu et apporté la honte sur Son Nom. C'est fini, ton péché est découvert. Repens-toi. »

     

    N'est-ce pas la façon dont vous aussi vous auriez apostrophé David ? « Dieu soit loué, le péché doit être exposé. Nos dirigeants doivent être purs, sans tâches »

     

    Mais cela ne se passa pas du tout comme cela pour David, car ce n'est pas comme cela que Dieu s'occupe de Ses serviteurs pécheurs, rétrogrades, désobéissants. Dieu avait déjà dit à Nathan que David était pardonné. Il dit au prophète d'aller vers David avec un message de réconciliation : « Lorsque tu diras à David ce que je tai dis, il croira qu'il va mourir sur le champ.

     

    Mais tu devras lui dire qu'il est pardonné, qu'il ne mourra pas ! Dis-lui aussi que je j'affronterai toutes les conséquences de ses péchés avec lui. » Je crois que Nathan a parlé à David dans un esprit de réconciliation, doucement, et avec respect, comme il a raconté l'histoire de l'agneau volé ! Il espérait que David se reconnaîtrait dans l'histoire et qu'il courberait la tête et admettrait : « Oh, Nathan, tu parles de moi. » Mais non, au lieu de cela, David était indigné !

     

    A ce moment, j'imagine que Nathan se tourna lentement vers la fenêtre, le cœur brisé. Il se retourna probablement vers David, avec tristesse et dit : « David, tu es cet homme. Vois tout ce que Dieu a fait pour toi, toutes les bénédictions qu'Il t'a données. Le Seigneur s'apprêtait à te donner tous tes désirs. Mais tu as tué un homme innocent et tu as pris sa femme pour épouse.


    Tu as méprisé le Seigneur. Et les ennemis de Dieu se réjouissent de ce que tu as fait. Je suis désolé de te le dire, mais l'épée ne quittera pas ta maison, tes femmes seront enlevées. Dieu fera tout cela devant Israël. Tu seras jugé publiquement. Il y a des conséquences à ton péché. »

     


    Dieu, dans Son amour, devait montrer à David, les côtés horribles de ses péchés. Alors soudainement, tous les sentiments refoulés de David firent surface. Il pria et se dégagea de tous ses sentiments de faute, de crainte, de peine des dix derniers mois. « Oh, Nathan, j'ai péché contre Dieu ! »

     

    Ce n'était pas le prophète qui criait, c'était David. Il sentait la colère Dieu tombant sur lui car Dieu avait exposé tous ses péchés. Au contraire, il était un homme troublé, sa conscience le troublait constamment. En lisant le Psaume 51, on l'entend prier et se dégager de toutes ses craintes qu'il avait portées dans son cœur. Il avait été le témoin de ce que le péché avait fait dans la vie de Saül, et il avait peur que la même chose ne lui arrive.

     

    Psaumes 51:13


    “ Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint. ”



    David craignait que Dieu ne l'ait abandonné.

     

    Psaumes 51:12


    “ O Dieu! crée en moi un coeur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé. ”

     

    Il savait qu'un mauvais esprit était descendu sur Saül et il ne voulait pas que cela lui arrive.

     

    Psaumes 51:14


    “ Rends-moi la joie de ton salut, Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne! ”

     

    David avait perdu toute sa joie et toute la paix.



    Psaumes 51:13


    “ Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint. ”

     

    Il vivait en cachette, effrayé de venir en la présence de Dieu. Il se sentait complètement rejeté.

     


    David fit face à toutes ses craintes. Maintenant, Nathan pouvait lui livrer le message du cœur de Dieu :

     

    2 Samuel 12:13


    “ David dit à Nathan: J'ai péché contre l'Éternel! Et Nathan dit à David: L'Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras point. ”

     

    Il était temps d'être réconcilié. La communion avec David manquait à l'Eternel. Il était temps pour le retour de David.

     


    La bonté, la miséricorde de Dieu :

     

    dans la vie des pécheurs, des perdus, des rétrogrades. Il pleure lorsqu'Il nous voit nous enfuir de Sa présence, lorsque nous avons péché, lorsque nous avons mauvaise conscience. Il connaît notre crainte d'être rejeté, d'être perdu, de ne plus jamais être juste. Et Il n'a aucun plaisir à nous voir agoniser à cause de nos péchés. Il ne nous observe pas calmement en disant : « Laissons-le souffrir encore un peu. Lorsqu'il sentira vraiment le mal, alors j'arriverai en courant ; » Non ! Le Seigneur vous a attendu tout ce temps pour vous donner l'occasion de revenir à Lui et d'être pardonné !

     


    Mais après une si longue attente, Il n'attend plus, Il fera le premier pas vers vous. Il vous enverra quelqu'un. Quelqu'un non pas pour vous critiquer, vous réprouver, mais pour vous réconcilier avec Dieu. Le Seigneur vous dira : « Oui, tu M'as fait de la peine, tu M'as méprisé. Tu étais impatient et ingrat mais, Je veux te pardonner. Je te veux à nouveau dans Mes bras ! »

     

    En effet, Nathan dit au roi : « David, j'ai une bonne nouvelle pour toi. Le Seigneur t'a pardonné. » David a du se demander : « Mais comment puis-je me tenir devant un Dieu Saint ? » Le prophète répondit : « Tu ne mourras pas, tu vivras. »

     

    Psaumes 86:5


    “ Car tu es bon, Seigneur, tu pardonnes, Tu es plein d'amour pour tous ceux qui t'invoquent. ”

     

    Je ne prétends pas comprendre la miséricorde et la grâce de Dieu. Cela me dépasse complètement. David a été pardonné et rétabli ; et Bath-Sheba lui donne un fils, que Dieu appela Salomon.

     

    « … et qui fut aimé de l'Eternel. » :

     

    2 Samuel 12:24


    “ David consola Bath Schéba, sa femme, et il alla auprès d'elle et coucha avec elle. Elle enfanta un fils qu'il appela Salomon, et qui fut aimé de l'Éternel. ”

     

    Je vous le demande : comment cela est-il possible ? Qui peut comprendre une telle miséricorde ?

     

    Ensuite, nous voyons que David reprend tout son courage perdu. Il avait de nouveau toutes ses forces. Il répondit à l'appel de Joab de combattre la ville de Rabbah et Israël gagna une grande victoire ! Le roi David retourna à Jérusalem avec tous les honneurs. Dieu l'avait entièrement rétabli !

     

    Néanmoins, sachez que David a dû également payer un grand prix et souffrit beaucoup des conséquences de ses péchés. Voyez, il dut payer le prix de quatre agneaux ; le bébé de Bath-Sheba et trois autres fils : Ammon, Absalom et Adonijah moururent. Mais, même dans la souffrance de ces peines, le Seigneur réconforta David. Lorsqu'il récolta ce qu'il avait semé, Dieu l'aida. Après chaque souffrance, Dieu le réconforta.

     


    Lorsque vous vous repentez de vos péchés et que vous vous présentez, brisé, devant le Seigneur, Il vous aide à chaque étape des conséquences pénibles de vos péchés. Sa miséricorde, sa grâce et sa bonté vous permettent de supporter tout avec espoir.



    J'ai quelques dernières questions pour vous :

    Comment haïssez-vous le péché ? De quel ton de voix exprimez-vous le péché ? Et quelle haine est-elle tempérée par la miséricorde ?

     

    Etes-vous aussi exigeant, dur, avec vous-même qu'avec les autres ?


    Jacques 2:13


    “ car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. ”

     

    Si vous n'avez montré aucune miséricorde envers les autres, vous ne bénéficierez pas non plus de miséricorde !

     

    Je réalise que Jésus a traité les Pharisiens de serpents et de vipères ; Et oui, Jean le Baptiste a exposé les péchés de Hérode et le traita de renard. L'apôtre Paul attaque publiquement les sorciers, et il cita les noms de pécheurs fiers de l'être. Et je suis d'accord que les prophètes doivent parler, et montrer les iniquités au peuple de Dieu.

     

    Mais ces paroles étaient adressées à des personnes qui refusaient de se repentir, qui avaient des attitudes de Pharisiens et de la fierté dans le cœur ! Ce message, par contre, concerne l'attitude de Dieu envers le péché chez ceux qui se repentent, qui ont le cœur brisé, qui regrettent.

     

    Jacques 5:11


    “ Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. ”

     

    Si vous êtes tombés mais que vous vous repentez et que votre esprit est brisé, combien gravement vous avez déçu le Seigneur ne compte pas. Il viendra vous trouver pour se réconcilier avec vous, parce qu'Il voit votre cœur brisé.

     

    Psaumes 51:19


    “ Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un coeur brisé et contrit. ”

     

    Voilà la différence !

     


    Père Eternel, aides-nous tous à reconnaître les signes montrant que le cœur d'une sœur ou d'un frère qui s'éloigne de toi est repentant. Et aides-nous à pardonner comme Tu nous pardonnes, afin de rechercher la réconciliation et le rétablissement complet pour chacun de Tes saints.

     

    Amen


    Auteur : David Wilkerson
    Source :
    http://www.enseignemoi.com/

     

     

    http://www.nycodem.net/lecture/affiche_ens.php?id=74


     
    8/13/2007

    Retourner à la Maison.

     
     

    Retourner à la Maison.

     

     

    recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie

     

    Un billet d'Eliane, d'après Martin Luther King

     

    Jésus parle d'un jeune homme qui partit de la maison familiale pour un pays lointain où, d'aventure en aventure et de sensation en sensation, il chercha à "vivre sa vie".

     

    Mais il ne découvrit que déception et solitude.

    Plus il s'éloignait de la demeure de son père, plus il approchait de la demeure du désespoir.

     

     

    Loin de le mener dans un pays où coule le lait du bonheur, le voyage du prodigue le conduisit à l'auge où mangent les porcs.

     

    =============

    Cette parabole est un rappel constant du fait que l'homme est fait pour la Maison du Père (Dieu) et que toute fugue vers une région lointaine n'apporte que déception et nostalgie.

     

    La parabole nous enseigne plus encore: ce jeune homme ne rentra-t-il pas en lui-même avant de décider de retourner à la maison ? Ne comprit-il pas qu'il avait fait fausse route ?

     

    Luc 15:17 - 20

    Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,

    je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

     

     

    Il retrouva un père aimant qui l'attendait, les bras ouverts et le cœur rempli d'une immense joie.

     

    Quand l'âme trouve sa vraie demeure, il y a toujours de la joie.

     

    L'homme rebelle s'est égaré dans les régions lointaines du matérialisme, des dérives sexuelles, de l'injustice…

     

    Son voyage a provoqué dégradation morale et famine spirituelle.

     

     

    __

    Mais il n'est pas trop tard pour retourner à la Maison !

     

    Vous reconnaissez-vous dans ce fils (ou cette fille !) prodigue ?

     

    Revenez à Dieu. Reconnaissez vos erreurs, votre condition de pécheur.

     

    Il est ce Père aimant qui pardonne en Jésus Christ.

     

     

    Ce retour sera le point de départ d'une nouvelle vie, la vraie,

     

    celle qui apporte la paix, une joie durable et la sécurité.

     

    Luc15:18,20

    "Je me lèverai et je m'en irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi

     

    ...Il partit donc et vint vers son père. Et comme il était encore loin, son père le vit et fut touché de compassion, et courant à lui, il se jeta à son cou et le baisa."

     

     

    http://www.michelledastier.org/index.php/2007/06/17/633-souffle-de-vie-18-juillet-retourner-a-la-maison