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8/6/2007 Les yeux de l'amour
Les yeux de l'amour
Tu es une personne importante !
Auteur inconnu
L'ÉtrangerL'Étranger
recueilli par Michelle d'Astier de la Vigerie
Un billet transmis par Èliane - Auteur inconnu*
L’étranger fut vite accepté et était là pour me souhaiter la bienvenue quelques mois plus tard. Durant mon enfance, je n’ai jamais remis en question sa place dans notre famille. Dans mon jeune esprit, chaque membre avait sa place à lui.
Mon frère, Pierre, de cinq ans mon aîné, était mon exemple. Marie, ma jeune sœur, me donna l’occasion de jouer au " grand frère " et de développer l’art de la taquinerie. Mes parents se complétaient dans leur ensei-gnement : maman m’a appris à aimer la Parole de Dieu et papa m’a appris à Lui obéir. Mais l’étranger fut notre conteur d’histoires. il pouvait tisser les intrigues les plus fascinantes.
Les aventures, les mystères et les comédies étaient ses conversations quotidiennes. Il pouvait tenir toute notre famille, comme sous un charme, pendant des heures chaque soir. Si je voulais savoir quoi que ce soit sur la politique, l’histoire ou la science, il savait tout.
Il savait tout à propos du passé, comprenait le présent et, soi-disant, pouvait prédire le futur. Les images qu’il pouvait dessiner semblaient tellement vivantes que souvent je riais ou pleurais en les regardant. Il était comme un ami pour toute la famille. Il nous emmena, papa, Bill et moi à notre premier grand match de base-ball. Il était toujours en train de nous encourager à voir des films, et il s’est même arrangé pour nous présenter plusieurs stars du cinéma. Mon frère et moi furent tout particulièrement impressionnés par John Wayne. L’étranger parlait sans cesse.
Papa ne semblait pas être dérangé mais parfois, maman se levait doucement pendant que le reste de la famille était passionné par une de ses histoires de terres lointaines. Elle allait dans sa chambre, lisait sa Bible et priait.
Je me demande maintenant s’il lui arrivait de prier pour que l’étranger s’en aille.
Vous voyez, mon père régnait sur notre maison avec certaines convictions morales.
Mais cet étranger ne semblait jamais obligé de les respecter.
Etre grossier, par exemple, n’était pas permis dans notre maison, ni de nous, ni de nos amis, ni de la part des adultes.
Mais notre visiteur de longue date utilisait parfois des gros mots qui me brûlaient les oreilles et faisaient frémir mon père.
À ma connaissance, on ne s’est jamais opposé à l’étranger. Mon père était contre l’alcool et n’en permettait pas la consommation dans sa maison, même pas pour la cuisine.
Mais l’étranger sentait qu’on avait besoin d’y être exposé et nous éclairait sur d’autres modes de vie. Souvent, il nous offrait de la bière et d’autres boissons alcoolisées.
Avec lui, les cigarettes semblaient bonnes, les cigares, virils et les pipes, distinguées. Il parlait librement du sexe. Ses remarques étaient flagrantes, parfois suggestives et en général embarrassantes. Je sais maintenant que mes premiers concepts de la relation entre l’homme et la femme étaient influencés par l’étranger.
Avec du recul, je crois que c’était grâce à Dieu que l’étranger ne nous influença pas davantage.
À de nombreuses reprises, il s’opposa aux valeurs de mes parents. Pourtant, on le réprimandait rarement et jamais on ne lui demanda de partir.
Plus de trente ans ont passé depuis que l’étranger vint s’installer dans la jeune famille habitant rue des Coquelicots.
Mon père n’est plus autant fasciné par lui que dans les premières années.
Mais si vous deviez entrer aujourd’hui dans la maison de mes parents, vous le verriez toujours assis dans un coin, attendant que quelqu’un vienne l’écouter parler et le regarder dessiner.
Son nom ?
(Auteur inconnu)*
http://www.michelledastier.org/index.php/2007/03/26/437-un-souffle-de-vie-26-avril-l-etranger 7/25/2007 Deux amisDeux amis
C'est l'histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment donné, ils se disputèrent et l'un d'eux gifla l'autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable :
AUJOURD'HUI, MON MEILLEUR AMI M'A DONNÉ UNE GIFLE Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : - Quand je t'ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi ? - Quand quelqu'un nous blesse, nous devons l'écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l'effacer. Mais quand quelqu'un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l'effacer. Anonyme
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