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    10/10/2009

    LA VÉRITÉ EST-ELLE AU SERVICE DE L’ÉGLISE ?

     
     
     
     
    LA VÉRITÉ EST-ELLE AU SERVICE DE L’ÉGLISE ?

     

    De nombreux exemples constatés dans l’Église justifient de poser une telle question, toutes dénominations confondues. Il n’est pas inutile de rappeler en effet que le responsable spirituel, conducteur, président, pasteur, n’est pas prévu initialement pour être au service de l’église, mais au service de la Vérité. Et la Vérité qu’il prêche n’est pas, elle non plus et par définition, au service de l’église. Car lorsque Dieu est au service des hommes, de leur vie, de leurs plans, de leurs ambitions (même spirituelles) alors c’est un système religieux qui est en place, et non le royaume de Dieu; nous pouvons même dire que ce type de relation peut établir une forme d’idolâtrie subtile.

    Le vrai sens des choses, c’est que l’homme soit soumis à Dieu, et devienne l’instrument de Sa volonté, et non le contraire … et il faut bien reconnaître qu’on pourrait malheureusement être fondés à le rappeler, dans l’Église de ces temps finissants.

    Les enseignants de la foi ne sont donc pas là pour que le système se porte bien et que les gens qui le constituent s’y sentent à l’aise, mais ils sont là pour transmettre les principes de la Vérité qui sont les fondements de la vie des disciples.

    UN MESSAGE DE RUPTURE

    Il nous faut donc accepter — chose pas toujours facile aux responsables — d’affronter l’opposition (silencieuse ou pas) de ceux et celles qui pourraient avoir la démangeaison d’entendre des choses plus agréables [1]. Il ne faut pas s’étonner de trouver une désapprobation de plus en plus ouverte devant les enseignements de la Vérité qui ont vocation de conduire l’enfant dans l’âge adulte et dont la mise en pratique est coûteuse pour chacun [2]. Nous devons assumer cette lourde responsabilité de « casser les oreilles » (peut-être !) d’une génération qui entend déjà bien assez de sottises, de mensonges et de vérités édulcorées par ailleurs. S’ils viennent dans les églises pour entendre la Parole de Dieu revisitée par l’humanisme, le sentimentalisme, la psychologie, et qu’ils y trouvent cet évangile, alors c’est que le Saint-Esprit s’est écarté. Et lorsque cet état de fait s’établit, ne se contentant pas d’être passager, alors l’Église NE PEUT PLUS être la colonne et le soutien de la vérité (1 Tim. 3/15).
    Le message de l’Église est un message de rupture avec les pensées de l’air du temps, car il enseigne à garder toutes les choses commandées par Christ [3] .

    ÉVANGÉLISEZ ET FAITES DES DISCIPLES

    Matthieu 28/19 : « ALLEZ DONC, ET FAITES DISCIPLES TOUTES LES NATIONS »

    Deux sous-entendus se trouvent dans cette prescription : le premier c’est que les responsables, messagers et prédicateurs soient eux-mêmes de véritables disciples du Christ, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui sont toujours davantage soumis à la seigneurie de Christ plutôt qu’à tout autre système, fut-il celui de l’Église la meilleure ... Pourquoi ?
    Parce que les scribes et les pharisiens pouvaient enseigner certaines choses de l’héritage spirituel d’Israël, mais ils se trouvaient dans l’impossibilité spirituelle de faire des disciples [4]. Ils œuvraient donc pour leur système religieux.
    Parce que la pensée de Christ pour la formation des disciples contient un germe, un enseignement qui est impopulaire par essence, aux antipodes des attentes charnelles, en contradiction avec les principes humains gouvernés par le péché. Le message qu’Il adresse aux disciples, s’il est correctement restitué, ne peut que poser des problèmes au vieil homme qui est en chacun de nous, problèmes du même type que celui que le jeune homme riche a rencontré (Marc 10/20). A savoir que ceux qui ne renoncent pas à leurs biens (dont notre propre vie fait partie), sont dans L’IMPOSSIBILITÉ de suivre le Seigneur. Et donc de Le comprendre dans toute la mesure qu’Il souhaiterait.

    Dès lors, la tentation de délivrer un message plus facile, plus abordable, moins exigeant, est grande. Si l’on cède un tant soit peu à cette tentation, il est inévitable d’honorer davantage les personnes plutôt que Dieu ; de servir les besoins du système plutôt que de satisfaire aux exigences de la vérité…
    Lorsque l’église se retrouve dans la position d’avoir besoin de ses membres pour exister, elle finit par se nourrir davantage d’elle-même que du Seigneur.

    UN MESSAGE DIFFICILE À DONNER, ET DIFFICILE À RECEVOIR

    La prédication de la Vérité, précédée et accompagnée de l’expérimentation volontaire de la Vérité, représente la condition sine qua non de la libération de l’esprit (Jean 8/32). C’est la seule garantie que le témoignage de Jésus sera manifesté par les croyants. Or nous avons substitué, dans bien des endroits, le message de l’Église au message de Jésus.
    Le Jésus qui est prêché n’est plus celui qui était adoré et servi dans le livre des Actes.

    Pourtant, il serait préférable que la vérité soit proclamée, quel qu’en soit le coût en terme de popularité, de réussite, de prospérité, et que cette vérité s’enracine, plutôt que d’engendrer un évangile (pourtant conforme aux grands principes de la vérité) qui servirait l’église avant de servir Dieu … parce qu’alors cette église deviendrait, de fait, un royaume (un système) sur lequel ce n’est plus Christ qui règne, mais plutôt la philosophie de certaines de Ses paroles.

    Et lorsque Christ ne règne plus dans une église (c’est-à-dire que ce n'est plus lui qui est au contrôle, mais l'Homme), peut-on considérer qu’elle représente encore Son royaume ? Qu’elle en exprime l’autorité ? Elle peut bien s’activer davantage, et chanter plus fort (ou mieux), cela ne modifie aucunement le rapport de force spirituel avec les puissances de méchanceté [5] et les énergies de séductions mensongères.

    En réalité, le royaume de Dieu est indissociable de l’autorité et de la puissance de Christ [6] (Apoc. 12). En d’autre terme, là où Jésus n’est pas le Seigneur, le royaume n’existe réellement pas, sauf à l’état de souhait, d’aspiration et de désir des croyants (cela, nous le trouvons dans bien des endroits).
    On peut mettre son espérance en musique, mais ça ne remplacera pas la puissance qui s’exprime dans la proclamation d'un fait établi, d’une réalité vécue. Dans cet ordre d’idée, il se pourrait que beaucoup s’illusionnent en pensant faire partie du royaume de Dieu, à cause de l’attachement à un groupe, une communauté, une église, un prophète, un message. Le royaume n’est ni un groupe, ni une église, ni un message. Le royaume est une puissance, une Personne, une Vie : LA Vie. Le Royaume de Dieu est construit sur une remise en question totale de tous les concepts religieux chrétiens, un abandon de ceux-ci, et une comme-union avec Christ, en pensée, en parole, … et surtout en action
    .

    Tout ce que nous sommes doit être déposé sur la table (de l’autel). En dehors de cette base-là, toutes les prières pour que Dieu vienne « prendre la place » resteront vaines et sans effet si nous n’acceptons pas nous-mêmes de « faire de la place » et d’offrir nos vies [7] .

    Le message du disciple est donc difficile à donner et difficile à recevoir, et constitue l’essentiel de la discipline de l’Esprit [8], à laquelle les enfants de Dieu doivent avoir part. Afin qu’ils deviennent des fils et des filles de Dieu. Car Il veut les faire régner avec Lui [9], les élever au-delà d’une condition dominée par le charnel et le religieux, pour les faire entrer dans Son héritage [10].

    Jérôme Prekel/Le SARMENT (
    www.lesarment.com)

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    Notes :
    [1] 2 Timothée 4:3
    "car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement; mais, ayant des oreilles qui leur démangent, ils s'amasseront des docteurs selon leurs propres convoitises"
    [2] Matthieu 25:9
    "Mais les prudentes répondirent, disant: [Non], de peur qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous; allez plutôt vers ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous-mêmes".
    [3] Matthieu 28:20
    "leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la consommation du siècle".
    [4] Matthieu 23:15
    "Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! car vous parcourez la mer et la terre pour faire un prosélyte; et quand il l'est devenu, vous le rendez fils de la géhenne deux fois plus que vous".
    [5] Éphésiens 6:12
    "car notre lutte n'est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la [puissance] spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes".
    [6] Apocalypse 12:10
    "Et j'ouïs une grande voix dans le ciel, disant: Maintenant est venu le salut et la puissance et le royaume de notre Dieu et le pouvoir de son Christ, car l'accusateur de nos frères, qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit, a été précipité;"
    [7] Romains 12:1
    "Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, [ce qui est] votre service intelligent".
    [8] Hébreux 12:5 à 11
    "vous avez oublié l'exhortation qui s'adresse à vous comme à des fils "Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne perds pas courage quand tu es repris par lui;
    car celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu'il agrée".
    Vous endurez [des peines] comme discipline: Dieu agit envers vous comme envers des fils, car qui est le fils que le père ne discipline pas?
    Mais si vous êtes sans [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils.
    Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, selon qu'ils le trouvaient bon; mais celui-ci [nous discipline] pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté.
    Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais de tristesse; mais plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle"
    .
    [9] 2 Timothée 2:12
    "si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui"
    [10] Romains 8:17
    "et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui".
    2 Pierre 1:4
    "par lesquelles il nous a donné les très-grandes et précieuses promesses, afin que par elles vous participiez de la nature divine, ayant échappé à la corruption qui est dans le monde par la convoitise...";



    http://www.lesarment.com/affichage_numero.php?id=297

     

     

    Jésus, avait-Il peur ?

     

    Jésus, avait-Il peur ?

     

    Écrit par Reinhard Bonnke   

     Les non-dits peuvent surprendre. Et en fait, Jésus étonna Pilate, Hérode et les leaders Juifs en ne disant absolument rien. Il ne dit rien car Il ne craignait rien. Il n’implora pas la clémence ni même ne réclama la justice. Tous les mensonges des faux témoins ne purent Le décider à plaider sa cause. Il était Lui-même la Parole. Il ne dirait pas ce qu’ils attendaient qu’Il dise et n’argumenterait pas avec eux.

    Pilate Lui demanda s’Il était bel et bien le Roi des Juifs mais Jésus répondit simplement : « Tu le dis » (Matthieu 27 : 11) ; une réponse en aucun cas élaborée et ne cherchant pas à se justifier. Rome ne pourrait pas L’intimider. Il savait que l’autorité de Ses ennemis n’était que temporaire ; ces derniers pensaient avoir fait la prise du siècle mais en réalité, ils n’étaient pas plus que des marionnettes dans les mains du diable. Dès le début, Christ savait que Sa destinée serait la torture, les moqueries et une mort atroce sur la Croix – mais Il savait également qu’après cette bataille, Il vaincrait pour toujours la mort et le monde en serait alors transformé.

    Lors du dernier souper avec Ses disciples, Jésus les choqua en leur disant que l’un d’entre eux Le trahirait. Scandalisés, ils se demandèrent qui pourrait être ce traître. Jésus l’identifia ensuite en lui offrant de Sa propre main un morceau trempé en disant : « Ce que tu fais, fais-le promptement » (Jean 13 : 27). Aucun des disciples ne savait ce que Judas avait l’intention de faire ; Jésus le savait. Le traître avait la voie libre pour sortir dans la nuit et pour planifier Son arrestation avec les prêtres. En fait, Jésus donna le signal de Sa propre arrestation. Jésus ne rampait pas devant Ses ennemis ; Il avait complètement le contrôle de la situation.

    Jean fait un rapport étonnant du ministère final de Christ en commençant par les propos suivants : « Jésus, savait que son heure était venue de passer de ce monde au Père » (Jean 13 : 1). Il nous donne ensuite 155 versets bibliques remplis de vérité et d’énergie vitale pour notre foi. Néanmoins, pas un seul de ces versets ne reflète la peur, l’apitoiement sur soi ou le plus petit appel à la sympathie. Jésus savait que Sa route finirait par Le conduire à Jérusalem, Gethsémané, le Prétoire et Golgotha – et Il irait sur ce chemin plein de détermination et de dignité. Avant de se diriger vers Gethsémané, le jardin où Jésus savait qu’Il serait arrêté, Lui et Ses disciples chantèrent même des cantiques (Matthieu 26 : 30).

    L’Oratoire de Händel “Le Messie” comprend une aria pour ténor se basant sur Lamentations 1 : 12 : « Je m’adresse à vous, à vous tous qui passez ici ! Regardez et voyez s’il est une douleur pareille à ma douleur, à celle dont j’ai été frappée ! » Händel en fait les paroles de Christ plaidant sur la Croix mais en réalité ces propos ne sont jamais sortis de la bouche de Jésus. Il n’a jamais demandé la pitié. Lorsque Son corps fut réduit à une épave ensanglantée par les flagellations et les traitements brutaux qu’Il endura des soldats, Il tituba sous le poids de la Croix qu’Il devait porter car elle était devenue trop lourde pour Lui. Et pourtant, là aussi, Il ne dit rien. Les « femmes de Jérusalem » - pas Ses disciples, mais des femmes de la ville – émues et touchées, pleurèrent en voyant ce que ce jeune homme merveilleux devait endurer en allant vers une mort si cruelle. Mais Il leur dit : « Ne pleurez pas sur moi ; mais pleurez sur vous et vos enfants » (Luc 23 : 28). Jésus était « l’homme de douleur » car Il savait que Jérusalem devrait passer par des tribulations inconnues jusque là. Jésus pleura pour la ville, non pour Lui-même – comme des siècles auparavant, Jérémie avait également pleuré non pour lui-même mais pour Jérusalem.

    Jésus, essaya-t-Il d’éviter la Croix ? Certaines personnes sont de cet avis en regardant la scène de Gethsémané où Jésus pria : « Père, s’il est possible, éloigne cette coupe de moi ». Les critiques déforment les paroles de Jésus dans cette heure fatale d’arrestation et de brutalité, et concluent que devant cette perspective effroyable, les paroles de Jésus ne révèlent que faiblesse et peur ; ils s’appuient sur ces paroles : « L’esprit est fort mais la chair est faible ! » Jésus savait tout à fait que la fin de Sa vie terrestre serait effroyable et en tant qu’être humain, Il aurait pu se révolter contre cette destinée. Mais lorsqu’Il demanda au Père « d’éloigner cette coupe de Lui » parlait-Il vraiment de la croix ? Il avait laissé la gloire pour devenir humain afin de sauver la race humaine par Son sacrifice. Demandait-Il vraiment à Dieu de changer Sa volonté maintenant qu’Il était sur terre et que le temps de l’accomplissement du plan divin était venu ?

    Personnellement, je ne le pense pas car nous avons comme preuve contraire, les paroles de Jésus (Jean 12 : 27 -33) : « Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ? … Père, délivre-moi de cette heure ? … Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure. Père glorifie ton nom ! » De quelle heure était-il question ? Il l’explique quelques versets plus loin : « Et moi quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi ». La Bible ajoute : « En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir ». Jésus parla de glorifier le Père et cette gloire était Son triomphe sur la Croix – un acte qui ne pourra jamais être considéré comme une défaite.

    A Gethsémané, Jésus dit qu’Il était « troublé dans Son esprit ». Ceci n’était pas de la peur. Le Fils de Dieu s’était de plein gré placé dans cet état entre la vie et la mort ; Il serait élevé comme Sauveur, et son expérience irait au-delà de tout ce que l’être humain peut comprendre. Matthieu rapporte : « Mon âme est triste jusqu’à la mort » (Matthieu 26 : 38). Et pourtant une heure environ auparavant, Il enseignait Ses disciples et avait même chanté le « Hallel », des cantiques basés sur les Psaumes 113 à 118. Que Lui arrivait-Il maintenant ?

    Sa mort imminente devint de plus en plus tangible alors qu’Il se promenait entre les oliviers, loin des disciples, et qu’Il priait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux » (Matthieu 26 : 39). Luc 22 : 44 rapporte que : « Etant en agonie, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des grumeaux de sang, qui tombaient à terre ».

    Il y avait deux raisons à cette agonie. Premièrement, le péché du monde entier pesait sur Lui, comme les Ecritures l’avaient annoncé, et deuxièmement, Il devait porter Lui-même jusqu’à la croix ce fardeau effroyable. C’était l’heure la plus cruciale de l’Histoire humaine. Et je suis certain que Satan L’attaqua physiquement et Le plongea dans une angoisse indescriptible. Satan avait cherché à Le tuer dès Sa naissance – et avait même essayé d’empêcher Sa naissance. Maintenant, c’était l’assaut final : essayer de faire mourir Jésus dans le jardin, ce qui ferait échouer Sa victoire sur la mort, planifiée par Dieu par le biais de la crucifixion.

    Physiquement, Jésus aurait pu trouver la mort à Gethsémané, mais après Sa prière, des anges vinrent et Le fortifièrent (Luc 22 : 43). Ceci est également confirmé dans Hébreux 5 : 7-9 : « C’est lui qui, dans les jours de sa chair, a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété … ». Ainsi, Il pria d’être sauvé de ce danger menaçant dans le jardin et Il ne mourut pas … alors. Mais cela ne signifie aucunement qu’Il fut exempté des souffrances et de la mort à la croix.

    Jésus savait qu’Il devait accomplir la Parole de Dieu et donner Sa vie pour nous ou Il se contredirait Lui-même, Lui le véritable auteur de la Parole. Sa mort à la croix était nécessaire comme nous l’explique la Lettre aux Galates : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois  » (3 : 13). Même la phase préparatoire de la trahison de Juda faisait également partie de ce plan : « Je connais ceux que j’ai choisis. Mais il faut que l’Ecriture s’accomplisse : Celui qui mange avec moi le pain a levé son talon contre moi » (Jean 13 : 18). Après Sa résurrection, Il dit à Ses disciples que tout – y compris Ses souffrances et Sa mort – avait été annoncé par les Ecritures : « … il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes … ainsi il est écrit que le Christ souffrirait … » (Luc 24 : 44-46). Les puissances de l’enfer et de la mort Le confrontèrent dans une dernière tentative désespérée pour empêcher l’accomplissement de la Parole en mettant fin à Sa vie avant qu’Il n’atteigne la Croix.

    Mais Dieu soit loué ! Jésus a triomphé et remporté la victoire qui nous conduit vers le Salut éternel. Il a vaincu pour toujours l’enfer, la mort et Satan dans une bataille unique. Il se réjouit de tout ce qu’Il a accompli comme un guerrier se réjouit durant le combat. Il nous a dit : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et que ne peuvent tuer l’âme … » (Matthieu 10 : 28). Lorsque dans la bataille, on sait que la victoire nous attend, alors on ne connaît pas la peur. Ainsi est notre précurseur du Salut éternel, le Cavalier sur le cheval blanc, notre Seigneur des seigneurs, Jésus Christ. Dans ce moment terrible, Il n’a pas craint et ne craindra jamais
     

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